Un Wax Digger Reviews Express numéro trois un peu spécial puisqu'il se consacre exclusivement à la trilogie noire du groupe The Cure.
La trilogie noire ou gothique de The Cure comprend les albums Seventeen Seconds (1980), Faith (1981) et Pornography (1982). Trois années durant lesquelles Robert Smith et sa bande, alors âgés de la vingtaine, traversent une période déprimante. Aux soucis du quotidien se rajoute un cocktail explosif à base de problèmes liés aux drogues, à l'alcoolisme ainsi que la perte de proches. Heureusement pour nous le remède sera pour eux de réaliser une triplette inégale mais suffisamment incroyable pour avoir marqué son époque.
The Cure - Seventeen Seconds (1980)
Playlist : 1- A Reflection / 2- Play For Today / 3- Secrets / 4- In Your House / 5- Three / 6- The Final Sound / 7- A Forest / 8- M / 9- At Night / 10- Seventeen Seconds
Premier volet de ce fabuleux trio, Seventeen Seconds sort en 1980 sur le label Fiction.
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| Fiction Records |
Étrange/énigmatique pour certains, glacial/dépressif pour d'autres, cet album retranscrit en musique les prémisses d'une interminable époque trouble et réellement dévastatrice pour une formation encline aux premiers doutes sur une existence hasardeuse et cruelle. Ornée de superbes parties instrumentales, aussi moroses qu'une nuit pluvieuse de novembre, la poésie noire à base de questions existentielles de Robert Smith captive. L'auditeur posant son oreille sur cette oeuvre n'aura comme unique alternative que de se laisser envahir par cette ambiance se voulant ô combien angoissante et ce dés les premières notes. Seventeen Seconds n'est rien de plus que l'acte fondateur accessible d'un mouvement cold wave hétéroclite.
La musicalité subtile, enivrante, du groupe s'affirme et franchit un palier bien visible. Simon Gallup (remplaçant l'ex-bassiste Michael Dempsey) devient peu à peu un membre influent et procurera une vague de vocation pour la guitare à quatre cordes. Ces lignes de basses sont parfaitement intégrées aux cafardeuses sonorités atmosphériques et celles-ci collent toujours aux mélodies minimalistes de l'ensemble.







