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mardi 12 septembre 2017

Wax Digger Reviews Express #11 : Queens Of The Stone Age, Rammstein, Deftones



Wax Digger Reviews Express #11


Un trio d'albums certes jeune puisque n'ayant pas encore atteint leur majorité mais non pas moins grands de par leur apport, majeur lui, à leurs domaines respectifs. Petit détail amusant, ils comportent tous onze titres. 



Queens of the Stone Age ~ Rated R / Rated X (2000)

Playlist : 1- Feel Good Hit of the Summer / 2- The Lost Art of Keeping a Secret / 3- Leg of Lamb / 4- Auto Pilot / 5- Better Living Trough Chemistry / 6- Monsters in the Parasol / 7- Quick and to the Pointless / 8- In The Fade / 9- Tension Head / 10- Lightning Song / 11- I Think I Lost My Headache 


Nicotine, Valium, Vicadin...


 Paru le vingt-cinq août, Villains, le nouvel album des Queen of Stone Age, n'a eu comme seul effet positif que de me donner envie d'écouter à nouveau les anciens. Sans aller jusqu'à dire que c'est de la merde, il faut bien avouer sans y aller par quatre chemins qu'il est, nettement, le moins intéressant de la discographie. Empruntons donc les couloirs du temps et téléportons-nous en juin deux mille jusqu'aux portes du désormais célèbre studio d'enregistrement Sound City, en Californie. Un simple mais efficace riff d'intro est suffisant pour se rendre compte que les mœurs ont bien changé en dix-sept ans. Les préoccupations, l'amusement et l'originalité aussi, sans doute. Premier morceau d'un disque en comptant onze, Feel Good Hit of the Summer pourra être pris pour un hymne aux produits illicites. Il le restera durant toute la chanson puisqu'elle ne compte que huit mots répétés en boucle pendant deux minutes quarante-cinq.

 Rated R - son nom sur le format CD, à la pochette bleue, il se nomme Rated X en support vinyle avec une pochette orange cette fois - est un disque complexe rendu simple. Du pur QOSTA en somme. Fidèles à leurs habitudes, les musiciens s'amusent avec les structures et les décomposent avant de les recracher en ayant bien pris le temps de les mâcher avant. Ce n'est pas le plus fou des opus mais le travail réalisé n'est surtout pas à minimiser. Les bases musicales ne sont jamais rongées dans un excès de zèle. Aucune espèce de monotonie n'est à déplorer sans donner une impression de fragilité. Ils savent à tout moment où ils vont et par anticipation nous aussi. A mon sens, c'est cette principale force qu'ils ont perdue à la suite de vingt ans d'existence mais n'est-ce pas, après tout, une fatalité artistique ? Sûrement que oui. Bien que le Stoner bien lourd traîne sans cesse en toile de fond, Josh Homme et ses potes ont pris l'habitude de toujours s'aventurer sur des terrains plus mélodiques et doux. Sur ce disque, Auto Pilot en est un des exemples les plus notables. La voix s'y fait suave et rien ne viendra vous agresser, pas même une guitare laissant traîner ses notes aux tons criards.

 La géniale composition suivante, Better Living Throught Chemistry, met en exergue le splendide jeu de basse de Nick Oliveri. Dans son genre, et ce depuis Kyuss, il est l'un des tous meilleurs musiciens à son poste. Son jeu est plus que complet. Cependant, il sera éjecté du groupe à la suite de diverses altercations plus ou moins graves mais pour reprendre le dicton en vigueur : cela ne nous regarde pas. Enfin, je dois avouer que mon estime pour la personne a baissé à la suite de ces épisodes pour le moins tumultueux mais il est temps de refermer la parenthèse. Si vous souhaitez connaître l'archétype d'une chanson du groupe durant ces années-là, Monsters in the Parasol est tout indiqué. Entraînante, exubérante, évolutive et absurde, tout y est. Si la musique des QOSTA est majoritairement planante bien que dure, il existe souvent, dans les productions d'antan tout du moins, un moment craquage sous les airs d'une track hyper gueularde et destructrice. Ce n'est jamais mes compositions favorites mais ils se font plaisir et puis c'est toujours très court. A chacun son exutoire, ici il s'appelle Quick and to the Pointless. Fort heureusement, les choses rentrent dans l'ordre avec In The Fade. Encore un morceau brillant et la participation de Mark Lanegan, toujours là dans les bons coups, n'y est sans doute pas étrangère.

 Sans être le plus orgasmique de la discographie, Rated R/Rated X est un trip qu'il faut prendre à sa juste valeur. Les très bons moments s’enchaînent et les quelques imperfections se gommeront aisément de nos souvenirs. Son ambiance Californienne/désertique a de quoi enchanter les amateurs de musique qui ne le connaîtraient pas encore, une chance. Lourd comme seul le stoner sait le faire, souvent agréable et aérien, QOSTA avance à grands pas vers son futur chef-d'oeuvre qui sortira deux ans plus tard. Et bien entendu, nous y reviendrons mais pour l'heure, quitte à écouter Josh Homme, autant se concentrer sur ce disque intéressant à bien des égards plutôt que de perdre une heure sur un Villains portant, malheureusement, presque bien son nom.

mardi 23 mai 2017

Chronique : Pixies ~ Doolittle (1989)


cover pochette LP band groupe formation boston indie grunge Black Francis Kim Deal
4AD


Playlist : 1- Debaser / 2- Tame / 3- Wave of Mutilation / 4- I Bleed / 5- Here Comes Your Man / 6- Dead / 7- Monkey Gone to Heaven / 8- Mr. Grieves / 9- Crackity Jones / 10- La La Love You / 11- No. 13 Baby / 12- There Goes My Gun / 13- Hey / 14- Silver / 15- Gouge Away


De mille neuf cent quatre-vingt-huit à mille neuf cent quatre-vingt-onze, le groupe Pixies aura sorti quatre excellents albums sur le label 4AD. Une performance des plus remarquables ayant changé le rock en lui donnant une nouvelle impulsion. Deuxième de la discographie, Doolittle est sans conteste mon favori. 


Le surréalisme, c'est moi. 


