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mardi 14 mars 2017

Chronique : Wire ~ Pink Flag (1977)


Harvest

Playlist : 1- Reuters / 2- Field Day For The Sundays / 3- Three Girl Rumba / 4- Ex Lion Tamer / 5- Lowdow / 6- Start To Move / 7- Brazil  / 8- It's So Obvious / 9- Surgeon's Girl / 10- Pink Flag / 11- The Commercial / 12- Straight Line / 13- 106 Beats That / 14- Mr.Suit / 15- Strange / 16- Fragile / 17- Mannequin / 18- Different To Me / 19- Champs / 20- Feeling Called Love / 21- 1 2 X U


Album culte. Tout simplement. 



Structurer la destruction.


 Ne fumer aucune cigarette durant l'écriture d'une chronique, qui plus est d'un disque punk, est un défi aux allures de supplice. Surtout au lendemain d'un match volé d'une façon si éhontée. Rester calme et ne plus y penser. Au-delà de l'exploit individuel que ce genre d’initiative requiert il faut, quelques heures, se glisser dans la peau d'un straight edge convaincu. Une chose peu évidente à réaliser, voire contre nature pour quelqu'un qui ne l'a jamais été sauf lors des premières années de sa vie. Que les initiés m'excusent de les réduire à si peu car quoique l'on puisse en penser, c'est une philosophie respectable pour peu que l'on arrive à s'y tenir. Disposer d'une auto-discipline de fer est une qualité rare et se résoudre aux efforts prônés par ce mouvement, tout en y prenant plaisir, n'est pas à la portée du premier humain venu. Encore moins lorsque pour soi cette musique est, au fond, tout l'inverse, à savoir, peu ou pas de contraintes. Mais du coup, ne pas adhérer à une série de clichés, ou les rejeter en bloc, devient un droit plus qu'une obligation, c'est en çà que se trouve toute la magie libertaire du punk. Seul lui était en mesure d'incuber le straight edge. Pour autant, la liberté de se détruire prématurément, puisque No Future, grâce à divers subterfuges fait partie intégrante de la culture punk, celle de base. Celle partagée par ce que l'on a pris pour habitude de nommer, avec une once de mépris dans le regard, le punk à chien. Bien plus majoritaire, cette catégorie ne doit pas être blâmer puisque dès lors que nous choisissons ce mode de fonctionnement - quand ce n'est pas lui qui nous épouse - c'est avant tout pour ne pas avoir à se coltiner une existence remplie d'obligations monotones. Die Young and Stay Pretty, sinon c'est prendre le gros risque de devenir chiant et aigri. Il suffit pour s'en convaincre de voir le spectacle médiatique devenu navrant que nous inflige un Johnny Rotten, devenu si vieux qu'il a besoin de rappeler à qui veut l'entendre - et surtout le croire - que sans lui et les Sex Pistols, rien, ou presque, en ce qui concerne cette scène n'aurait existé. Il n'est pas le seul à placer le curseur de la vantardise au mauvais endroit mais comme nos grands-parents radoteurs on ne peut pas s'en émouvoir. Quoiqu'ils peuvent dire comme conneries inexactes, nous gardons tout de même une part de tendresse à leur égard. Nous sommes trop conscients qu'avec un peu de malchance, c'est aussi ce qui nous attend.

mardi 27 septembre 2016

Wax Digger Reviews Express #08 : Madness ~ Fabulous Poodles ~ Blondie


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Wax Digger Reviews Express 08

En cette fin de mois de septembre, trois vinyles issus de la fin des années soixante-dix sont au programme de ce huitième Wax Digger Reviews Express. 


Madness ~ One Step Beyond (1979)

Playlist : 1- One Step Beyond / 2- My Girl / 3- Night Boat To Cairo / 4- Believe Me / 5- Land Of Hope And Glory / 6- The Prince / 7- Tarzan's Nuts / 8- In The Middle Of The Night / 9- Bed And Breakfast Man / 10- Razor Blade Alley / 11- Swan Lake / 12- Rockin' In AB / 12- Mummy's Boy / 13- Madness / 14- Chipmunks Are Go !

Madness, madness, they call it Madness...


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Stiff Records
 On ne le présente plus et pour cause. Même sur la planète Mars, sans doute, ils connaissent les sonorités ska/punk de ce groupe influent pendant les années soixante-dix. Malgré tout, qui a retenu les noms de ces musiciens ? Pas le temps de réparer cette injustice. Ce qui prime avant tout c'est de souligner leur capacité à redonner le sourire en un instant, un véritable talent. On le sait, une musique enjouée n'est qu'un moyen comme un autre de cacher avec pudeur des choses plus profondes. Cet album n'y fait pas exception. One Step Beyond est une plongée abrupte au cœur d'une Angleterre en demi-teinte, et ce sur environ tous les plans. Mille neuf cent soixante-dix-neuf, la première lame de fond punk vient de s'échouer tandis qu'un grand public découvre un mélange de danse et de rugosité. Un juste retour des choses au carrefour des chemins et des influences. Un album est figé au creux d'une époque qui, elle, diffère selon les individus. Les murs de tous les clubs rock - il en existe encore ? - autour du globe, résonnent encore des pas de danse chaloupés provenant de Doc Martens usées par la vie.

