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mardi 28 février 2017

Wax Digger Reviews Express #10 : Hot Tuna, Phantom of Paradise, The Zombies


Wax Digger Reviews Express #10


Une bande originale et deux classiques du rock sont le programme psychédélique de ce dixième Wax Digger Reviews Express. 


Hot Tuna ~ America's Choice (1975)


Playlist : 1- Sleep Song / 2- Funky #07 / 3- Walkin' Blues / 4- Invitation / 5- Hit Single #1 / 6- Serpent Of Dreams / 7- I Don't Wanna Go  / 8- Great Divide : Revisited

America's Choice plutôt qu'America First.


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Grunt Records

Paru en mai mille neuf cent soixante-quinze, America's Choice ratisse large sans en perdre sa dignité. Un néophyte curieux de l'univers blues-rock trouvera en ce disque une parfaite et accueillante porte d'entrée. De fait, le féru du genre se sentira lui, à juste titre, en terrain connu. Les deux camps seront quoiqu'il advienne conquis, c'est une certitude tant Hot Tuna est facile d'accès. Sans être monumental, il faut louer le travail effectué. Certes en premier par les musiciens eux-même mais n'oublions jamais les petites mains de l'ombre. Ceux assis de longues heures derrière une table de mixage avec pour seul but de rendre un devoir propre. America's Choice prône ce large rassemblement des esprits jusqu'à sa fin. Rien ne dépasse, tout est conforme à l’appellation. Parfois, souvent, il sonne lisse et neutre, sans éclats. C'est à ces instants précis qu'une folie d'une douceur relative et revendiquée débarque afin de gommer cette forte impression. D'ailleurs, la première chanson, Sleep Song, donne une bonne vue d'ensemble. Assez vite, une forte touche psyché s'additionne à l'alchimie et tous ces passages réussis font de ce disque un très bon moment pour ce qu'il propose. Ces envolées ajoutent du corps et une âme, car je me dois encore une fois d'insister : pour celui qui connaît le blues-rock, l'originalité ne sera jamais, ou rarement, au rendez-vous. 

 Et c'est bien là où le bât blesse. Le coutumier alterne sans cesse entre un sincère enthousiasme débordant et une flopée de sentiments beaucoup plus mesurés. Rien n'y est mauvais ni même juste bon, au contraire, sauf qu'une chanson sur deux, tombe dans le classique trop entendu, déjà à cette période. En mille neuf cent soixante-quinze, une foultitude de groupes s'étaient aventuré en masse sur ces terres et en avaient dés lors tiré une quintessence palpitante disposant de bien plus de trouvailles. 
Quelquefois, cette émotion sera aussi présente mais à si peu de moments, que ça en devient regrettable. Ce disque est à ranger aux côtés des faussaires talentueux. Un bon point pour lui, America's Choice a été enregistré à San Francisco. il en a l'âme, le bagout, la virtuosité ainsi que l'odeur des drogues. Jorma Kaukonen confirme son habilité à la guitare et au chant alors que dans le même temps, Jack Casady à la basse, réalise une prestation sans écueils, notamment sur l'excellent Invitation. Et puisque nous y sommes, autant féliciter son comparse, Bob Steeler à la batterie qui lui est tout aussi dans le coup. Malgré la tiédeur de l'introduction, il ne faut pas faire la fine bouche. Certains morceaux tirent vraiment leur épingle du jeu. C'est le cas par exemple de Serpent of Dreams et surtout de I Don't Wanna Go, entre autres.