 Primo, dégoter un album en adéquation avec ses pensées éphémères. Ensuite, moins évident, savoir quoi publier à son égard. Ceci fait, la véritable difficulté débute puis les aléas imprévisibles mais bien présents peuvent rendre la tâche épineuse, voire pénible. Se réveiller grognon et le projet tombe à l'eau. Surtout lorsque la moindre excuse, tant qu'elle a de vagues airs d'occupations momentanées, suffit à se laisser distraire au point d'en oublier l'objectif initial. Mettre à profit l'actualité a parfois du bon, se risquer à un profond manque de recul en est l'inconvénient. M'enfin, nous sommes tous saoulés, éreintés, d'une élection présidentielle à rallonge. Et puis sans remettre en cause leurs qualités, une chronique sur Little Red Record des Matching Mole's, sur le plus jamais de 20% des bérus ou bien encore sur le premier Rage Against The Machine, n'aurait pas été, dans ces circonstances du moins, une grande source d'inspiration. Ils honorent des idéaux méritant mieux qu'une fumisterie télévisuelle. Suite à la disparition de Chris Cornell, faire découvrir le premier Soundgarden à ceux qui ne le connaissent pas encore avait tout l'air d'un choix judicieux. Mais là encore, donner l'impression d'une nécrologie artistique préparée à l'avance est un rituel, indigne et mercantile, propre aux biographes prévoyants. Faites par des stagiaires, ils empilent les morts probables de l'année, au cas où. Il faut bien avouer que depuis Wikipedia, cela prend moins de temps. Chris attendra quelques mois, le temps du respect et d'une décence nécessaire. Inutile de se précipiter maintenant qu'il n'est plus là. Saluons juste avec une part de tendresse sa contribution au monde. Quoiqu'il en soit, je doute qu'il m'en veuille de le faire passer après les musiciens de Boston. Ils feront à jamais partie du même cercle, d'un même tout. 
Bref, quand la phase de recherche s'éternise, on se doit d'oublier les burn-out constants et revenir aux satanés fondamentaux. A nos listes personnelles, réelles ou virtuelles, rarement définitives de nos trente, cinquante, cent, meilleurs disques de tout les temps. L'envie et la motivation suivront car ces œuvres ne nous trompent pas. Imperturbables, sûrs de leurs effets bénéfiques, ce sont de loyaux soldats-apôtres luttant contre le fléau des quotidiens moroses. Pour un grand nombre, Doolitlle des Pixies, n'est pas seulement un de ces précieux alliés indémodables. En permanence bien visible, prêt à rendre service, il figure dans les premiers rangs, tel un spartiate des temps modernes. Paru en mille neuf cent quatre-vingt-neuf, il n'a pas pris une ride, ne s'est aucunement laissé recouvrir de poussière. En d'autres termes, il est un classique incontesté. Au-delà de la nostalgie qu'il évoque fatalement, le nouveau venu ne se sentira pas exclu. Grâce à une somme de qualité impressionnante, ce vinyle restera dans les esprits tant qu'il existera des passionnés d'art. 

mardi 25 avril 2017

Chronique : Blur ~ Parklife (1994)


cover image britpop band groupe photo vinyle vinyl LP
Food Food


Playlist : 1- Girls & Boys / 2- Tracy Jacks / 3- End of a Century / 4- Parklife / 5- Bank Holiday / 6- Badhead / 7- The Debt Collector  / 8- Far Out / 9- To the End / 10- London Loves / 11- Trouble in the Message Centre / 12- Clover Over Dover / 13- Magic America / 14- Jubilee / 15- This Is A Low / 16- Lot 105

Troisième album de Blur, Parklife est aussi, sans doute, l'objet musical le plus illustre du groupe. Est-ce pour autant qu'il le mérite ? La réponse tout de suite dans cette chronique. 


T'aimes les chiants ?  


 Cobain, le corps à peine tiède; le grunge contraint à oublier le crépitement des flashs; en mille neuf cent quatre-vingt-quatorze, la presse musicale cherche de nouveaux visages à exploiter. Finis les longs voyages transatlantiques pour les journalistes européens, un nouveau filon venait d’apparaître, pour la énième fois, du côté de l'Angleterre. Dans les faits pourtant, cette nouveauté pleine de promesses d'avenir n'avait rien d'inédite, au contraire. La britpop existait déjà depuis un bail mais les modes faussement révolutionnaires sont toujours imprévisibles sauf pour ceux qui tiennent à tout prix nous les vendre. Nous savons tous que lorsque un grand public découvre un mouvement, un style musical, les beaux jours de celui-ci sont depuis longtemps derrières. L'histoire est toujours plus complexe que son apparence mais approfondir est futile puisque les tabloïds et autres journaux, plus ou moins fréquentable artistiquement, avaient décidé par avance de ce que nous allions vivre aux travers de leurs incalculables pages. Alors... ils ont surmédiatisé deux formations et afin de rendre les choses sexy, ont créé un antagonisme inexistant au départ. Là aussi, je ne reviendrais pas longuement sur la fabrication d'un mythe, il est connu de tous. Ceux se sentant exclus pourront rattraper le wagon grâce au million de documentaires produits depuis plus de vingt ans sur ce sujet. Résumons tout de même la situation d'une façon limpide en disant que comme à l'époque The Beatles VS The Rolling Stones, des décennies plus tôt, les médias, dans leur ensemble, nous on largement encouragés, pour ne pas dire imposés, de choisir un camp. Il va de soi que pour réaliser de meilleures ventes, défendre son drapeau était plus que souhaitable.

mardi 28 février 2017

Wax Digger Reviews Express #10 : Hot Tuna, Phantom of Paradise, The Zombies


Wax Digger Reviews Express #10


Une bande originale et deux classiques du rock sont le programme psychédélique de ce dixième Wax Digger Reviews Express. 


Hot Tuna ~ America's Choice (1975)


Playlist : 1- Sleep Song / 2- Funky #07 / 3- Walkin' Blues / 4- Invitation / 5- Hit Single #1 / 6- Serpent Of Dreams / 7- I Don't Wanna Go  / 8- Great Divide : Revisited

America's Choice plutôt qu'America First.


cover picture pics rock classic vinyle vinyl LP
Grunt Records

Paru en mai mille neuf cent soixante-quinze, America's Choice ratisse large sans en perdre sa dignité. Un néophyte curieux de l'univers blues-rock trouvera en ce disque une parfaite et accueillante porte d'entrée. De fait, le féru du genre se sentira lui, à juste titre, en terrain connu. Les deux camps seront quoiqu'il advienne conquis, c'est une certitude tant Hot Tuna est facile d'accès. Sans être monumental, il faut louer le travail effectué. Certes en premier par les musiciens eux-même mais n'oublions jamais les petites mains de l'ombre. Ceux assis de longues heures derrière une table de mixage avec pour seul but de rendre un devoir propre. America's Choice prône ce large rassemblement des esprits jusqu'à sa fin. Rien ne dépasse, tout est conforme à l’appellation. Parfois, souvent, il sonne lisse et neutre, sans éclats. C'est à ces instants précis qu'une folie d'une douceur relative et revendiquée débarque afin de gommer cette forte impression. D'ailleurs, la première chanson, Sleep Song, donne une bonne vue d'ensemble. Assez vite, une forte touche psyché s'additionne à l'alchimie et tous ces passages réussis font de ce disque un très bon moment pour ce qu'il propose. Ces envolées ajoutent du corps et une âme, car je me dois encore une fois d'insister : pour celui qui connaît le blues-rock, l'originalité ne sera jamais, ou rarement, au rendez-vous. 