 Si une grande majorité de ces lieux sont désormais réduis à peau de chagrin, personne n'a oublié l'ambiance folle que n'importe lequel de ces titres arrivait à produire dans la pénombre. Une foule survoltée prenait place au milieu d'une piste clairsemée ou non, suivant l'heure de la nuit. Alors bien sûr, la pole position des plus joués jusqu'à la lassitude appartient au titre phare et éponyme. On l'oublie à force mais ce morceau a été écrit par un musicien jamaïcain avant d'être repris par les britanniques. Ne nous arrêtons pas à cela, ce n'est pas vraiment le genre de la maison ni le plus intéressant. Beaucoup de titres présents sur ce disque marchent encore comme au premier jour de leurs découvertes des années plus tôt. Je n'avais plus entendu l'album One Step Beyond depuis longtemps et ce fut un authentique plaisir de retrouver ces airs agrémentés d'un élégant saxophone. Quand un corps est réfractaire à la danse, il suffit de lui mettre ces chansons pour le faire changer d'avis en douceur.

 Certains, et je ne pourrais pas leur donner tort, ne jureront que par The Specials mais ce n'est pas tout à fait la même chose, ni la même démarche. Eux sont bien plus politisés et sérieux qu'un Madness, dans le fond et dans la forme. Néanmoins il manque à notre présent tous ces airs ska, punk synonymes de soirées d’errance. Des nuits où tout, surtout le meilleur, peut arriver. D'autres genres musicaux les ont remplacés et plutôt bien. Pour autant un retour de cette musique sur le devant de la scène ferait le plus grand bien à notre monde, tout en remettant en cause un bon nombre de ses nouvelles valeurs trop sages. Quoique, j'ai bien peur que sans une sincérité aussi affirmée que celle exprimée à la fin des années soixante-dix cet espoir soit vain. C'est sans doute même salutaire que toutes ces vieilles chansons restent confinées au sein d'une période, ensevelies sous nos souvenirs afin de ne pas en dénaturer son esprit optimiste. Bref, si ce n'est pas encore fait, n'attendez plus et écoutez One Step Beyond pour retrouver le sourire.

mardi 17 mai 2016

Chronique : Bikini Kill (EP, 1992)


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Kill Rock Stars

Playlist : 1- Double Dare Ya / 2- Liar / 3- Carnival / 4- Suck My Left One / 5- Feels Blind / 6- Thurston Hearts The Who 

Premier EP d'un groupe pas tout à fait comme les autres, Bikini Kill sort au début des années mille neuf cent quatre-vingt-dix sur le label Kill Rock Stars. 


Y'en a des biens. 


 Décidément ce mois de mai est brutal. Tout est une histoire de période et en ce moment je m'adonne au plaisir de disques que l'on pourrait qualifier de bestiaux ou de bruyants. D'ailleurs, avant d'aller à l'essentiel, et bien qu'il soit difficile de ne pas aborder le sujet dans une chronique lié qu'on le veuille ou non à celui-ci, le choix d'un groupe affichant avec hargne son féminisme n'a aucun espèce de rapport avec l'actualité. Depuis sa création j'avais envie qu'un digne représentant du mouvement Riot Grrrl apparaisse sur WDR. Il aura fait partie de mes premières sensations musicales, il le mérite. Espérons juste que l'hommage voulu soit tout aussi digne de la richesse culturelle qu'une grande majorité de ces groupes m'auront apporté lors de ma période grunge. Puis de toute façon le sexisme d'une partie de la classe politique n'est en rien une nouveauté, c'est ce qui rend cette situation plus triste qu'à proprement parler choquante. Les mœurs n'évolueront probablement que lorsque l’humanité sera éteinte sauf si, d'ici là, une part importante d'hommes politiques sont là où il devraient être, en prison. Oui je suis au courant, il faut éviter les amalgames et être positif envers nos élites. Avant de se faire taper sur les doigts, mesurons de suite le propos en disant que certains ne méritent pas la prison mais seulement des travaux d'intérêts généraux. Voilà, j’espère qu'avec cette petite précision j'éviterai le goulag. Donc les claquements d'élastiques de culottes, les remarques déplacées, les attitudes mesquines de nos chers élus - qui ne sont pas les seuls - atteint de calvitie - ou pas - ne sont pas une motivation à une chronique car rien ne changera. Il y a fort à parier que d'ici une dizaine d'années, quand une autre de ces sordides affaires sortira dans la presse, nous feindrons à nouveau de ne pas nous souvenir du passé, tout en nous étonnant que ces scandales durent encore et toujours avec la même vivacité. Après tout, ne pas retenir les leçons doublé d'une hypocrisie à toute épreuve sont bien deux caractéristiques de l’espèce humaine alors tout va bien, comme dirait l'autre.