 S'il ne se trouve pas à cent pour cent dans sa musique, le génie se place dans cette pochette. Affichant un baril de lessive en trompe œil, elle se montre originale et inventive. L'ingéniosité a largement été saluée depuis, puisque l'artwork figure en bonne position de tous les bouquins traient du vinyle. Ils pullulent dans les rayons de la fnac depuis le revival de ce format audio. Avoir un design astucieux, signé Frank Mulvey, ne suffit pas si le principal intérêt sonne fade. Quoi que l'on pense de leur classicisme, voilà un défaut que ces longs morceaux, plus de cinq minutes en moyenne, n'ont définitivement pas. America's Choice me rappelle par bien des aspects l'excellent #01 du groupe Big Star. Il provoque cette même bonne humeur en tout cas. Alors bien sûr sa dualité sera une force ou une faiblesse selon les goûts et les conditions d'utilisation propres à chacun. Nickel pour une soirée entre amis, en amoureux ou bien encore pour faire son ménage mensuel, il ne demande pas une concentration d'écoute de tous les instants. C'est plutôt une bonne chose puisque de toute façon il parviendra à se faire remarquer très souvent et c'est ce qui fait que peu importe l’expérience à ses côtés, nous n'en garderons que de bons souvenirs. Un vinyle cool et sympa à petit prix, autant en profiter pendant que cela existe encore. 



samedi 28 novembre 2015

Chronique : Joseph ~ Stoned Age Man (1970)


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Scepter Records


Playlist : 1- Trick Bag / 2- I Ain't Fattenin' No More Frogs For Snakes / 3- Cold Biscuits And Fish Heads / 4- Stone Age Man / 5- I'm Gonna Build A Mountain / 6- Mojo Gumbo / 7- The House Of The Rising Sun / 8- Gotta Get Away / 9- Come The Sun Tomorrow 

Seul enregistrement d'un énigmatique songwriter, Stoned Age Man est sans conteste ma découverte musicale la plus palpitante de l'année deux mille quinze. Plutôt pas mal pour un disque sorti il y a quarante-cinq ans.  


Moi, je me déguise en homme pour n'être rien. 


 Avant d'entamer la grande, expédions la petite histoire égocentrique en quelques mots. Cela faisait de longs mois que je n'avais pas écouté de psyché en dehors de quelques bribes éphémères. C'est souvent le problème quand on a abusé d'une chose, on atteint, sans trop la voir venir, une overdose irrépressible. Pourtant je le sais, des grands classiques, aux airs dilués dans différents genres et sous-genres, ces sonorités cérébrales me chaperonneront jusqu'à la fin. Et si un hypothétique au-delà existe alors pourvu qu'elles me rejoignent car elles font partie de mon âme. C'est mon truc. Mais là encore, le souci quand c'est notre truc, c'est qu'avec les années qui défilent on devient exigeant. On se met, c'est bêtement humain, à faire la fine bouche. On cherche encore et toujours une nouveauté tout en sachant pertinemment qu'elle ne le sera pas. On fouille au petit bonheur la chance afin de débusquer des mélodies qui nous animent comme au premier jour de l'illumination. Ce phénomène peut-être mis en parallèle avec le besoin journalier du junkie qui se shoote avec pour unique espoir de revivre le flash, violent, intense, agréable, que l’héroïne lui aura procuré lors d'une première prise. Une fois, pas deux, sachez-le. A l'inverse, la musique, et c'est à ce moment précis qu'intervient son véritable pouvoir, n'a aucunes limites, elle ne s’arrête jamais de subsister. Des albums inconnus, on en découvre chaque jour qui passe dans une lenteur démesurée.
Jusqu'à peu j'ignorais l'existence de Joseph, depuis que je le connais cette idée me paraît impensable. Désormais, entre lui et moi, il s'est développé un lien quasi mystique. Il n'aura suffit, à l'instar de l'archétype du drogué décrit plus haut, que d'une écoute pour que je me sente à l'aise à l’intérieur de son cerveau dérangé et dans ses pensées intimes qu'il se sera évertué à mettre sur bande. Oh bien sûr, et nous y reviendrons, cela s'explique aisément par le fait qu'après tout il n'a rien inventé. Si habituellement être parmi les premiers est une composante essentielle à la critique d'une oeuvre, ici, pour être honnête, ça n'a pas d'importance. Stoned Age Man est une fabrique à hits psychédéliques mais bien plus encore; il est à n'en pas douter une Masterpiece que tout passionné se doit de connaître voire de détenir dans sa collection.

mercredi 16 septembre 2015

Chronique : Dylan And The Dead (1989)


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Columbia


Playlist : 1- Slow Train / 2- I Want You / 3- Gotta Serve Somebody / 4- Queen Jane Approximately / 5- Joey / 6- All Along The Watchtower / 7- Knockin' On Heaven's Door

Quand on n'aime ni Bob Dylan ni Grateful Dead, tout n'est pas perdu, la preuve tout de suite. 