 Et c'est bien là où le bât blesse. Le coutumier alterne sans cesse entre un sincère enthousiasme débordant et une flopée de sentiments beaucoup plus mesurés. Rien n'y est mauvais ni même juste bon, au contraire, sauf qu'une chanson sur deux, tombe dans le classique trop entendu, déjà à cette période. En mille neuf cent soixante-quinze, une foultitude de groupes s'étaient aventuré en masse sur ces terres et en avaient dés lors tiré une quintessence palpitante disposant de bien plus de trouvailles. 
Quelquefois, cette émotion sera aussi présente mais à si peu de moments, que ça en devient regrettable. Ce disque est à ranger aux côtés des faussaires talentueux. Un bon point pour lui, America's Choice a été enregistré à San Francisco. il en a l'âme, le bagout, la virtuosité ainsi que l'odeur des drogues. Jorma Kaukonen confirme son habilité à la guitare et au chant alors que dans le même temps, Jack Casady à la basse, réalise une prestation sans écueils, notamment sur l'excellent Invitation. Et puisque nous y sommes, autant féliciter son comparse, Bob Steeler à la batterie qui lui est tout aussi dans le coup. Malgré la tiédeur de l'introduction, il ne faut pas faire la fine bouche. Certains morceaux tirent vraiment leur épingle du jeu. C'est le cas par exemple de Serpent of Dreams et surtout de I Don't Wanna Go, entre autres.

 S'il ne se trouve pas à cent pour cent dans sa musique, le génie se place dans cette pochette. Affichant un baril de lessive en trompe œil, elle se montre originale et inventive. L'ingéniosité a largement été saluée depuis, puisque l'artwork figure en bonne position de tous les bouquins traient du vinyle. Ils pullulent dans les rayons de la fnac depuis le revival de ce format audio. Avoir un design astucieux, signé Frank Mulvey, ne suffit pas si le principal intérêt sonne fade. Quoi que l'on pense de leur classicisme, voilà un défaut que ces longs morceaux, plus de cinq minutes en moyenne, n'ont définitivement pas. America's Choice me rappelle par bien des aspects l'excellent #01 du groupe Big Star. Il provoque cette même bonne humeur en tout cas. Alors bien sûr sa dualité sera une force ou une faiblesse selon les goûts et les conditions d'utilisation propres à chacun. Nickel pour une soirée entre amis, en amoureux ou bien encore pour faire son ménage mensuel, il ne demande pas une concentration d'écoute de tous les instants. C'est plutôt une bonne chose puisque de toute façon il parviendra à se faire remarquer très souvent et c'est ce qui fait que peu importe l’expérience à ses côtés, nous n'en garderons que de bons souvenirs. Un vinyle cool et sympa à petit prix, autant en profiter pendant que cela existe encore. 



mardi 11 octobre 2016

Chronique : Ghinzu ~ Blow (2004)


picture image rock groupe photo CD
Dragoon

Playlist : 1- Blow / 2- Jet Sex / 3- Cockpit Inferno / 4- Do You Read Me / 5- 'Till You Faint / 6- The Dragster Wave / 7- Sweet Love / 8- Hight Viltage Queen (Reign Of) / 9- 21st Century Crooners / 10- Mine / 11- Horse / 12- Sea-Side Friends

Si le nom tranchant de Ghinzu flatte votre oreille, Blow, paru en deux mille quatre sur le label Dragoon, n'y est sûrement pas étranger. 


No One Is Innocent.


 En musique, j'ai peu de regrets. Un d'eux persiste néanmoins. Il est endémique, me revient régulièrement en tête : Blow n'existe pas en édition vinyle. A l'heure où l'on inonde littéralement le marché d'albums parus, vendus, entendus, mille fois sous ce format, ce fait apparaît comme une anomalie étrange. A première vue, en tout cas. Car une fois que l'on a conscience que le label Dragoon appartient au groupe et non à une firme multinationale, les choses s'éclairent et deviennent assez compréhensibles, au moins sur le plan financier, encore lui. Rien n'est perdu, qui sait ? Puisque la mode est aussi aux campagnes participatives investissant dans tout et le n'importe quoi, peut-être, qu'un jour, nous aurons droit à une parution en LP, de bonne facture si possible. Ayant moi-même la flemme, j’espère qu'une âme charitable entendra cet appel et qu'une horde de fans y contribuera. Au fond, peu importe les caprices des diggers, ça n'a rien d'un drame. Comme toujours, le principal reste le contenu plutôt que le contenant et quelle que soit sa forme celui-ci excelle. En deux mille quatre, lors de ma découverte de l'album, c'est une claque, franche et vraie, que je me suis reçue. C'est d'autant plus costaud que mes coups de cœur parmi l'art musical post-deux mille se comptent sur les doigts d'un lépreux. J'abuse à peine. Si cette année-là on trouvait des choses intéressantes dans le rock, il n’empêche que ce style titubait, tel un jeune à sa sortie d'un établissement de nuit. Ghinzu, accompagné d'un petit cercle de Mohicans, était arrivé à point nommé pour le porter à bout de bras avant qu'il ne se casse, jusqu'à la prochaine vague, la gueule de son piédestal. C'est vrai, le metal parvenait encore à maintenir la tête hors de l'eau, outre ça, la machine à rêves n'était plus qu'une usine à cash peu inspirée et sans gloire. Tant pis, on ne peut pas vraiment dire que le rock soit tombé de haut, quelques marches à peine. Après tout, la décadence ne datait pas de la dernière pluie et nous n'étions abreuvés de productions merdiques que pour tenter de faire illusion envers un héroïque passé. Ou tant mieux, suivant les opinions. Tant que l'horloge munie de sa petite aiguille de vie, du temps et de la mode, tourne sur elle-même sans interruption; dans un mouvement perpétuel devenu lassant une fois qu'on en a compris ses codes. Sans aucun remord, d'autres genres ont trusté les charts et les cœurs jusqu'à en remplacer un qui ne méritait plus rien à force de stagnation intellectuelle et culturelle. Une occasion pour bon nombre de découvrir d'autres horizons, tout aussi intéressants dans leurs approches. Bref, donc au même titre que Queen of Stone Age, Ghinzu reste une des rares choses électriques que je retiendrais de la première décennie de ce nouveau siècle, si terne pour l'humanité en beaucoup de points qu'il y a de quoi tomber en avance dans un trou qui nous attend tous patiemment.

mardi 27 septembre 2016

Wax Digger Reviews Express #08 : Madness ~ Fabulous Poodles ~ Blondie


picture image photo
Wax Digger Reviews Express 08

En cette fin de mois de septembre, trois vinyles issus de la fin des années soixante-dix sont au programme de ce huitième Wax Digger Reviews Express. 


Madness ~ One Step Beyond (1979)

Playlist : 1- One Step Beyond / 2- My Girl / 3- Night Boat To Cairo / 4- Believe Me / 5- Land Of Hope And Glory / 6- The Prince / 7- Tarzan's Nuts / 8- In The Middle Of The Night / 9- Bed And Breakfast Man / 10- Razor Blade Alley / 11- Swan Lake / 12- Rockin' In AB / 12- Mummy's Boy / 13- Madness / 14- Chipmunks Are Go !