mardi 3 mai 2016

Chronique : Sex Pistols ~ Never Mind The Bollocks, Here's The Sex Pistols (1977)


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Glitterbest

Playlist (Glitterbest Press): 1- Holidays In The Sun / 2- Liar / 3- No Feelings / 4- God Save The Queen / 5- Problems / 6- Submission / 7- Seventeen / 8-Anarchy In The UK / 9- Bodies / 10- Pretty Vacant / 11- New York / 12- EMI 

Grand amateur de punk, il fallait bien que ça arrive. S'attendre à la chronique d'un des albums les plus mondialement connus. Never Mind The Bollocks, Here's The Sex Pistols est paradoxal, c'est ce que nous allons voir sans plus tarder.


Don't know what i want, but i know how to get it. 


 Tandis que Donna Summer, au cours de l'été mille neuf cent soixante-dix-sept, interprète son envoûtant I Feel Love dans d'illustres clubs new-yorkais, les heureux spectateurs cocaïnomanes aux regards libidineux ne se doutent pas encore que la musique entrera dans une nouvelle ère dès l'automne. Une nouvelle mode, que dis-je, une nouvelle façon de vivre s’apprête à éclater au grand jour, bien décidée à heurter la sensiblerie ambiante. Qu'elle soit jugée vulgaire, brutale ou perspicace, cette attaque de l'establishment aura plus de similitudes avec une explosion atomique qu'avec une de ses futiles et traditionnelles révolutions pacifiques. Lassés d'une uto-hippie aux louanges datées, de grosses poignées de jeunes gens sont déterminés à taper un grand coup dans la fourmilière. Les pionniers étaient présents depuis plus d'une décennie, ils n'auront pas attendu un mois d'octobre pour rejoindre une cohorte qui ne cessera de s'élargir. On les voyait bien, traîner, vagabonder dans les rues des sociétés occidentales, tuant l'ennui pour ne pas avoir à se tuer eux-mêmes. Ils attendaient leur heure, le signal de l'indécence. L'alarme internationale viendra, en autre, de ce disque. Dès lors, il n'y aura aucunes ambiguïtés sur les ennemis désignés. Musiques dîtes compliquée, valeurs qui n'ont de sens que pour ceux qui les appliquent, seront les cibles prioritaires. Dans ces circonstances, sur le sol anglais du moins, une des premières évidences voudra que la loyauté ancestrale envers sa majesté soit remise en question, sinon à proscrire. Encore en vogue, le progressif devient le symbole à brûler en toute hâte avec ses chansons trop longues ne permettant aucun défouloir libérateur, aucunes violences bienfaitrices. Selon eux, il est grand temps de redonner au rock'n'roll ses lettres de noblesses et de s'en servir afin d'haranguer une foule presque inerte, quitte à arborer non sans une pointe de fierté des t-shirt anti Pink Floyd, pour ne citer qu'eux. Ils ne sont pas si sectaires, ils garderont en provenance des années soixante la drogue et le sexe disons libre. Justement, pour ce qui est de la liberté avec un grand L, ils s'en foutent puisqu'ils l'obtiendront de gré ou de force en bravant tous les interdits en vigueur, au risque de la perdre définitivement. Ces personnes dont on parle, quoiqu'ils en disent avec le recul, n'avaient pour l'heure aucunes vocations à changer le monde, tout au mieux leur propre quotidien. Pourtant, d'une certaine façon, de part les scandales à répétition, les mythes qu'ils forgeront mais surtout les principes qu'ils laisseront, ils y seront parvenu.

mardi 5 avril 2016

Chronique : The Gun Club ~ Miami (1982)


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Music On Vinyl

Playlist : 1- Carry Home / 2- Like Calling Up Thunder / 3- Brother And Sister / 4- Run Trought The Jungle / 5- Devil In The Wood / 6- Texas Serenade / 7- Watermelon Man / 8- Bad Indian / 9- John Hardy / 10- Fire of Love / 11- Sleeping In Blood City / 12- Mother Of Earth

Original et flamboyant, c'est au tour de l'album Miami du groupe The Gun Club d’être passé en revue dans une nouvelle chronique.  


One Way Or Another.