 Afin de débuter cette chronique du mois de Septembre, je me dois de révéler une affirmation qui pourrait, pourquoi pas, emprunter les traits d'une repentance. A dire vrai, ce n'est pas une mais deux confessions qui, cette fois j'en suis sûr, ont la capacité de m'attirer les foudres accusatrices de nombreux inconditionnels. Alors voilà, je me lance : je ne suis pas un fanatique de la discographie de Bob Dylan. J'en suis loin même car elle me laisse froid, sans vie. Ce n'est pas faute pourtant d'avoir, avec une conscience exacerbée, souvent essayé mais en dehors de son Desire que je trouve sympathique, le reste n'est pas fait pour moi. Lui reconnaître tout le talent qu'on lui prête ainsi que son influence essentielle à travers les âges ne me gêne pas. Après tout, prétendre le contraire serait de la mauvaise foi puisque l'on est pas autant encensé s'il n'y a que du néant. Quoique... Non restons sérieux, il serait malvenu de dénigrer son rôle direct ou indirect dans toutes les formes de contre culture que l'on retrouve encore de nos jours. Par contre, si on s’arrête à sa musique, j'ai effectivement beaucoup de mal à comprendre pourquoi on le place si haut dans l'organigramme musical. Ce n'est qu'un type faisant du folk, possédant une voix désagréable et muni d'une arrogance sans limite, preuve sans nul doute d'un esprit brillantissime. Avant que l'on ne me jette des pierres pour de tels raccourcis, je tiens à souligner que c'est volontaire, son succès s'explique de bien des manières.

mercredi 18 février 2015

Chronique : Disco Anti Napoleon ~ Ascent (2014)


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Futur

Playlist : 1- Om / 2- Superhero / 3- Gremlins / 4- Phaser / 5- Ufo / 6- Blue Lawn / 7- Eva / 8- Ascent / 9- Girl / 10- Spaceship

On continue 2015 avec de bonnes surprises sonores concernant l'hexagone. La preuve avec les nantais de Disco Anti Napoleon et son premier album pop-psychédélique Ascent sorti quelques mois plus tôt sur le label Futur.

Quand nos goûts naturels se montrent aussi nostalgiques que nos pensées, il dévient délicat de dénicher une plaisante découverte auriculaire. Irrémissiblement hermétique aux radios FM, je n'ai, en revanche, aucune récrimination frivole envers la télévision qui, quoiqu'on en pense, n'est pas si idiote. Elle peut, selon notre seul et unique bon vouloir, s'avérer utile à notre épanouissement intellectuel ou tout du moins culturel, Arte en tête. C'est sur France 4, plus précisément dans l'émission Monte le son, que j'ai pu ainsi et par hasard, entendre ce qui pourrait bien devenir ma sensation psyché française du moment et qui, par miracle, n'a pas quarante ans d'âge. Encore que, comme tout le rock moderniste, Disco Anti Napoleon s’inspire très ouvertement des classiques du genre sans que cela ne soit pour une fois qu'une pâle copie. Bien au contraire. Si dans le fond rien ne semblera novateur aux passionnés du genre, les nantais adaptent du vieux avec du neuf sans donner la désagréable impression d'avoir entendu cent fois les airs qu'ils produisent.

samedi 16 février 2013

Chronique : Love ~ Forever Changes (1967)


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Sundazed

Playlist : 1- Alone Again Or / 2- A House Is Not A Motel / 3- Andmoreagain / 4- The Daily Planet / 5- Old Man / 6- The Red Telephone / 7- Maybe The People Would Be The Times Or Between Clark And Hilldale / 8- Live And Let Live / 9- The Good Humor Man He Sees Everything Like This / 10- Bummer In The Summer / 11- You Set The Scene

Vous cherchez un album représentatif des années soixante? voici la chronique de Forever Changes du groupe Love sorti sur Elektra en 1967.

