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mardi 13 septembre 2016

Chronique : Creedence Clearwater Revival ~ The Concert (1980)


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Fantasy Records 

Playlist : 1- Born On The Bayou / 2- Green River / 3- Tombstone Shadow / 4- Don't Look Now / 5- Travelin' Band / 6- Who'll Stop The Rain / 7- Bad Moon Rising / 8- Proud Mary / 9- Fortunate Soon / 10- Commotion / 11- The Midnight Special / 12- Night Time Is The Right Time / 13- Down On The Corner / 14- Keep On Chooglin'

Légende parmi les légendes, Creedence Clearwtar Revival nous offre un live des plus sympathiques avec The Concert. 


Little Elvis, Chuck Perkins, Fats Bill. 


 L’embûche du jour n'est qu'une épine dans le pied d'un riche. La discographie des Creedence Clearwater Revival est si étoffée, si excitante, que je ne peux me résoudre à choisir. Que faire lorsque vous avez à disposition autant de tubes aussi prodigieux qu'électrisants ? Rien. C'est une alternative, on peut ne rien faire. En définitive, le monde entier les connaît grâce à l’intermédiaire de nombreux objets cinématographiques et télévisuels. En conséquence, la moindre petite once de surprise sera à oublier dans cette chronique. Je m'attends à quelques contradicteurs mais spontanément je pense que le monde entier aime CCR. Petite précision toutefois, quand on aime les harmonies, on aime forcément ce quatuor, c'est ma véritable pensée. Parce que la musique, dans ce qu'elle a de plus alcaline, au bon sens du terme, est dépeinte à la perfection dans ces mélodies. Creedence, n'a pas conçu cet art, il lui a juste fourni ses plus beaux projecteurs. J'ai sûrement dit cela pour d'autres musiciens, les uns n’empêchent pas les autres. Avant de digresser encore un peu plus, je m'arrête là, je continue les présentations. Même si cela transparaît désormais comme une évidence, j'ai donc choisi The Concert, non pas pour le chroniquer stricto-sensu, mais pour rendre un hommage global et appuyé envers ce groupe. Puis par la même occasion, ça nous fait un pot-pourri de succès interplanétaires, indémodables, à exploiter.

mercredi 16 septembre 2015

Chronique : Dylan And The Dead (1989)


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Columbia


Playlist : 1- Slow Train / 2- I Want You / 3- Gotta Serve Somebody / 4- Queen Jane Approximately / 5- Joey / 6- All Along The Watchtower / 7- Knockin' On Heaven's Door

Quand on n'aime ni Bob Dylan ni Grateful Dead, tout n'est pas perdu, la preuve tout de suite. 

 Afin de débuter cette chronique du mois de Septembre, je me dois de révéler une affirmation qui pourrait, pourquoi pas, emprunter les traits d'une repentance. A dire vrai, ce n'est pas une mais deux confessions qui, cette fois j'en suis sûr, ont la capacité de m'attirer les foudres accusatrices de nombreux inconditionnels. Alors voilà, je me lance : je ne suis pas un fanatique de la discographie de Bob Dylan. J'en suis loin même car elle me laisse froid, sans vie. Ce n'est pas faute pourtant d'avoir, avec une conscience exacerbée, souvent essayé mais en dehors de son Desire que je trouve sympathique, le reste n'est pas fait pour moi. Lui reconnaître tout le talent qu'on lui prête ainsi que son influence essentielle à travers les âges ne me gêne pas. Après tout, prétendre le contraire serait de la mauvaise foi puisque l'on est pas autant encensé s'il n'y a que du néant. Quoique... Non restons sérieux, il serait malvenu de dénigrer son rôle direct ou indirect dans toutes les formes de contre culture que l'on retrouve encore de nos jours. Par contre, si on s’arrête à sa musique, j'ai effectivement beaucoup de mal à comprendre pourquoi on le place si haut dans l'organigramme musical. Ce n'est qu'un type faisant du folk, possédant une voix désagréable et muni d'une arrogance sans limite, preuve sans nul doute d'un esprit brillantissime. Avant que l'on ne me jette des pierres pour de tels raccourcis, je tiens à souligner que c'est volontaire, son succès s'explique de bien des manières.

vendredi 19 décembre 2014

Chronique : Nirvana ~ MTV Unplugged In New York (1994)


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Geffen

Playlist : 1- About A Girl / 2- Come As You Are / 3- Jesus Doesn't Want Me For A Sunbeam / 4- The Man Who Sold The World / 5- Pennyroyal Tea / 6- Dumb / 7- Polly / 8- On A Plain / 9- Something In The Way / 10- Plateau / 11- Oh Me / 12- Lake Of Fire / 13- All Apologies / 14- Where Did You Sleep Last Night

Après tout ce temps passé il ne manquait plus que lui pour en terminer sur les chroniques des albums de Nirvana. Alors sans plus tarder voici MTV Unplugged In New York, ou autrement dit, un des plus grands live jamais conçus. Rien que ça. Bonne fêtes à vous.


Something in the web.