Madness, madness, they call it Madness...


picture vinyle photo album groupe anglais ska punk pics
Stiff Records
 On ne le présente plus et pour cause. Même sur la planète Mars, sans doute, ils connaissent les sonorités ska/punk de ce groupe influent pendant les années soixante-dix. Malgré tout, qui a retenu les noms de ces musiciens ? Pas le temps de réparer cette injustice. Ce qui prime avant tout c'est de souligner leur capacité à redonner le sourire en un instant, un véritable talent. On le sait, une musique enjouée n'est qu'un moyen comme un autre de cacher avec pudeur des choses plus profondes. Cet album n'y fait pas exception. One Step Beyond est une plongée abrupte au cœur d'une Angleterre en demi-teinte, et ce sur environ tous les plans. Mille neuf cent soixante-dix-neuf, la première lame de fond punk vient de s'échouer tandis qu'un grand public découvre un mélange de danse et de rugosité. Un juste retour des choses au carrefour des chemins et des influences. Un album est figé au creux d'une époque qui, elle, diffère selon les individus. Les murs de tous les clubs rock - il en existe encore ? - autour du globe, résonnent encore des pas de danse chaloupés provenant de Doc Martens usées par la vie.

 Si une grande majorité de ces lieux sont désormais réduis à peau de chagrin, personne n'a oublié l'ambiance folle que n'importe lequel de ces titres arrivait à produire dans la pénombre. Une foule survoltée prenait place au milieu d'une piste clairsemée ou non, suivant l'heure de la nuit. Alors bien sûr, la pole position des plus joués jusqu'à la lassitude appartient au titre phare et éponyme. On l'oublie à force mais ce morceau a été écrit par un musicien jamaïcain avant d'être repris par les britanniques. Ne nous arrêtons pas à cela, ce n'est pas vraiment le genre de la maison ni le plus intéressant. Beaucoup de titres présents sur ce disque marchent encore comme au premier jour de leurs découvertes des années plus tôt. Je n'avais plus entendu l'album One Step Beyond depuis longtemps et ce fut un authentique plaisir de retrouver ces airs agrémentés d'un élégant saxophone. Quand un corps est réfractaire à la danse, il suffit de lui mettre ces chansons pour le faire changer d'avis en douceur.

 Certains, et je ne pourrais pas leur donner tort, ne jureront que par The Specials mais ce n'est pas tout à fait la même chose, ni la même démarche. Eux sont bien plus politisés et sérieux qu'un Madness, dans le fond et dans la forme. Néanmoins il manque à notre présent tous ces airs ska, punk synonymes de soirées d’errance. Des nuits où tout, surtout le meilleur, peut arriver. D'autres genres musicaux les ont remplacés et plutôt bien. Pour autant un retour de cette musique sur le devant de la scène ferait le plus grand bien à notre monde, tout en remettant en cause un bon nombre de ses nouvelles valeurs trop sages. Quoique, j'ai bien peur que sans une sincérité aussi affirmée que celle exprimée à la fin des années soixante-dix cet espoir soit vain. C'est sans doute même salutaire que toutes ces vieilles chansons restent confinées au sein d'une période, ensevelies sous nos souvenirs afin de ne pas en dénaturer son esprit optimiste. Bref, si ce n'est pas encore fait, n'attendez plus et écoutez One Step Beyond pour retrouver le sourire.

mardi 12 juillet 2016

Chronique : Eagulls ~ Ullages (2016)


cover picture album disque vinyle photo rock pop postpunk
Partisan Records

Playlist : 1- Heads Or Tails / 2- Euphoria / 3- My Life In Rewind / 4- Harpstrings / 5- Velvet / 6- Psalms / 7- Blume/ 8- Skipping / 9- Lemontrees / 10- Aisles / 11- White Lie Lullabies


Un album peu inventif et des pensées personnelles, voici le programme du jour. 


Click, click, click.


 Ecrire, chroniquer, discuter, sur des disques datés de plusieurs décennies en arrière, c'est bien. Cela, comme tout le reste, capitonne la temporalité vide de sens à laquelle nous devons tous faire face. Ça ne changera d'ailleurs pas mais une fois cela dit, il faut savoir, quelquefois, changer ses habitudes de consommation, au sens le plus large du terme. Ecouter de la musique, que l'on en achète ou non, c'est consommer. Alors, cette fois au moins, passons devant le rayon frais pour voir ce que l'on nous propose. Il me semble l'avoir évoqué par le passé mais je n'ai vraiment pas pour habitude de me renseigner sur une sortie récente, qui plus est en matière de rock. Pour dire vrai, je ne sais même pas si ça m'arrive deux fois par an. Nous sommes libres d'en penser ce que l'on veut et pourtant il me semble que le plus simple afin de réaliser ce genre d'envie, c'est encore d'aller sur le site des Inrocks pour regarder leurs dernières chroniques. Bon, une fois passées toutes les productions boboïsante, un cœur de cible comme un autre, c'est un choix rédactionnel, je tombe sur un groupe m'étant littéralement inconnu : Eagulls.
L'accroche est aussi aguicheuse qu'un de ces titres vulgaires, et surtout mensongers, que l'on retrouve chez tous les mauvais sites de jeux vidéo : "le retour aussi attendu que surprenant des trublions du rock anglais". Nous voulions de la nouveauté, on retourne vingt ans en arrière sous l'impulsion d'une seule phrase. Après tout, pourquoi pas ? Cela sera parfait pour illustrer une pensée. Un propos planant en toile de fond de quelques chroniques que l'on trouve sur WDR. Remarquez, les anglais ont de la chance musicalement parlant. Leur rock fonctionne la plupart du temps alors, en toute logique, il y a peu de risques à se laisser tenter. Peut-être seriez-vous intéressé de savoir que l'article en question, chez les Inrocks, ne fait que seize (très petites) lignes. Plus un journal se présente comme une référence, plus ses journalistes sont feignants. Passons, ce n'est pas le seul et j'imagine qu'il s'agit plus d'une question d'espace alloué plutôt qu'autre chose. Du moins je l’espère. De toute façon, en étant sincère, Eagulls c'est sympathique mais leur art ne mérite sûrement pas que l'on s'y attarde plus que de raison. Je trouve simplement dommage de n'absolument rien apprendre, rien, zéro, sur ce groupe dans un article issu d'un journal dit spécialisé.

mercredi 1 juin 2016

Chronique : The Beatles ~ White Album (1968)


Apple Records

Playlist : Disque 1 : 1- Back In The U.S.S.R / 2- Dear Prudence / 3- Glass Onion / 4- Ob-La-Di, Ob-La-Da / 5- Wild Honey Pie / 6- The Continuing Story Of Bungalow Bill / 7- While My Guitar Gently Weeps / 8- Happiness Is A Warm Gun / 9- Martha My Dear / 10- I'm So Tired / 11- Blackbird / 12- Piggies / 13- Rocky Raccoon / 14- Don't Pass Me By / 15- Why Don't We Di It In The Road? / 16- I Will / 17 - Julia 
Disque 2 : 1- Birthday / 2- Yer Blues / 3- Mother Nature's Son / 4- Everybody's Got Something To Hide Except Me And My Monkey / 5- Sexy Sadie / 6- Helter Skelter / 7- Long, Long, Long / 8- Revolution 1 / 9- Honey Pie / 10- Savoy Truffle / 11- Cry Baby Cry / 12- Revolution 9 / 13- Good Night.

Véritable album culte en ce qui me concerne, c'est avec plaisir que je vous présente l'album blanc des Beatles. Trente morceaux sur deux vinyles, préparez le café. 