 Forever Changes est un disque atypique. Passé relativement inaperçu lors de sa sortie en novembre 1967, il connaîtra, un paquet d'années plus tard, un second souffle. Une renaissance bien plus heureuse puisqu'il sera cette fois porté aux nues par toute une presse spécialisée qui le redécouvre. Un engouement, disons-le d’emblée, un peu excessif. De rien ou si peu, cet album devient l’œuvre la plus culte qui soit, faisant de lui par la même occasion le disque des années soixante à détenir jalousement, un trésor oublié qui détiendrait toute la magie et le charme d'une époque. 
Mon avis, bien qu'étant convaincu sur certains points, sera tout de même un peu moins enthousiaste et unilatéral. Évidemment, il serait inutile de dire que ce dernier aurait dû rester dans les remises des disquaires à l’abri du regard des passants. Bien entendu Forever Changes est un très bon album, qui a pour lui une quantité de choses merveilleuses le rendant unique, mais il est selon moi fortement inégal. À l'inverse d’énormément de vinyles sortis à cette époque - qui eux se veulent homogènes de bout en bout - ce disque contient de superbes chansons mais aussi des chansons beaucoup plus timides sans pour autant être mauvaises, loin de là, mais à qui il manque ce petit quelque chose de féerique que l'on trouve sur la plupart des titres. Ce manque de constance fait que cet album ne sera jamais pour moi la perle tant annoncée à longueur d'articles bien qu'encore une fois, il soit indispensable à tout amoureux du flower power.


vendredi 8 février 2013

Chronique : Syd Barrett ~ Barrett (1970)


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Harvest

Playlist : 1- Baby Lemonade / 2- Love Song / 3- Dominoes / 4- It Is Obvious / 5- Rats / 6- Maisie / 7- Gigolo Aunt / 8- Waving My Arms In The Air / 9- I Never Lied To You / 10- Wined And Dined / 11- Wolfpack / 12- Effervescing Elephant

Syd Barrett publie son deuxième album en 1970 sur le label Harvest. Plus que de la musique c'est un émouvant dernier testament.  

 Syd Barrett fait partie de ces héros modernes qui restent pourtant méconnus d'un grand public amateur de musique. Personnage aussi fascinant qu'étrange, il a plus fait, à lui seul, avec ses ritournelles pour la musique pop, que quantité d'autres musiciens de talent. Viré comme un malpropre de son groupe à cause de sa folie due en partie aux drogues, Barrett n'aura fait qu'un album avec les Pink Floyd, le grandiose The Piper At The Gates Of Dawn, qui reste gravé pour toujours dans la mémoire collective de tout amoureux du quatrième art. Syd Barrett avait déjà commencé sa douce descente dans les abîmes de la démence lors de l'enregistrement et n'était tout simplement plus devenu gérable pour une bande de jeunes gens n'aspirant qu'à poursuivre leur carrière. Se sentant peut-être coupables ou ne voulant tout simplement pas se résoudre à laisser ce génie seul et totalement à la dérive, ses ex compagnons lui viennent en aide pour produire son premier album solo, The Madcap Laughs, que l'on trouvera à l'envie soit génialement novateur soit complètement pourri, c'est selon. Pour le deuxième, celui qui nous intéresse dans cet article, Richard Wright remplace cette fois Rogers Waters à la production mais reste toujours assisté par le fidèle David Gilmour.

lundi 31 décembre 2012

Chronique : The Doors ~ The Doors (1967)


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Elektra

Playlist : 1- Break On Througth (To The Other Side) / 2- Soul Kitchen / 3- The Crystal Ship / 4- Twentieth Century Fox / 5- Alabama Song / 6- Light My Fire / 7- Back Door Man / 8- I Looked At You / 9- End Of The Night / 10- Take It As It Come / 11- The End

Quoi de mieux pour finir l'année 2012 qu'une chronique sur les Doors ? Alors commençons par le commencement et revenons en 1967 avec ce premier album sorti sur le label Elektra.