 Dans ce nouveau millénaire, il y a les récentes rééditions vinyles qui n'ont comme intérêt que le portefeuille de mieux en mieux garni de ceux qui les produisent et puis il y a les autres. Les attrayantes autant, cette fois, sur un plan financier pour le consommateur que pour la qualité artistique qu'elles proposent. Celles qui remettent sur un même pied d'égalité des artistes quelques peu oubliés dans le grand business qu'est devenu/qu'a toujours été la musique. Malgré une discographie conséquente, The Gun Club, qui seront co-produits par le célèbre label parisien New Rose, en plus de disposer des droits pour l'Europe et l'Asie, n'aura, à n'en pas douter, jamais trouvé le moyen d'être assez vendeur. Ignoré du grand public, adulé par le reste, ce groupe de son vivant ne connaîtra pas le succès qu'il aurait pu/dû mériter à la parution de son deuxième album intitulé Miami, paru sur Animal Records, en mille neuf cent quatre-vingt-deux et c'est bien dommage.

mardi 18 août 2015

Chronique : Suicidal Tendencies ~ Suicidal Tendencies (1983)


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Frontier


Playlist : 1- Suicide's An Alternative / You'll Be Sorry / 2- Two Sided Politics / 3- I Shot Devil / 4- Subliminal / 5- Won't Fall In Love Today / 6- Institutionalized / 7- Memories Of Tomorrow / 8- Possessed / 9- I Saw Your Mommy / 10- Fascist Pig / 11- I Want More / 12- Suicidal Faillure

Premier album d'une longue série, Suicidal Tendencies sort dans les bacs en mille neuf cent quatre-vingt-trois. Hardcore tant dans sa forme que dans son fond, les idées prônées à l'intérieur de ce disque ne plairont pas à certains mais séduiront tous les autres. Plaisir de vivre contre besoin d'en finir, les jeux sont faits, rien ne va plus. 



Be Initial S.T


 Bon ça suffit de se morfondre dans quelques pubs anglais du cœur de Londres comme disait l'autre en mille neuf cent soixante-huit, on se remet à faire des chroniques, du moins on essaie, ça nous fera peut-être oublier ces divers naufrages estivaux qui se veulent annuels. Puisque l'humeur est en deuil et les envies stérilisées, partons pour la Californie, pour être précis à Venice. Non pour y trouver un soleil qui me fatigue déjà assez de là où je suis mais pour parler d'un collectif qui me tient aux tripes depuis fort longtemps. Fondé en mille neuf cent quatre-vingt-un, ce quatuor connaît des débuts difficiles. Une grande routine dans ce business. Plus disposés à faire la fête qu'à prendre au sérieux leur musique, ces artistes seront qualifiés de plus grands connards par un fanzine local. Ils devaient être objectifs puisque en l'espace de quelques mois ces mêmes p'tits gars leur décerneront cette fois la palme du meilleur nouveau groupe. Quoiqu'il en soit Suicidal Tendencies enchaîne les concerts sans discontinué et engrange les fans dix par dix. Violents sur scène, les membres, Mike Muir en-tête, chanteur de sa profession, donc plus mis en avant, ne tarderont pas à être accusés d'appartenir à un gang. Vraie rumeur ou fausse accusation, la cause de ce tapage est à imputer en partie, il en faut peu en Amérique, aux bandanas bleus que tous arborent et qui depuis sont devenus un signe de ralliement à la cause. Une formation sentant la guerre de territoire attire les maisons de disques plus vite qu'un banc de requins à pointe noire, ainsi ils recevront pas mal de propositions d'une honnêteté inégale puis choisiront le label indépendant Frontier. Dès lors une aventure mondiale débute. Une odyssée pas prête de se conclure.

mardi 2 juin 2015

Chronique : Black Flag ~ Damaged (1981)


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STT

Playlist : 1- Rise Above / 2- Spray Paint / 3- Six Pack / 4- What I See / 5- TV Party / 6- Thirsty And Miserable / 7- Police Story / 8- Gimme Gimme Gimme / 9- Depression / 10- Room 13 / 11-  Damaged II / 12- No More / 13- Padded Cell / 14- Life Of Pain / 15- Damaged I

Album à l'influence énorme sur le mouvement punk, Damaged est édité en 1981 et devient le porte étendard hardcore de toute une génération.

 Devant l'indolence des maisons de disques en 1977 à sortir leur premier 45T : Nervous Breakdown, les Black Flag relèvent leurs manches et décident de fonder un label, qui deviendra tout aussi culte qu'eux-mêmes, STT (Solid State Turners) - qui accueillera en son sein d'illustres groupes tels Sonic Youth, Hüsker Dü, Dinosaur Jr... . Ceci fait, ils peuvent enfin sortir un premier single un an plus tard. En 1979, cette fois, Keith Morris, leader du groupe, décide de claquer la porte pour créer les Circle Jerks ; il sera remplacé l'espace de quelques temps par Dez Cadena, jusqu'au soir où, lors d'un concert, un jeune fan monte sur la scène, s'empare du micro, hurle dedans et sautille partout. Ce jeune homme n'est autre qu'Henry Rollins, alors vendeur de glaces, qui deviendra très vite la nouvelle figure emblématique du  punk hardcore.

mercredi 20 mai 2015

Wax Diggers Reviews Express #05 : Bad Brains ~ Dead Boys ~ Dead Kennedys ~ Wipers.