Haine, gloire et gourou. 


 S'attaquer à une production des Beatles dans le but d'en faire une chronique a de quoi faire peur... très peur. Trop d'informations, de matières à absorber en quelques minutes, au risque que le tout devienne indigeste autant pour l'auteur que pour le lecteur. C'est pourquoi je m'engage, sans promettre de réussir, à essayer que ça ne soit pas le cas pour cet article. Pour autant, il faut bien le dire, chaque sortie des petits gars de Liverpool mérite un mémoire universitaire et non quatre lignes écrites avec fainéantise. Pour cette raison, il est impossible que tous leurs albums fassent une apparition majeure sur WDR, ce n'est pas concevable. Par contre, le White Album faisant partie de mon ADN, je me dois malgré tout de le faire partager aux rares qui le ne connaissent pas encore, alors... Alors ce que je vous propose, c'est qu'on laisse sur le bord de l'autoroute les petites histoires liées aux ego boursouflés de succès. Les Fab Four ont fini par se haïr ce n'est un secret pour personne depuis des lunes. Ça ne les aura nullement empêché de produire quelques monuments à rendre envieux pas mal de groupes composés de membres qui s'adorent et qui, surtout, ne seront jamais foutus de fabriquer aussi bien. Je ne leur jette pas la pierre, je doute que cela soit possible. Les disputes dont on ne peut revenir en arrière sont logiques de toute manière, on ne peut pas révolutionner la culture durant tant d'années sans que ne surgissent de mesquines répercussions personnelles. Il arrive un stade où, quand on est connu jusqu'au fin fond de l'Amazonie, enfin du temps où ils avaient encore des arbres, l'argent ne suffit plus à supporter des humeurs quotidiennes qui ne sont pas les nôtres. Ou il faut s'appeler Metallica mais ce n'est pas donné à tout le monde non plus, c'est pourquoi les carrières solos existent. D'ailleurs, puisque nous sommes dans les précisions, je souligne que si ces deux disques ont plutôt l'air d'une compilation, je parlerai bien en terme d'album pour le désigner. Après tout ce n'est pas moi qui l'ai appelé l'album blanc mais les fans historiques puisque lui, à la base, s’appelle juste The Beatles. Les plus observateurs comprendront sans efforts le choix d'un tel surnom et tant pis pour les aveugles. Si avec les années on a tendance à le considérer comme étant un patchwork de hits, c'est uniquement parce que la majorité des titres présents ont été crées de façon peu conventionnelle. Bien sûr quelques exceptions sont à noter mais dans l'ensemble chacun des musiciens s'enfermera dans son coin et composera ce qu'il aura envie sans trop se soucier de l'avis général ni sans l'aide du reste des membres. John, Paul, Ringo, sans oublier ce bon vieux George, se retrouveront uniquement pour enregistrer et tous, à tour de rôle, ne seront ainsi que de simples - tout est relatif - accompagnateurs afin de réaliser les chansons des autres.

mardi 8 mars 2016

Lettre ouverte à... Audioslave (2002)


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Epic/Interscope


Le concept de Lettre ouverte à... est aussi simple que simpliste. Ce billet d'humeur, plus ou moins proche d'une chronique, me permettra d'invectiver, non sans parfois une touche d'amour-haine, directement un artiste, un album ou un phénomène musical. Pour cette première, c'est au groupe Audioslave de bénéficier d'une objectivité toute subjective. 


Playlist : 1- Cochise / 2- Show Me How To Live / 3- Gasoline / 4- What You Are / 5- Like A Stone / 6- Set It Off / 7- Shadow On The Sun / 8- I Am The Highway / 9- Exploder / 10- Hypnotize / 11- Bring Em Back Alive / 12- Light My Way / 13- Getaway Car / 14- The Last Remaining Light


A Chris Cornell, Tim Commerford, Brad Wilk, Tom Morello.


 Quatorze ans, c'est long. Deux fois sept années, c'est donc ce laps de temps qu'il m'aura fallu attendre pour vous le dire, à vous, directement. Depuis une chronique alléchante en deux mille deux sur votre premier album dans un journal spécialisé, dont j'ai oublié le nom, j'ai sur le cœur une chose que je dois exprimer et tant pis s'il est trop tard. Je me le dois car sinon je resterais aussi hypocrite que ce truc dont vous êtes les géniteurs. A la vue de ces mots, que vous ne lirez, avec certitude, jamais, je sais quelle est votre pensée prioritaire à vous autres responsables de cette ignominie. Vous vous en foutez, après tout c'est normal, je ne dois pas être le premier inconnu à transmettre ce message. Mais surtout vous trépignez d'envie de me balancer avec aplomb que certaines personnes ont aimé cette merde et que par conséquent votre honneur est sauf, sans oublier que du coup le boulot a été effectué en bonne et due forme. On se contente de ce qu'on a, comme je vous comprends. Puisque vous êtes si sûrs de vous, veuillez me laisser à présent développer mon propos sans m'interrompre à aucun moment par vos réflexions insidieuses.

mardi 26 janvier 2016

Wax Digger Reviews Express #07: AC/DC, Big Star, Neil Young.


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WDR Express #07


Trois groupes/artistes qui font partie des héros d'adolescence. Trois courtes chroniques pour un Wax Digger Reviews Express #07 rendant hommage à des albums détenant force, vitalité et beauté.


AC/DC ~ Back In Black (1980)

Playlist : 1- Hells Bells / 2- Shoot To Thrill / 3- What Do You Do For Money Honey / 4- Given The Dog A Bone / 5- Let Me Put My Love Intro You / 6- Back In Black / 7- You Shook Me All Night Long / 8- Have A Drink On Me / 9- Shake A Leg / 10- Rock And Roll Ain't Noise Pollution


Rock'n'Roll is just Rock'n'Roll. 


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Atlantic
 Doit-on encore présenter ce monument auditif ? J'entends déjà les râleurs, les grincheux. Ceux qui soutiendront sans sourciller qu'il existe mieux dans la discographie des australiens, Ceux qui grommelleront qu'il est trop mainstream puisqu'il serait le deuxième album le plus vendu de tous les temps. C'est vrai, la réputation de Back In Black n'est plus à faire. Moi-même, quand je vois son nom dans ma vinylothèque, je n'éprouve  pas l'envie de l'écouter. Un sentiment de l'avoir trop fait par le passé. Sans aucunement regretter sa présence, je me persuadais à tort que mes souvenirs suffisaient. Eh bien non ! après l'avoir réentendu ils ne suffisent pas ! Ce vinyle ne perdra jamais de sa superbe, de sa vitalité et de sa violence guitaristique.
Sorti le vingt-cinq juillet mille neuf cent quatre-vingt et enregistré au Electric Lady Studios à New-York ainsi qu'au Compass Point Studios aux Bahamas, Back In Black fait partie des disques inlassables. Le long tintement de cloche ouvrant les hostilités est la garantie de passer une quarantaine de minutes en bonne compagnie.