 Chroniquer The Doors, qu'il s’agisse du groupe ou de l'album éponyme, n'est pas chose aisée, tout a été dit dessus depuis les années soixante. Cent fois, mille fois décortiqué, analysé dans tous ses recoins, il n'y a plus rien de neuf à écrire sur ce mythe. Je ne rentrerai donc pas dans une documentation extrêmement poussée sur la création du groupe ou sur la genèse de ce premier album, d'autres l'ont fait bien mieux que moi et je me contenterai d'en retracer les grandes lignes. 

mercredi 19 décembre 2012

Chronique : Pink Floyd ~ Obscured By Clouds (1972)


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Harvest / Emi


Playlist : 1- Obscured By Clouds / 2- When You're In / 3- Burning Bridges / 4- The Gold It's In The... / 5- Wot's... Uh The Deal / 6- Mudmen / 7- Childhood's End / 8- Free Four / 9- Stay / 10- Absolutety Curtains

Obscured By Clouds est le septième album des Pink Floyd. Édité en 1972, il est souvent malmené par les critiques et par les fans d'une manière trop souvent injuste.

 Après l'excellente bande originale More, Pink Floyd récidive l’expérience avec le même réalisateur. Obscured By Clouds est cette fois la musique du film La Vallée de Barbet Schroeder. N'ayant jamais vu le film, je me passerai de tout commentaire le concernant et ne pourrai en faire qu'un bref résumé. En Nouvelle-Guinée un groupe d'aventuriers un peu hippies sur les bords part à la recherche d'une vallée encore inconnue.

Alors que le groupe vient de sortir un an plus tôt son Meddle avec le célèbre titre Echoes et qu'il se consacre désormais à la conception de son futur hit planétaire Dark Side Of The Moon, Schroeder contacte les membres et leur propose une nouvelle collaboration. Encouragés par leur première tentative réussie ils acceptent volontiers de faire une pause pour s'adonner pleinement à ce nouveau projet et ainsi s'aérer l'esprit. A noter que si le disque et le film ne portent pas le même nom, cela est dû à un différend avec la société de production.

vendredi 7 septembre 2012

Chronique : Pink Floyd ~ More (1969)


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Emi/Columbia

Playlist : 1- Cirrus Minor / 2- The Nile Song / 3- Crying Song / 4- Up The Kyber / 5- Green Is The Colour / 6- Cymbaline / 7- Party Sequence / 8- Main Theme / 9- Ibiza Bar / 10- More Blues / 11- Quicksilver / 12- A Spanish Piece / 13- Dramatic Theme

Troisième disque des Pink Floyd, More est la bande originale du film éponyme sorti la même année. Malgré tout, on peut considérer cette oeuvre comme un véritable album du groupe.

 Pink Floyd fut contacté en 1969 par le réalisateur français Barbet Schroeder pour son film More. L'histoire du film, pour le résumer dans ses grandes lignes, met en scène un jeune Allemand découvrant les bons et surtout mauvais côtés de la drogue grâce - ou à cause - d'une Américaine. Le cinéaste envoya donc une version quasi définitive du film et le groupe enregistra par-dessus, en huit jours, aux studios Pye dans la ville de Marble Arch. L'album a la particularité d'offrir aux auditeurs un panel plus large qu'à leurs habitudes; en effet les Floyd ne s’arrêtent pas ici à leur sempiternel progressif. Les horizons s'élargissent à l’acoustique, au psychédélique - jusque-là ce n'est pas une réelle découverte - mais le groupe n'hésite pas, par exemple, à lorgner fortement du côté du hard rock avec The Nile Song, sans aucun doute la chanson la plus violente des anglais.
Au dire même de la formation, ils furent ravis du projet et du résultat au point que More, version audio, n'a aucunement besoin des images pour exister (l'inverse n'est d'ailleurs pas vraie). Aussi, ils réitéreront l’expérience quelques années plus tard avec Obscured By Clouds, la bande originale cette fois du film La Vallée du même réalisateur mais avec moins de succès.