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WDR Express #05

Pour cause de refonte des toutes premières chroniques publiées, non sans une certaine nonchalance qui certes me caractérise parfois, les WDRE s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. Alors en attendant une prochaine Selecta actuellement en préparation, voici quatre disques punk qu'il faut avoir écouté au moins une fois dans sa vie et le tout en express évidemment.


Bad Brains - Rock For Light (1983)


Playlist : 1- Coptic Time / 2- Attitude / 3- We Will Not / 4- Sailin' On / 5- Rally Round Jah Throne / 6- Right Bridage / 7- F.V.K / 8- Riot Squad / 9- The Meek Shall Inherit The Earth / 10- Joshua's Song  /11- Banned In DC / 12- How Low Can A Punk Get  / 13- Big Takeover /14- I And I Survive / 15- Destroy Babylon / 16- Rock For Light / 17- At The Movies

 Résolument à part dans l'univers du punk hardcore, Bad Brains n'en figure pas moins parmi les pionniers. Rock For Light entremêle avec passion toute la rage dévastatrice de ce genre et la philosophie rasta. Un peu comme si Max Romeo et Johnny Rotten se défonçaient à l'acide avant de produire un grand disque. 

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PVC Records
C'est en 1983 que le groupe de Washington DC nous honore d'un splendide deuxième opus. Dix sept morceaux d'une intensité folle pour une durée totale d'une quarantaine de minutes. Plutôt pas mal comme ratio, autant dire que les moments de répit seront rares et tant mieux car ils n'en seront que plus marquants.
Fidèles à la plus pure tradition hardcore les quatre rastas jouent vite, jouent fort, avec une vivacité jusqu'alors rarement atteinte. Mais ce qui diffère avec beaucoup d'autres groupes prônant le Do It Yourself le plus extrême c'est avant tout la virtuosité dont fait preuve Dr Know. Si les non éclairés pourraient n'y voir en premier lieu que du bruit, grondant, parasitant tout sur son chemin, je vous le certifie ce guitariste qui découvrit le punk avec les Sex Pistols et les Ramones, entre autres, est purement incroyable.

Rock For Light a été produit par Ric Ocasek, connu pour être le chanteur-guitariste du (très mauvais) groupe The Cars. Heureusement, pour lui comme pour nous, il s'en sort ici haut la main en produisant avec justesse un album fondateur. Punk, oui il l'est résolument. Hargneux, furieux, son envie d'en découdre dans un large fracas éclabousse l'auditeur et pire le contamine. Chaque note parcourt notre sang avec la plus grande sincérité pour peu que l'on ne soit pas réfractaire aux solides charges d’électricité qui ne demandaient pourtant qu'un ampli pour jaillir dans une explosion de décibels. Il suffit d'écouter Sailin On, Destroy Babylon, Banned in D.C et tant d'autres, pour être recouvert dans la seconde de cette sueur contestataire qui, pour ma part, doit être bénéfique et source d'inspiration pour tout un chacun.

lundi 22 avril 2013

Chronique : The Velvet Underground ~ White Light/White Heat (1968)


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MGM


Playlist : 1- White Light/White Heat / 2- The Gift / 3- Lady Godivia's Operation / 4- Here She Comes Now / 5- I Heard Her Call My Name / 6- Sister Ray

Dorénavant maître de sa direction artistique, Velvet Underground réalise en 1968 son album le plus fou.

 Après avoir réalisé un des plus grands albums de tous les temps, Velvet Underground se sépare de son célèbre mentor, Andy Warhol. La fascinante chanteuse Nico se voit elle aussi contrainte de quitter un groupe qui compte désormais évoluer à sa façon. En résulte un second disque follement extrême enregistré en à peine deux jours. Cette transition s'assume tout d'abord au travers d'une pochette arborant un noir profond - avec tout de même un tatouage représentant un crâne en bas à gauche, si si regardez bien. Exit le pop art bourgeois se trouvant sur The Velvet Underground & Nico, le groupe affranchi de tout regard extérieur entend bien faire ce qui lui plaît artistiquement sans concession aucune.

jeudi 18 avril 2013

Chronique : The Stooges ~ The Stooges (1969)


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Elektra

Playlist : 1- 1969 / 2- I Wanna Be Your Dog / 3- We Will Fall / 4- No Fun / 5- Real Cool Time / 6- Ann / 7- Not Right / 8- Little Doll

5 août 1969, The Stooges s’apprête à sortir son premier opus sur le label Elektra. Un premier essai réussi mais pas exempt de tout défaut.