 Si j'adore cet opus c'est qu'au-delà de ses qualités il renvoie à des souvenirs de jeunesse. C'est l'album que l'on découvre adolescent et qui donne envie d'aimer le folklore lié au rock. Il ne propose pas de temps mort, les mélodies virevoltent à n'en plus finir. Phil Rudd tape sa batterie sans se ménager tandis que tous les autres s'affairent à sortir des accords devenus inoubliables. Bien sûr il propose des moments plus calmes mais l'énergie reste de mise. Je n'irais pas jusqu'à dire que chaque composition est un tube mais des chansons incroyables cet album en déborde, c'est une certitude. Chacune dans leur genre, d'un hard rock acéré à un blues couillu, les compositions apportent du grain à moudre afin de maintenir un ensemble à la cohérence parfaite. Je suis loin d'être un spécialiste du groupe, et encore moins de sa discographie, quoiqu'il en soit en ce qui me concerne ce disque est le firmament de leur art. Hells Bells, Shoot To Thrill, Let Me Put My Love Into You, Back In Black, You Shook Me All Night Long, Have A Drink On Me, Shake A Leg sont autant d'hymnes fougueux pour toute une génération. Pour les quelques réfractaires je suis persuadé qu'en lui donnant une réelle chance ils apprécieront ces titres endiablés comme il se doit.

 Septième albums du groupe, premier avec un Brian Jonshon déchaîné au chant, AC/DC a mis une claque à l'humanité en sortant Back in Black. N'écoutez pas la petite voix qui prétend que vous l'avez trop entendu car elle dit de grosses conneries. Il a en lui le secret des choses réussies, il est percutant et garde son naturel. Cet hommage posthume à l'attention de Bon Scott est toujours un succès.

mardi 19 janvier 2016

Chronique : Montage of Heck, est-il vraiment à chier ? (DVD,LP, 2014)


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Montage of Heck

La critique est aisée mais l'art est difficile, paraît-il. Le talent de Brett Morgen est ici invisible, alors critiquons le sans gênes. 


Killed by Death.


 " A fond la forme " serait un bon slogan pour ce début deux mille seize. J'étoufferai les différents problèmes liés au sucre que l'on peut rencontrer au cours d'une vie et je m’épancherai plutôt, comme tout l'univers avant moi, sur l’attristant décès de ce cher Lemmy. A cette occasion je lui souhaite de s'être drapé de son plus beau costume militaire recouvert de toutes ses médailles du mérite, il y a droit plus que quiconque. Ah, n'oublions pas celui de David, la semaine suivante. Sale temps pour les fans de musique, heureusement les biographes précautionneux avaient tout préparés depuis quatre décennies. Aucun débat mondain pour savoir quelle est la disparition la plus cruelle, tragique, pour le monde du rock mais pour ma part une seule de ces deux légendes éternelles reçoit le titre honorifique de génie révolutionnant l'art et son histoire. Pour ceux qui en douteraient, attention y a un piège. M'enfin, à soixante-dix ans chacun, en ayant connu, abusé et surtout survécu aux meilleures années du siècle dernier, ce n'est qu'un juste retour des choses. D'ici huit ans tous les gardiens du temple auront disparu, il faut s'y faire. Quoiqu'Iggy serait capable de finir centenaire juste pour me contredire, quand bien même l'absence d'une grande partie de ses compagnons de route doive désormais lui peser avec force. N'aimant, en large majorité, que des musiciens disparus, au moins de la circulation, la mort logique d'une de ces icônes ne m'affecte pas. Après tout leurs meilleures créations, disons les plus inspirantes, sont loin derrière eux depuis un long moment. En revanche, je n'ai pas hâte que l'Iguane de Détroit nous quitte. Malheureusement c'est mathématique et ce jour-là j'y serai à coup sûr sensible. Puis, comme il se doit, je m'agenouillerai lorsque Neil Young nous laissera. Bon comme nous sommes dans les avis de décès, il y a aussi Michel... Mais on comprendra pour des raisons axiomatiques que cette annonce me laisse sans état d'âme. Bref, puisque ce début d'année se passe mal pour toutes ces raisons et tant d'autres autant éviter de prendre des résolutions que l'on sait intenables. Mieux, revenons en arrière afin de réduire à néant les vœux anciens. Je ne parle pas du souhait de perdre du poids, encore moins d’arrêter de fumer. Pas même de sourire un peu plus mais je fais bien sûr allusion aux convictions auxquelles on croit dur comme fer. Par exemple dès l'annonce de sa fabrication je m'étais juré de ne jamais regarder Montage of Heck car bien trop conscient de ce que j'y trouverai. Un concours de circonstances doublé d'un ennui nocturne et profond auront suffit un soir de décembre à atomiser mes sincères promesses.

samedi 28 novembre 2015

Chronique : Joseph ~ Stoned Age Man (1970)


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Scepter Records


Playlist : 1- Trick Bag / 2- I Ain't Fattenin' No More Frogs For Snakes / 3- Cold Biscuits And Fish Heads / 4- Stone Age Man / 5- I'm Gonna Build A Mountain / 6- Mojo Gumbo / 7- The House Of The Rising Sun / 8- Gotta Get Away / 9- Come The Sun Tomorrow 

Seul enregistrement d'un énigmatique songwriter, Stoned Age Man est sans conteste ma découverte musicale la plus palpitante de l'année deux mille quinze. Plutôt pas mal pour un disque sorti il y a quarante-cinq ans.  


Moi, je me déguise en homme pour n'être rien. 


 Avant d'entamer la grande, expédions la petite histoire égocentrique en quelques mots. Cela faisait de longs mois que je n'avais pas écouté de psyché en dehors de quelques bribes éphémères. C'est souvent le problème quand on a abusé d'une chose, on atteint, sans trop la voir venir, une overdose irrépressible. Pourtant je le sais, des grands classiques, aux airs dilués dans différents genres et sous-genres, ces sonorités cérébrales me chaperonneront jusqu'à la fin. Et si un hypothétique au-delà existe alors pourvu qu'elles me rejoignent car elles font partie de mon âme. C'est mon truc. Mais là encore, le souci quand c'est notre truc, c'est qu'avec les années qui défilent on devient exigeant. On se met, c'est bêtement humain, à faire la fine bouche. On cherche encore et toujours une nouveauté tout en sachant pertinemment qu'elle ne le sera pas. On fouille au petit bonheur la chance afin de débusquer des mélodies qui nous animent comme au premier jour de l'illumination. Ce phénomène peut-être mis en parallèle avec le besoin journalier du junkie qui se shoote avec pour unique espoir de revivre le flash, violent, intense, agréable, que l’héroïne lui aura procuré lors d'une première prise. Une fois, pas deux, sachez-le. A l'inverse, la musique, et c'est à ce moment précis qu'intervient son véritable pouvoir, n'a aucunes limites, elle ne s’arrête jamais de subsister. Des albums inconnus, on en découvre chaque jour qui passe dans une lenteur démesurée.
Jusqu'à peu j'ignorais l'existence de Joseph, depuis que je le connais cette idée me paraît impensable. Désormais, entre lui et moi, il s'est développé un lien quasi mystique. Il n'aura suffit, à l'instar de l'archétype du drogué décrit plus haut, que d'une écoute pour que je me sente à l'aise à l’intérieur de son cerveau dérangé et dans ses pensées intimes qu'il se sera évertué à mettre sur bande. Oh bien sûr, et nous y reviendrons, cela s'explique aisément par le fait qu'après tout il n'a rien inventé. Si habituellement être parmi les premiers est une composante essentielle à la critique d'une oeuvre, ici, pour être honnête, ça n'a pas d'importance. Stoned Age Man est une fabrique à hits psychédéliques mais bien plus encore; il est à n'en pas douter une Masterpiece que tout passionné se doit de connaître voire de détenir dans sa collection.