jeudi 6 septembre 2012

Chronique : Gong ~ Camembert Electrique (1971)


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BYG Records


Playlist : 1- Radio Gnome Prediction  / 2- You Can't Kill Me / 3- I've Been Stoned Before / 4- Mr Long Shanks O Mother I Am Your Fantasy / 5- Dynamite, I Am Your Animal / 6- Wet Cheese Delirium / 7- Squeezing Sponges Over Policemen's Heads / 8- Fohat Digs Holes In Space / 9- Tried So Hard / 10- Tropical Fish, Selene / 11- Gnome The Second

Derrière ce titre totalement absurde se cache en réalité un excellent disque bourré d'expérimentations musicales allant du prog au psyché en passant par du free jazz. Camembert Électrique mérite d’être découvert au plus vite si ce n'est pas encore fait.

Après avoir fondé le groupe Anglais Soft Machine, David Allen d'origine Australienne se voit interdit de séjour en Angleterre pour cause d'irrégularité de passeport (Il aurait apparemment collé une photo de Bouddha par-dessus la sienne). Contraint de quitter son groupe, il trouve refuge à Paris puis s'entoure de quelques talentueux musiciens et crée Gong. 


vendredi 10 août 2012

Chronique : Blind Faith ~ Blind Faith (1969)


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Polydor

Playlist : 1- Had To Cry Today / 2- Can't Find My Way Home / 3- Well...All Right / 4- Presence Of The Lord / 5- Sea Of Joy / 6- Do What You Like

Dans la série : Mais bon sang, Eric Clapton a été guitariste dans combien de groupes ? je demande Blind Faith et son album éponyme à la pochette plus que douteuse sorti en 1969.

 Groupe britannique éphémère, Blind Faith n'aura duré que le temps d'une année et d'un enregistrement. Suite à la séparation de leurs groupes respectifs : Eric Clapton venant de Cream et Steve Winwood du groupe Traffic décident de créer un projet commun. Ils recruteront par la suite Ginger Baker l'ancien batteur de Cream et quelques semaines plus tard le bassiste Rick Grech les rejoindra en laissant au passage tomber son groupe Family en pleine tournée.
Pendant l'enregistrement, orchestré par Jimmy Miller dans les studios Olympic, les Blind Faith organisent un concert à Hyde Park (voir la vidéo plus bas), qui selon la presse anglaise fut une déception pour les 100 000 personnes réunies pour l'occasion qui, eux, s'attendaient à entendre des chansons provenant de Cream et Traffic.
Une mini tournée en Scandinavie et aux U.S.A fut également programmée pour une réaction identique. Le groupe se sépare donc au bout d'un an ne voulant pas reproduire une copie de ce qu'ils faisaient dans le passé. Clapton rencontrera les Delaney & Bonnie (encore un groupe) et décidera de les accompagner sur une tournée, puis par la suite, fondera Derek & The Dominoes (et un autre) et tombera par la même occasion dans la came.

mardi 7 août 2012

Chronique : Cream ~ Wheels Of Fire (1968)


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RSO

Playlist : Disque 1 : 1- White Room / 2- Sitting On Top Of The World / 3- Passing The Time / 4- As You Said / 5- Pressed Rat And Warthog / 6- Politician / 7- Those Were The Days / 8- Born Under A Bad Sign / 9- Deserted Cities Of The Heart / Disque 2 : 1- Crossroads / 2- Spoonful / 3- Traintime / 4- Toad /

Sous la houlette du producteur Tom Dowd, Cream sort son troisième album en 1968. Wheels of Fire marque l'effacement de Clapton qui ne signe aucun titre sur ce disque.

