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mardi 27 septembre 2016

Wax Digger Reviews Express #08 : Madness ~ Fabulous Poodles ~ Blondie


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Wax Digger Reviews Express 08

En cette fin de mois de septembre, trois vinyles issus de la fin des années soixante-dix sont au programme de ce huitième Wax Digger Reviews Express. 


Madness ~ One Step Beyond (1979)

Playlist : 1- One Step Beyond / 2- My Girl / 3- Night Boat To Cairo / 4- Believe Me / 5- Land Of Hope And Glory / 6- The Prince / 7- Tarzan's Nuts / 8- In The Middle Of The Night / 9- Bed And Breakfast Man / 10- Razor Blade Alley / 11- Swan Lake / 12- Rockin' In AB / 12- Mummy's Boy / 13- Madness / 14- Chipmunks Are Go !

Madness, madness, they call it Madness...


picture vinyle photo album groupe anglais ska punk pics
Stiff Records
 On ne le présente plus et pour cause. Même sur la planète Mars, sans doute, ils connaissent les sonorités ska/punk de ce groupe influent pendant les années soixante-dix. Malgré tout, qui a retenu les noms de ces musiciens ? Pas le temps de réparer cette injustice. Ce qui prime avant tout c'est de souligner leur capacité à redonner le sourire en un instant, un véritable talent. On le sait, une musique enjouée n'est qu'un moyen comme un autre de cacher avec pudeur des choses plus profondes. Cet album n'y fait pas exception. One Step Beyond est une plongée abrupte au cœur d'une Angleterre en demi-teinte, et ce sur environ tous les plans. Mille neuf cent soixante-dix-neuf, la première lame de fond punk vient de s'échouer tandis qu'un grand public découvre un mélange de danse et de rugosité. Un juste retour des choses au carrefour des chemins et des influences. Un album est figé au creux d'une époque qui, elle, diffère selon les individus. Les murs de tous les clubs rock - il en existe encore ? - autour du globe, résonnent encore des pas de danse chaloupés provenant de Doc Martens usées par la vie.

 Si une grande majorité de ces lieux sont désormais réduis à peau de chagrin, personne n'a oublié l'ambiance folle que n'importe lequel de ces titres arrivait à produire dans la pénombre. Une foule survoltée prenait place au milieu d'une piste clairsemée ou non, suivant l'heure de la nuit. Alors bien sûr, la pole position des plus joués jusqu'à la lassitude appartient au titre phare et éponyme. On l'oublie à force mais ce morceau a été écrit par un musicien jamaïcain avant d'être repris par les britanniques. Ne nous arrêtons pas à cela, ce n'est pas vraiment le genre de la maison ni le plus intéressant. Beaucoup de titres présents sur ce disque marchent encore comme au premier jour de leurs découvertes des années plus tôt. Je n'avais plus entendu l'album One Step Beyond depuis longtemps et ce fut un authentique plaisir de retrouver ces airs agrémentés d'un élégant saxophone. Quand un corps est réfractaire à la danse, il suffit de lui mettre ces chansons pour le faire changer d'avis en douceur.

 Certains, et je ne pourrais pas leur donner tort, ne jureront que par The Specials mais ce n'est pas tout à fait la même chose, ni la même démarche. Eux sont bien plus politisés et sérieux qu'un Madness, dans le fond et dans la forme. Néanmoins il manque à notre présent tous ces airs ska, punk synonymes de soirées d’errance. Des nuits où tout, surtout le meilleur, peut arriver. D'autres genres musicaux les ont remplacés et plutôt bien. Pour autant un retour de cette musique sur le devant de la scène ferait le plus grand bien à notre monde, tout en remettant en cause un bon nombre de ses nouvelles valeurs trop sages. Quoique, j'ai bien peur que sans une sincérité aussi affirmée que celle exprimée à la fin des années soixante-dix cet espoir soit vain. C'est sans doute même salutaire que toutes ces vieilles chansons restent confinées au sein d'une période, ensevelies sous nos souvenirs afin de ne pas en dénaturer son esprit optimiste. Bref, si ce n'est pas encore fait, n'attendez plus et écoutez One Step Beyond pour retrouver le sourire.

mardi 5 mai 2015

Wax Digger Reviews Express #04 : Easy Star ~ Led Zeppelin.


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WDR Express #04


 Et si les Beatles et les Pink Floyd avaient été jamaïcains ? Easy Star répond à une question que personne ne s'était encore posée et nous offre sur un plateau fruité deux albums cultes en version reggae. Il ne manquait alors plus que Led Zeppelin, troisième composant d'un majestueux trident britannique, pour clore ce WDRE saveur Worcestershire. 


Easy Star All-Stars - Dub Side Of The Moon (2003)


Playlist : 1- Speak To Me / 2- On The Run / 3- Time / 4- The Great Gig In The Sky / 5- Money / 6- Us And Them / 7- Any Colour You Like/ 8- Brain Damage / 9- Eclipse


Quand une formation dotée d'une dizaine d’éléments doués se met en tête de reprendre des albums illustres, ça ne peut donner qu'un mélange très agréable.


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Easy Star Records
 Comme le veut cette rubrique faisons court et mentionnons sans trop de détails que le Easy Star All-Stars est un collectif Reggae / Dub / Ska /Jazz basé à New-York. Ce groupe de joyeux drilles comprend un noyau dur mais fait appel selon les rencontres et le besoin à de nombreux artistes connus ou plus confidentiels. 
Pour l'heure, trois albums notoires ont été choisi pour illustrer ce concept et on ne peut pas dire qu'ils ne s'attaquent pas à des monuments de la culture populaire : Dark Side Of The Moon des Pink Floyd, le Sgt Peppers des Beatles et Ok Computer de Radiohead, oui rien que ça.

 En 2003 la formation new-yorkaise débute son projet et jette son dévolu sur les Floyd. De cet essai concluant sort Dub Side Of The Moon. Le choix d'un tel disque est aussi facile que casse-gueule. Bien entendu, se servir du disque le plus connu de la discographie des britanniques favorise les chances que l'on parle de vous, ratez-le et vous aurez de nombreuses personnes irascibles à dos. Que les fans soient rassurés, la musique, du moins la rythmique, reste la plupart du temps fidèle à l'oeuvre originale et ne s'autorise qu'à de rares moments une escapade mesurée hors des sentiers battus. Pour un peu de folie il faudra voir du côté des paroles pour y trouver des improvisations pas toujours inspirées mais ne boudons pas notre plaisir car là n'est pas ce qui compte. Et puis il faut reconnaître que le grand tour de force des Easy Star est de nous faire oublier que ces impros n’étaient pas là à l'origine. Ils arrivent à rendre la chose naturelle comme dans le morceau Time largement agrémenté de fantaisies parolistiques.