mercredi 16 septembre 2015

Chronique : Dylan And The Dead (1989)


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Columbia


Playlist : 1- Slow Train / 2- I Want You / 3- Gotta Serve Somebody / 4- Queen Jane Approximately / 5- Joey / 6- All Along The Watchtower / 7- Knockin' On Heaven's Door

Quand on n'aime ni Bob Dylan ni Grateful Dead, tout n'est pas perdu, la preuve tout de suite. 

 Afin de débuter cette chronique du mois de Septembre, je me dois de révéler une affirmation qui pourrait, pourquoi pas, emprunter les traits d'une repentance. A dire vrai, ce n'est pas une mais deux confessions qui, cette fois j'en suis sûr, ont la capacité de m'attirer les foudres accusatrices de nombreux inconditionnels. Alors voilà, je me lance : je ne suis pas un fanatique de la discographie de Bob Dylan. J'en suis loin même car elle me laisse froid, sans vie. Ce n'est pas faute pourtant d'avoir, avec une conscience exacerbée, souvent essayé mais en dehors de son Desire que je trouve sympathique, le reste n'est pas fait pour moi. Lui reconnaître tout le talent qu'on lui prête ainsi que son influence essentielle à travers les âges ne me gêne pas. Après tout, prétendre le contraire serait de la mauvaise foi puisque l'on est pas autant encensé s'il n'y a que du néant. Quoique... Non restons sérieux, il serait malvenu de dénigrer son rôle direct ou indirect dans toutes les formes de contre culture que l'on retrouve encore de nos jours. Par contre, si on s’arrête à sa musique, j'ai effectivement beaucoup de mal à comprendre pourquoi on le place si haut dans l'organigramme musical. Ce n'est qu'un type faisant du folk, possédant une voix désagréable et muni d'une arrogance sans limite, preuve sans nul doute d'un esprit brillantissime. Avant que l'on ne me jette des pierres pour de tels raccourcis, je tiens à souligner que c'est volontaire, son succès s'explique de bien des manières.

mardi 21 juillet 2015

Chronique : Dr. John, The Night Tripper ~ Gris-Gris (1968)


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Atco


Playlist : 1- Gris-Gris Gumbo Ya Ya / 2- Danse Kalinda Ba Doom / 3- Mama Roux / 4- Danse Fambeaux / 5- Croker Courtbullion / 6- Jump Sturdy / 7- I Walk On Guilded Splinters

Premier album du gourou Voodoo, Gris-Gris est disponible à la vente au début de l'année mille neuf cent soixante-huit.  Échec à sa sortie, ce disque obscur trouve un second souffle dans les années quatre-vingt-dix grâce à une nouvelle génération de critiques bien plus ouverts aux expérimentations sonores.


A hit is a Hit.


 Hermétiques au minimalisme étrange passez votre chemin sans l'once d'un regret. Les huit premières secondes approvisionnées d'une guitare blues ne devront en aucun cas provoquer une incertitude neuronale, car il ne servirait à rien d'insister tant Gris-Gris exige de laisser les a priori derrière soi. Vous voilà désormais avertis, ce disque se classe dans la catégorie des sondeurs d'âme. Il jauge plus qu'il ne juge le niveau d'acceptation et l'ouverture d'esprit de tous ceux qui lui feront face. On aime ou on le délaisse, pour peu que l'on soit honnête envers sa culture. Bien sûr, au fil de l'âge, un avis défavorable pourra se transformer en une évaluation positive, cette fois. Et si je le souligne avec importance dans ce début de chronique c'est que de toute évidence ce fut mon cas. Je ne le nie pas, j'aurai mis des années à lui adresser l'attention qu'il mérite. Avant ça, les mélodies inspirées de la musique cadienne ne réussissaient guère à m'émoustiller plus que de raison. Après tout il y a des priorités, Dr. John n'en faisait pas partie. Quand on y est extérieur, son art demande cette fameuse maturité que l'on nous vend à longueur d'article au moindre album un peu trop subtil, sauf qu'ici c'est une réalité à ne pas négliger. Exigeante sans être insurmontable, sa musique n'est surtout pas destinée à tourner en arrière-fond sur un bruit de bla-bla sociétal. Tout d'abord ce ne serait pas lui rendre justice mais, plus important encore, dans ces conditions elle prendra le risque d’agacer et de lasser vos convives. C'est un plaisir intimiste. Comme chaque objet possédant une sincérité d'âme, il faut en retour déposer au pied de son autel la part de tendresse que nous sommes prêts à lui accorder. Et si notre implication est à la hauteur de ses espérances nous en serons alors considérés dignes et ainsi libres de pouvoir s'immerger dans sa poisseuse substance, synonyme de profondeur insoupçonnée.

vendredi 6 février 2015

Wax Digger Reviews Express #02 : Pixies ~ B-52's ~ Kool & The Gang


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WDR Express #02



Trois chroniques d'albums sont au programme de ce Wax Digger Reviews Express numéro 2.

Pixies - Indie Cindy (2014)

Playlist : 1- What Goes Boom / 2- Greens And Blues / 3- Indie Cindy / 4- Bagboy / 5- Magdalena / 6- Silver Snail / 7- Blue Eyed Hexe / 8- Ring The Bell / 9- Another Toe In The Ocean / 10- Andro Queen / 11- Snakes / 12- Jaime Bravo / 13- Women of War (45T bonus Record Store Day)

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PixiesMusic
  Difficile de se dire que Trompe Le Monde, paru en 1991, soit le dernier album des Pixies. Jeunes ados ou vieux quarantenaires, nous avons tous eu comme plaisir poétique d'écouter les mélodies alternatives de la formation originaire de la charmante ville de Boston. 
Étrangement, la cassure du groupe s'est produite au moment même où ils auraient dû régner en maître sur une scène indie prospère en ce début des nineties. Si la présence scénique n'existait plus pendant un temps, l'halo divin couronnant les Pixies n'aura jamais pris une ride. Mieux, il perdure dans chaque groupe de rock naissant, à ce point que l'on ne parle plus seulement d'eux comme étant une simple source d'inspiration mais comme d'un véritable modèle à suivre. 