 Tout d'abord, Wheels of Fire est un double album. Sur le disque 1, le groupe joue en studio. Sur le disque 2, Les Cream se produisent en live. Les tensions entre les membres de la formation sont à cette époque à leur paroxysme et pourtant c'est aussi le moment où la carrière des Cream est à son apogée.  Malgré le fait que Clapton ne co-signe aucune des neuf chansons studio, les compositions de Ginger Baker (batteur) et de Jack Bruce (Basse) restent dans la plus pure tradition du blues psyché. Bien que pour ma part cet album ambitieux n'atteint jamais le niveau de leur précédent opus : Disraeli Gear.

vendredi 27 juillet 2012

Chronique : 13 th Floor Elevators ~ The Psychedelic Sounds of the 13th Floor Elevators (1966)


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International Artists


Playlist : 1- You're Gonna Miss Me  / 2- Roller Coaster / 3- Splash 1 / 4- Reverberation (Doubt) / 5- Don't Fall Down / 6- Fire Engine / 7- Thru The Rhythm / 8- You Don't Know / 9- Kingdom of Heaven / 10- Monkey Island / 11- Tried To Hide

"Depuis Aristote, l'homme a organisé sa connaissance verticalement, en groupes séparés et désolidarisés---Science, religion, sexe, relaxation, travail, etc... L'emphase principale dans son langage, son système d’organisation du savoir, a été mise sur l'identification des objets plutôt que sur les relations entre les objets. L'homme est désormais forcé d'utiliser ses outils de raisonnement séparément et pour une situation à la fois. Si l'homme était capable de dépasser ce chemin de pensée hypnotique, de le remettre en question (comme le fit Einstein), et de ré-systématiser son savoir pour qu'il soit mis en relation horizontalement, il jouirait désormais de la perfection qui découle de la capacité à considérer sa vie dans son entièreté. Récemment, il est devenu possible pour l'homme d'altérer chimiquement son état mental, et par la même d'altérer son point de vue (c'est à dire sa propre relation basique avec le monde extérieur qui détermine comment il classe ses informations). Il peut alors restructurer sa pensée et changer son langage pour que ses pensées soient mieux con-cordées à sa vie et ses problèmes, qu'il approche alors plus sainement. C'est cette quête vers ce qui est pur et sain qui forme la base des chansons de cet album [...]"  

C'est donc avec ce manifeste affiché fièrement en lettres rouges au dos de la pochette que les 13th Floor Elevators débarquent dans le paysage musical américain. Premier album du groupe texan, The Psychedelic Sounds of the 13th Floor Elevators est devenu au fil des ans un disque mythique.

vendredi 20 juillet 2012

Chronique : Morgen ~ Morgen (1969)


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Probe

Playlist : 1- Welcome To The Void  / 2- Of Dreams / 3- Beggin' Your Pardon (Miss Joan) / 4- Eternity In Between / 5- Purple / 6- She's Nitetime / 7- Love

Morgen sort son premier album en 1969 sur le label Probe. Préparez-vous à une chute directe dans les affres du psychédélisme.

 1969... année érotique diront certains, Woodstock, l'apogée du mouvement hippie... et Steve Morgen qui au milieu de cette insouciance flower power, fait figure de rabat-joie en choisissant le cri de Munch comme pochette de son premier album. Et pourtant, sans forcément le savoir, il évoque avec clairvoyance la crise d'angoisse existentielle de la fin des sixties précédant sa chute.


dimanche 15 juillet 2012

Chronique : Silver Apples ~ Silver Apples (1968)


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Kapp Records

Playlist : 1- Oscillations  / 2- Seagreen Serenades / 3- Lovefingers / 4- Program / 5- Velvet Cave / 6- Whirly-Bird / 7- Dust / 8- Dancing Gods / 9- Misty Mountains 

Le Duo de Silver Apples nous honore d'une galette éponyme aux sonorités improbables, mélangeant le psyché et l'electro de façon simple, mais tellement envoûtante... Un disque réellement précurseur dans son approche.

