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| WDR Express #06 |
Dinosaur Jr. - Green Mind (1991)
Playlist : 1- The Wagon / 2- Puke + Cry / 3- Blowing It / 4- I Live For That Look / 5- Flying Cloud / 6- How'd You Pin That One On Me / 7- Water / 8- Muck / 9- Thumb / 10- Green Mind
Premier disque signé sur une major après le départ remarqué du bassiste Lou Barlow, Green Mind, sorti en mille neuf cent quatre-vingt-onze, se place dans le top trois des meilleurs opus que compte la discographie du groupe indie, Dinosaur Jr.
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| Blanco Y Negro |
J Mascis désormais seul aux commandes, il sera uniquement aidé par le batteur sur trois chansons, parvient à produire un album d'une douce mélancolie. Avec Wagon, il s'ouvre sur un morceau qui retranscrit avec fidélité ce qui va suivre. A savoir une frappe de batterie lourde, une voix pas toujours très juste, mais transpirante de sincérité, mais aussi et surtout de superbes guitares pour lier l'ensemble. Pas de temps à perdre, Puke + Cry pointe le bout de son nez. Ce titre, sentant bon le début des années quatre-vingt-dix, est outillé d'un refrain particulièrement accrocheur. Quitte à jeter des fleurs autant y aller gaiement, alors disons qu'il s'agit d'une petite merveille à apprendre dans toutes les écoles de musique. Nous aurions pu nous arrêter là mais ce serait passer à quelques centimètres d'une perle portant le nom de Flying Cloud. La voix de J Mascis n'y est à aucun moment sur la bonne tonalité, ce qui participe à la rendre émouvante, mais les guitares sont d'une telle clarté que cette ballade d’à peine deux minutes trente-cinq nous plonge dans un état d'inconscience qui nous renvoie à toutes sortes de souvenirs. C'est en quelque sorte une déprime douce. Water est là encore une de mes préférées parmi ce Green Mind avec son riff accrocheur, son ambiance sombre. Assurément un des grands moments se cachant avec pudeur dans le mouvement indie.
Green Mind est le genre de disque dont on ne se lasse pas pour peu que l'on aime le genre. On l'oublie, on le voit sur l’étagère, on se dit oui mais non, et puis un jour on le repose sur la platine et on le redécouvre en ayant le même plaisir que lors d'une première écoute. Les morceaux s’enchaînent avec pour fil rouge une mélancolie agréable. Il y a du très bon et du un peu moins bon en apparence mais pour ma part du premier au dernier titre je ne m'y ennuie jamais. Si je devais lui trouver un défaut, il y'en a toujours au moins un, je dirais que la fin du titre How'd You Pin That One On Me n'est pas agréable à écouter avec ses guitares beaucoup trop mises en avant. Mais s’arrêter à ce détail ne serait pas rendre honneur au monstrueux boulot effectué par un Mascis ayant enregistré tous les instruments. A mettre entre toutes les mains.