Chaque personne possède un disque qui lui est propre. Sans forcément en avoir conscience, nous en avons tous un faisant un peu plus partie de nos vies que les autres. Un album à notre sens immortel, bravant l'épreuve de l'âge. À ce point écouté qu'il se trouve en cet instant dans un état proportionnel aux souvenirs qu'il a engrangés. Abîmé, usé part tant de déménagements, de manipulations pas toujours soignées mais encore fier de son aura. Bien plus qu'un objet musical du quotidien il fait partie de notre destinée la plus intime. Compagnon fidèle, il connait tout de nous, a tout vécu avec nous avec pour seul engagement d'être muet à jamais sur ce qu'il voit.
Le mien est paru le 1 novembre 1994, il vient d'avoir vingt ans. Il n'est pas très original certes et à vrai dire je m'en fous. Il s'agit du MTV Unplugged In New York de Nirvana. Jour et nuit, à cette époque, pendant plus de mois qu'il ne me faudrait pour me souvenir du chiffre exact, je l'ai écouté. 24 heures sur 24 il était là, non loin de moi, de journée en journée conforme à lui-même. En boucle les mêmes chansons. Toujours dans l'ordre initial sans songer à y toucher ni même oser l'éteindre avant sa fin. Il accompagnait du mieux qu'il le pouvait ma vie. J'en connais chaque note, chaque intonation, chaque changement de volume sonore. Pour moi comme sûrement pour vous avec le vôtre, mon disque est une bouée de sauvetage rassurante quand tout se noie dans le flou, quand la maîtrise des sentiments nous échappe et qu'une solitude invivable s'invite à la porte puis qu'on la laisse entrer sans trop savoir vraiment ni pourquoi ni comment on en est arrivé là.

lundi 12 novembre 2012

Chronique : Mayhem ~ Dawn Of The Black Hearts (1995)


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Playlist : 1- Deathcrush / 2- Necrolust / 3- Funeral Fog / 4- Freezing Moon / 5- Carnage / 6- Buried By Time And Dust / 7- Chainsaw Gutsfuck / 8- Pure Fucking Armageddon / 9- Danse Macabre / 10- Black Metal / 11- Procreation Of The Wicked / 12- Welcome To Hell

Album pirate du groupe norvégien de black metal, Mayhem, Dawn Of The Black Hearts est rapidement devenu un enregistrement culte pour certains fans.

 Dawn of the Black Hearts est un album intéressant pour différentes - et surtout mauvaises - raisons. La première est évidemment sa pochette, nul doute que l'on pouvait difficilement faire mieux en matière de mauvais goût et de provocation de bas étage. On retrouve donc sur cette pochette le cadavre du chanteur Per Yngve Ohlin - un peu plus connu sous le nom de scène Dead - juste après après son suicide en avril 1991. Visiblement notre ami chevelu de vingt-deux ans s'est ouvert les poignets avant de se tirer une balle dans la tête, de quoi faire frémir un adolescent bas du front, fan de metal extrême et de Paranormal Activity, qui souffre d'un mal de sensations fortes et qui forcément trouvera cette photo so cool. 


mercredi 5 septembre 2012

Chronique : Nirvana ~ From The Muddy Banks Of The Wishkah (1996)


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Geffen

Playlist : 1- Intro  / 2- School / 3- Drain You / 4- Aneurysm / 5- Smell Like Teen Spirit / 6- Been A Son / 7- Lithium / 8- Sliver / 9- Spank Thru / 10- Scentless Apprentice / 11- Heart-Shaped Box / 12- Milk It / 13- Negative Creep / 14- Polly / 15- Breed / 16- Tourette's / 17- Blew


Sortie deux ans après la mort de Kurt Cobain, From The Muddy Banks Of The Wishkah est une compilation de titres issus de différents concerts. Un objet rappelant à certaines critiques de l'époque que Nirvana était bel et bien un groupe lâchant toute sa puissance en live.

Durant les années d'activité du groupe, aucun album live ne fut disponible dans les bacs. Seule toute une flopée de bootleg était à disposition si on était désireux d'entendre le groupe en concert. Il aura malheureusement fallu attendre la mort du leader de Nirvana pour qu'enfin deux opus voient le jour en deux ans d'intervalle. Le premier est le sublime MTV Unplugged In New York, sorti quelques mois après le prétendu suicide du chanteur et rendant un fort hommage au songwriting brillant de Cobain, démontrant ainsi que le mot grunge pouvait rimer avec subtilité acoustique. Le deuxième n'est autre que ce From The Muddy Banks Of The Wishkah (dont le nom est tiré de la rivière Wishkah où Kurt Cobain aurait soi-disant passé quelques jours, dormant sous un pont, et qui n'est en fait qu'un des nombreux mythes entourant le blondinet) aux accents totalement électriques cette fois. Car oui, Nirvana était avant tout un groupe offrant des performances live surpuissantes et quand bien même le concert n'était pas excellent (et il y en a eu un certain nombre pour être honnête), la fureur électrique résonnait. 

jeudi 9 août 2012

Chronique : Deep Purple ~ Made In Japan (1972)


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Purple Records

 Playlist : Disque 1 : 1- Highway Star / 2- Child in Time / 3- Smoke On The Water / 4- The Mule (Drum Solo) Disque 2 : 5- Strange Kind Of Woman / 6- Lazy / 7- Space Truckin'

Enregistré au Japon durant l'été 1972, Made In Japan nous offre une véritable orgie de soli d'une complexité folle. Il s'agit tout simplement là d'un des meilleurs live existant dans le rock.

 Pour leur tournée de l'album Machine Head, les Deep Purple s'envolent pour le Japon dans l'idée d'y enregistrer un live. Made In Japan est enregistré lors de trois concerts en août 1972 : les 15 et 16 à Tokyo et le 17 à Osaka. Deux vinyles pour uniquement sept titres cela peut sembler tout d'abord disproportionné et ridicule mais on se rendra vite compte qu'il fallait au moins ça, tant les chansons sont rallongées par rapport aux originales. Les tubes désormais cultes du groupe sont transfigurés, laissant la part belle aux improvisations en tous genres. Les Deep Purple prennent ici un malin plaisir à ne jamais descendre en dessous des six minutes.