 Danny Fields, découvreur de talent de la maison de disques Elektra, doit partir en 1968 au Grande Ballroom de Detroit avec pour consigne de signer les MC 5 après leur concert. Il repartira ravi de ce show devenu mythique, non pas avec un mais bien deux nouveaux groupes dans son catalogue, puisque Fields tombe sous le charme des jeunes musiciens ouvrant la première partie des Motor City Five. Ce groupe, qu'il trouva époustouflant, n'est autre que The Stooges, composé initialement des frères Asheton (Ron à la guitare et Scott à la batterie), de Dave Alexander à la basse ainsi que de James Osterberg - plus connu sous le nom d'Iggy Pop - au chant.


jeudi 14 février 2013

Chronique : Marquis de Sade ~ Dantzig Twist (1979)


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Pathé

Playlist : 1- Set In Motion Memories / 2- Henry / 3- Walls / 4- Conrad Veidt / 5- Nacht Und Nebel / 6- Who Said Why ? / 7- Japanese Spy / 8- Skin Disease / 9- Boys Boys / 10- Smiles 

Dantzig Twist est le premier album du groupe Marquis de Sade sorti en 1979 sur le label Pathé.

 La ville de Rennes connut au début des années 80 une forte activité musicale. Ce courant que les journalistes baptiseront de façon assez simpliste la scène rock rennaise avait, du moins pour la plupart, des héros s'appelant David Bowie, Velvet Underground ou les Stranglers. Plusieurs groupes tirèrent leurs épingles du jeu durant cette période faste. On citera parmi eux les plus illustres :  Niagara, les Kalashnikov, Tohu Bohu, ou bien encore Étienne Daho. Le dénominateur commun de toute cette scène n'est autre que le duo de saxophonistes Philippe Herpin et Daniel Paboeuf qui officie sur presque tous ces disques et, bien entendu, on les retrouve sur Dantzig Twist puisque Marquis de Sade fait aussi partie de cette nouvelle vague.


mardi 22 janvier 2013

Chronique : The Distillers ~ Sing Sing Death House (2002)


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Hellcat Records

Playlist : 1- Sick Of It All / 2- I Am Revenant / 3- Seneca Falls / 4- The Youn Crazed Peeling / 5- Sing Sing Death House / 6- Bullet And The Bullseye / 7- City Of Angels / 8- Young Girl / 9- Hate Me / 10- Desperate / 11- I Understand / 12- Lordy Lordy

Brody Dalle, chanteuse-hurleuse des Distillers, nous revient avec un deuxième album qui fera passer le plus dur des punks pour une petite fille sage.


 Groupe formé en 1998, The Distillers signe sur le label Epitaph et sort pour l’an 2000 son premier album éponyme qui est plutôt bon sans pour autant devoir crier au génie. Deux ans plus tard après un changement de line-up, c’est au tour de Sing Sing Death House de voir le jour sur Hellcat Records - maison de disques proposant les superbes compilations Give'Em The Boot. Cette fois l’affaire est toute autre, puisque ce deuxième opus reste encore de nos jours la meilleure œuvre du groupe et de cette période où le punk Américain retrouvait, pour peu de temps, un second souffle. 

samedi 22 décembre 2012

Chronique : The Vandals ~ Oi To The World ! (Christmas With The Vandals) (1996)


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Kung Fu Records

Playlist : 1- A Gun For Christmas / 2- Grandpa's Last Xmas / 3- Thanx For Nothing / 4- Oi To The World / 5- Nothing Going To Ruin My Holiday / 6- Christmas Time For My Penis / 7- I Don't Believe In Santa Claus / 8- My First Xmas (As A Woman) / 9- Dance Of The Sugarplum Fairies / 10- Here I Am Lord / 11- C-H-R-I-S-T-M-A-S / 12- Hang Myself From The Tree 

C'est Noël ! l'heure d'ouvrir nos cadeaux tant attendus avec un grand sourire aux lèvres, contempler le regard d'un enfant qui découvre son nouveau jouet pour finalement jouer avec l'emballage. Ah ! qu'il est beau cet instant plein de grâce... Sinon, pour les plus grands ou les aigris qui n'ont plus cette magie en eux et qui ne se sentent pas concernés par ce joyeux moment, préférant plutôt vider leur troisième bouteille de champagne, il y a cet album : Oi To The World ! (Christmas With Vandals) sorti en 1996 sur le label Kung Fu Records.

 S'il y a bien une fête importante dans les sociétés occidentales c'est Noël. Que l'on aime ou pas, c'est un passage obligé qu'on ne manquera pas de nous imposer quoiqu'il arrive dans ce monde. Je rêve par exemple d'une grande chaîne de télé qui, le soir du 24, ne diffuse pas un programme niais en rapport à cet événement, mais mon rêve, il faut bien l'admettre, restera lettre morte. 
Pour l'industrie musicale c'est aussi un grand événement, l'occasion pour elle de ressortir quantité de disques : de la énième compilation re-re-remixée aux offres marketing bien connues qui consistent à sortir un CD avec des morceaux en plus, ils usent de tous les stratagèmes malfaisants possibles. Autre manœuvre pour nous faire dépenser notre argent si convoité, mais qui est un peu plus intéressante toutefois pour l'acheteur, celle de sortir un album spécialement pour Noël. L’Amérique est passée maître dans cet art, tout un tas d'artistes de variété sortent un album prévu à cet effet pour le plus grand plaisir des fans assoiffés de jolies mélodies parsemées de sons de clochettes scintillantes.