 Bien que reformés depuis une dizaine d'années, Franck Black et ses compagnons sonores se montraient peu motivés en ce qui concerne la création. À défaut de produire quelque chose, tout ce beau monde préféra s'égratigner sans ménagement, réduisant ainsi à zéro les chances de revoir la fabuleuse bassiste Kim Deal à leurs côtés. Une guerre d’ego donc. Mais pas seulement puisque entre deux brouilles futiles, ils auront parcouru plusieurs fois le monde en capitalisant sur des succès mille fois entendus depuis mais, qu'on le veuille ou non, toujours aussi rentablement percutants. Et voilà qu'en 2014 apparaît le besoin à ces dieux anciens de renaître autour d'un nouvel album au visuel orange particulièrement dégueulasse, intitulé Indie Cindy.


vendredi 30 mai 2014

Chronique : The Shaggs ~ Philosophy Of The World (1969)


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Red Rooster

Playlist : 1- Philosophy Of The World / 2- That Litlle Sports Car / 3- Who Are Parents? / 4- My Pal Foot Foot / 5- My Companion / 6- I'm So Happy When Your're Near / 7- Things I Wonder / 8- Sweet Thing / 9- It's Halloween / 10- Why Do I Feel? / 11- What Should I Do? / 12- We Have A Savior

 Il y a fort à parier que le nom de The Shaggs, ce groupe de filles issues du New Hampshire, ne vous dit absolument rien. Pourtant leur seul et unique album, Philosophy Of The World sorti en 1969, mérite que l'on s'y attarde tant il est stupéfiant à tous point de vue. 

 La délirante histoire des Shaggs débute quand la mère Wiggin prédit à son jeune fils qu'il se marierait avec une femme blonde, qu'il aurait deux garçons après la mort de son épouse et que ses filles formeraient un groupe de musique. 
Devenu adulte, les deux premières prédictions se révélèrent exactes. Austin alors persuadé du pouvoir de chiromancie de sa chère maman, força ses filles à embrasser une carrière d'artiste dont elles ne voulaient de toute évidence pas. 
Jusqu'au-boutiste dans sa lubie, il n'hésite pas à les retirer de l'école et obligera même les sœurs à se produire tous les samedis soir à la salle des fêtes de Fremont. Dorothy Wiggin déclara plus tard "Il aimait la discipline. Il était têtu et pouvait se montrer capricieux. Il a dirigé et nous avons obéi. Ou fait de notre mieux." 

samedi 1 février 2014

Chronique : Placebo ~ Without You I'm Nothing (1998)


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Hut


Playlist : 1- Pure Morning / 2- Brick Shithouse / 3- You Don't Care About Us / 4- Ask For Answers / 5- Without You I'm Nothing / 6- Allergic (To Throughts of Mother Earth) / 7- The Crawl / 8- Every You Every Me / 9- My Sweet Prince / 10- Summer's Gone / 11- Scared Of Girls / 12- Burgeur Queen / 13- Evil Dildo (piste cachée)

À la suite d'un premier essai réussi, Placebo réitère l’expérience avec un Without You I'm Nothing du plus bel effet. Un dernier testament pour un groupe qui explosera tragiquement dans son envol.

 Souvenirs, souvenirs...


Je repensais dernièrement à Placebo, ce groupe encore prometteur au début du siècle avant de se faire inexplicablement un long et douloureux harakiri en prenant des choix artistiques dépassant l'entendement. Tout de suite l'air de l'horrible tentative ratée electro rock Pure Morning me venait en tête. J'entendais encore la voix agaçante d'un Brian Molko détestable sur le plus mauvais single d'un album comptant pas mal de tubes. Je l'avais tellement entendu partout où j'allais à l'époque que la sanction était claire et irrévocable : plus jamais je n'écouterai cette chanson que je vomissais.
Eh bien, plus d'une dizaine d'années plus tard, j'ai craqué et ce qui allait être, pensais-je, un de ces instants purement masochistes que n'aurait pas renié Molko lui-même, fut à ma grande surprise des plus agréables.
Telle une madeleine de Proust musicale, de bons souvenirs oubliés remontaient à la surface dès les premières secondes de l'intro. Tout en y repensant, je me surpris à trouver le phrasé si particulier du chanteur pas si mal sur ce titre; il accompagne dignement des sonorités d'une répétitivité moins lassante que je me plu à croire durant tout ce temps. Malheureusement pour lui, il souffrira toujours d'une incroyable longueur non justifiable.

mardi 30 avril 2013

Chronique : Rover ~ Rover (2012)


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cinq7

Playlist : 1- Aqualast / 2- Queen Of The Fools / 3- Remember / 4- Tonight / 5- Wedding Bells / 6- Lou / 7- Silver / 8- Champagne / 9- Carry On / 10- Late Night Love / 11- Full Of Grace

Révélation musicale française de l'année 2012, la presse dans son ensemble ne tarit pas d'éloges sur le premier album du colossal Rover. De quoi donner suffisamment envie de s'y pencher attentivement.

 Si rien ne permet de le savoir, que ça soit de par son pseudo ou de son chant anglais, Rover alias Timothée Régnier est bel et bien Français. Globe-trotter dans l'âme, son parcours l’entraîne aux États-Unis, pays où il grandit jusqu'au milieu de l'adolescence, ce qui lui permit tout naturellement de s'imprégner de la vaste culture musicale américaine. À son retour en Europe, il commence à composer mais ce sera au Liban que Rover connaîtra ses premiers émois en tant que musicien puisqu'il fera partie d'un groupe punk-rock avant qu'il ne se fasse expulser pour une histoire de visa touristique. C'est lors de sa perturbante aventure libanaise - le pays était en guerre - que naissent les premières esquisses de cet album.


mardi 2 avril 2013

Chronique : Sound City (2013)


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RCA

Playlist : 1- Heaven And All / 2- Time Slowing Down / 3- You Can't Fix This / 4- The Man That Never Was / 5- Your Wife Is Calling / 6- From Can To Can't / 7- Centipede / 8- A Trick With No Sleeve / 9- Cut Me Some Slack / 10- If I Were Me / 11- Mantra

Quand Dave Grohl conte la fabuleuse histoire d'un des studios d'enregistrement les plus influents de notre histoire et qu'en plus il sort à cette occasion un disque, on se tait et on l'écoute.

 À l'instar d'un Abbey Road en Angleterre, Sound City peut se vanter d'avoir grandement contribué à la musique pendant plus de quarante ans. On ne compte plus le nombre d'albums importants produits au beau milieu de la banlieue de Los Angeles. Pour autant, criblé de dettes, cela ne suffira pas à le sauver et se voit contraint de fermer en 2011. Ce qui aurait pu passer relativement inaperçu se transforme en un très bon documentaire dirigé par Dave Grohl bien décidé à faire connaître à tout un chacun l'histoire d'un studio d'enregistrement qui a changé les vies de million de personnes aux travers de disques de légende. 

lundi 4 mars 2013

Grandes chansons... petits albums.


Grandes chansons... petits albums. art sound
Grandes chansons... petits albums.


On le constate souvent, grand nombre d'artistes connaissent un succès grâce à une chanson; en effet, lorsque l'on écoute le disque détenant cette trouvaille, voire quand on ose s'attaquer à la discographie d'un de ces groupes, pensant naïvement - ou a raison - trouver des perles du même acabit, on ne peut être que déçu, ou consterné, par le vide musical que l'on y trouve. Néanmoins rendons hommage à ces tubes.