vendredi 30 novembre 2012

Chronique : Infectious Groove ~ The Plague That Makes Your Booty Move... It's The Infectious Groove (1991)


Infectious Groove - The Plague That Makes Your Booty Move... It's The Infectious Groove (1991) art sound
Epic

Playlist : 1- Punk It Up / 2- Therapy / 3- I Look Funny ? / 4- Stop Funk'n With My Head / 5- I'm Gonna Be My King / 6- Closed Session / 7- Infectious Grooves / 8- Infectious Blues / 9- Monster Skank / 10- Back To The People / 11- Turn Your Head / 12- You Lie...And Yo Breath Stank / 13- Do The Sinister / 14- Mandatory Love Son / 15- Infecto Groovalistic / 16- Thanx But No Thanx

The Plague That Makes Your Booty Move... It's The Infectious Groove sort en 1991 sur le label Epic. Amateurs de basses rutilantes et de fusion metal funk, cet album va vous plaire.

 Avant de parler plus en profondeur de cet album, il serait bon de revenir sur la genèse d'Infectious Groove. Alors que Mike Muir et Robert Trujillo officient déjà depuis quelques années dans le groupe de punk hardcore, Suicidal Tendencies, ils décident de fonder en 1991 un nouveau projet en parallèle. On abandonne la vitesse d’exécution au profit d'un groove de folie. Une musique cette fois plus orientée fusion et qui repose surtout sur le jeu de basse de Trujillo. Infectious Groove c'est donc la rencontre du funk et du métal mêlé à un soupçon de punk hardcore, rien de moins. Si le groupe ne devait être au départ qu'un délire entre amis, il trouvera rapidement un certain succès auprès du public. Succès mérité puisque le son des Infectious reste encore aujourd'hui assez unique, toujours novateur et garanti sans prise de tête.


vendredi 2 novembre 2012

Chronique : Nuggets : Original Artyfacts From The First Psychedelic Era, 1965-1968 (1972)


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Elektra

Playlist : 1- I Had Too Much To Dream (The Electric Prunes) / 2- Dirty Water (The Standells) / 3- Night Time (The Strangeloves) / 4- Lies (The Knickerbockers) / 5- Respect (The Vagrants) / 6- A Public Execution (Mouse) / 7- No Time Like The Right Time (The Blues Project) / 8- Oh Yeah (The Shadows Of Knight) / 9- Pushin' Too Hard (The Seeds) / 10- Moulty (The Barbarians) / 11-  Don't Look Back (The Remains) / 12- An Invitation To Cry (The Magicians) / 13- Liar,Liar (The Castaways) / 14- You're Gonna Miss Me (13th Floor Elevators) / 15- Psychotic Reaction (Count Five) / 16- Hey Joe (The Leaves) / 17- Romeo & Juliet (Michael and the Messengers / 18- Sugar And Spice (The Cryan' Shames) / 19- Baby Please Don't Go (The Amboy Dukes) / 20- Tobacco Road (Blues Magoos) / 21- Let's Talk About Girls (The Chocolate Watchband) / 22- Sit Down, I Think I Love You (The Mojo Men) / 23- Run, Run, Run (The Third Rail) / 24- My World Fell Down (Sagittarius) / 25- Open My Eyes (Nazz) / 26- Farmer John (The Premiers) / 27- It's-a-Happening (The Magic Mushrooms)

Sortie pour la première fois en 1972, Nuggets : Original Artyfacts From The First Psychedelic Era, 1965-1968, est une compilation culte comprenant vingt-sept titres de rock garage et psychédélique.

 Jac Holzman, fondateur de la maison de disques Elektra, et Lenny Kaye, qui deviendra le guitariste de Patti Smith, eurent l'idée de réunir sur un double vinyle une trentaine d'artistes qui, en 1972, étaient déjà pour la plupart d'entre eux tombés dans l'oubli. Le futur mouvement punk sera grandement influencé par tous ces groupes, par le rock garage dans son ensemble, mais surtout par ce disque. Une oeuvre dans laquelle nous pouvons d'ailleurs pour la première fois apercevoir le terme punk dans les notes de sa pochette.


jeudi 1 novembre 2012

Chronique : Sonic Youth ~ Goo (1990)


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DGC

Playlist : 1- Dirty Boots / 2- Tunic (Song For Karen) / 3- Mary-Christ / 4- Kool Thing / 5- Mote / 6- My Friend Goo / 7- Disappearer / 8- Mildred Pierce / 9- Cinderella's Big Score / 10- Scooter + Jinx / 11- Titanium Expose

Que se passe-t-il quand un des groupes les plus talentueux de la scène alternative signe sur une major ? La réponse ne tient qu'en trois lettres : Goo. 

 Les nouveaux venus pourraient en douter en l'écoutant, mais à l'époque de sa sortie Goo constituait une porte d'entrée idéale dans le vaste univers noisy des Sonic Youth. Mieux produit, moins sale, légèrement plus pop et donc plus accessible au commun des mortels qu'un Evol ou que Daydream Nation (tous deux excellents). Malgré ce côté en apparence plus sage, Goo reste un disque qui donne le tournis quand on le découvre - ou le redécouvre après plusieurs années - tant il y a de matières à ingurgiter, de sons à décortiquer. Un travail qui demandera des dizaines d'écoutes attentives pour en assimiler tous les recoins... finalement comme toujours avec le groupe le plus branché de New York.


lundi 3 septembre 2012

Chronique : Give'Em The Boot (1997)


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Hellcat Records


Playlist : 1- The Brothels (Rancid) / 2- Watch This (The Slackers) / 3- Can't Wait (Hepcat) / 4- New Breed (The Pietasters) / 5- Spirits Of The Streets (The Business) / 6- Los Hombres No Lloran (Voodoo Glow Skulls) / 7- Barroom Heroes (Dropkick Murphys) / 8- Does He Love You (Skinnerbox) / 9- 17 @ 17 (The Upbeat) / 10- Open Season (Stubborn All-Stars) / 11- Beautiful Girl (The Gadjits) / 12- Roots Radicals (Union 13) / 13- Jaks (U.S. Bombs) / 14- Fifteenth And T (Swingin' Utters) / 15- Latin Goes Ska (Skatalites) / 16- Policeman (The Silencers) / 17- Heart Like A Lion (Pressure Point) / 18- Infested (Choking Victim) / 19- No Time (F-Minus) / 20- Playtime (Dave Hillyard And The Rocksteady Seven)


Compilation réunissant vingt artistes de punk et de ska, Give Em The Boot est sortie en 1997 sur le - alors très jeune - label Hellcat Records. Un disque à posséder pour toute sa richesse.

 Hellcat Records est une branche de la maison de disques Epitath Records créée par Brett Gurewitz, le guitariste du groupe Bad Religion. Tim Armstrong, qui lui aussi officie à la guitare mais cette fois dans le groupe Rancid, le rejoint et ils fondent ensemble le label du chat de l'enfer. De nombreux disques naîtront sous la houlette de ces deux pointures du punk californien des années 90, mais l'un de mes préférés reste cette magnifique compilation. Alternant avec brio la brutalité du punk rock et le groove chaloupé du ska, Give'Em The Boot est de bout en bout excellent. Il comprend un bon nombre d'artistes majeurs du genre qui ne cesseront de prouver par la suite leur talent et ce depuis une quinzaine d'années. Il existe, pour l'instant, sept compilations contenant un mini poster. A noter qu'un DVD éponyme est sorti dans le commerce.

mardi 14 août 2012

Chronique : MC 5 ~ Kick Out The Jams (1969)


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Elektra

Playlist : 1- Ramblin' Rose / 2- Kick Out The Jams / 3- Come Together / 4- Rocket Reducer N°62 (Rama Lama Fa Fa Fa) / 5- Bordeline / 6- Motor City Is Burning / 7- I Want You Right Now / 8- Starship

Kick Out The Jams est le premier album du groupe MC 5 sorti en 1969 sur le label Elektra. Bénéficiant de nos jours d'un culte quasi intouchable, cet opus marquera à tout jamais l'histoire du rock.

 Un live comme premier album, il faut avouer que c'est assez peu courant et qu'il vaut mieux être sûr de soi avant de s'y essayer. De la confiance, les MC 5 en sont blindé. Ils ont écumé toutes les scènes du Michigan, glanant de en plus en plus de fans et gagnant au passage une réputation plus que sulfureuse de la part des médias locaux. A tel point que le groupe sera vite remarqué par le PDG de la maison de disque Elektra qui, devant tant de fougue, ne pouvait pas faire autrement que de les signer. Ce concert a été enregistré lors de deux soirées le 30 et 31 octobre 1968 au Russ Gibb's Ballroom de Détroit.

lundi 30 juillet 2012

Chronique : Television ~ Marquee Moon (1977)


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Elektra

Playlist : 1- See No Evil / 2- Venus / 3- Friction / 4- Marquee Moon / 5- Elevation / 6- Guiding Light / 7- Prove It / 8- Torn Curtain 

Sorti en pleine période punk en 1977 sur le label Elektra, Marquee Moon, le premier album de Television est considéré par tous les classements musicaux comme une œuvre majeure du rock et cette réputation n'est en aucun cas usurpée.

 Formé en 1973 dans la ville de New York, le groupe Television compte parmi ses membres Tom Verlaine et Richard Hell. Très vite, ce dernier quittera l'aventure pour créer sa propre formation, Richard Hell And The Voivoids. 
Mais retournons à Television, le premier album sortira donc quatre ans plus tard et sera un échec retentissant à sa sortie. Faute sans doute, aux long solos et autres envolées instrumentales que comporte le disque dans une ère où ce n'était plus de mise. Le groupe ne survivra pas et se sépare un an plus tard.