 Les années soixante ont été une époque bénie pour la musique. Un nombre incroyable d'expérimentations s'y sont déroulées. La drogue, sous toutes ses formes, y fut sans doute pour beaucoup tandis que l'envie d'une jeunesse prête à repousser les barrières sonores ont fait le reste. Malgré ce vent de fraîcheur, on a affaire ici à un duo totalement surréaliste pour son époque. Deux hommes qui ont tout simplement réussi à devancer le monde d'une dizaines d'années. À tel point que ce premier opus est tombé dans l'oubli très vite après sa sortie; certainement trop difficile à écouter dans ces années-là car trop peu accessible et, sans surprise, il le restera de nos jours pour bon nombre de gens.

samedi 14 juillet 2012

Chronique : The Seeds ~ The Seeds (1966)


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GNP Crescendo


Playlist : 1- Can't Seem To Make You Mine  / 2- No Escape / 3- Lose Your Mind / 4- Evil Hoodoo / 5- Girl I Want You / 6- Pushin' Too Hard / 7- Try To Understand / 8- Nobody Spoil My Fun / 9- It's A Hard Life / 10- You Can't Be Trusted / 11- Excuse, Excuse / 12- Fallin' In Love

Premier album éponyme du plus célèbre groupe garage des sixties, The Seeds est sorti en 1966 sur le label GNP. Ce disque et ce genre musical sont les prémisses balbutiantes du punk qui naîtra, sous sa forme définitive, dix ans plus tard. 

 Emmené par le chanteur et bassiste Sky Saxon, cet album est composé de chansons courtes, simples, directes et d'une efficacité à toute épreuve. Un des aspects du groupe est qu'il possède un son facilement reconnaissable grâce au clavier de Daryl Hooper. Le deuxième élément, et sans doute le plus important, réside en la voix du chanteur. Une voix inimitable, nasillarde, cette particularité confère aux chansons une force puissante et un supplément d'âme non négligeable pour sortir du lot.


samedi 30 juin 2012

Chronique : The Brian Jonestown Massacre ~ Their Satanic Majesties' Second Request (1996)


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Bomp! Records / Tangible Records

Playlist : 1- All Around You (Intro)  / 2- Cold to the Touch / 3- Donovan Said / 4- In India You / 5- No Come Down / 6- (Around You) Everywhere / 7- Jesus / 8- Before You / 9- Miss June / 10- Anenome / 11- Baby (Preraise) / 12- Feelers / 13- Bad Baby Intro / 14- Bad Baby / 15- Cause, I Lover / 16- (Baby) Love of My Life / 17- Slowdown (Fuck Tomorrow) Here It Comes / 18- All Around You (Outro)

Quatrième album des américains, ce Their Satanic Majesties' Second Request fait évidemment référence au (pas très bon) disque des Rolling Stone. Considéré comme une pièce maîtresse de leur discographie à rallonge, cet album fleure bon les effluves du psychédélisme.

 The Brian Jonestown Massacre, dont le nom est un savant mélange liant, pour le meilleur et pour le pire, le guitariste des Rolling Stones qui a rejoint le club des 27, et le massacre d'une secte faisant 800 morts, est emmené par leur leader multi instrumentiste Anton Newcombe. Ce groupe fait partie d'un genre rare, faisant à peu près tout (et surtout n'importe quoi) pour ne pas devoir signer avec un grand label et garder ainsi leur indépendance. Depuis de longues années, cette formation entraîne dans son sillon un véritable culte.

mardi 12 juin 2012

Chronique : The Moody Blues ~ In Search of the Lost Chord (1968)


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Deram

Playlist : 1- Departure / 2- Ride My See-Saw / 3- Dr.Livingstone, I Presume / 4- House Of Four Doors / 5- Legend Of A Mind / 6- House Of Four Doors, Part 2 / 7- Voices In The Sky / 8- The Best Way To Travel / 9- Visions Of Paradise / 10- The Actor / 11- The Word /12- Om

Troisième album des Moodye Blues enregistré à Londres en 1968. Alliant les sonorités de la musique classique au rock psychédélique,  In Search of the Lost Chord est sorti sur le label Deram.

 Je vous préviens d'emblée, cette chronique sera courte, extrêmement courte. Les thèmes abordés dans cet album sont riches et variés. En effet, nous passerons de l'exploration spatiale au développement spirituel, des amours perdues à l’élèvement de la conscience. Quêtes et découvertes seront les deux maîtres mots et le groupe tentera de nous faire partager ses trouvailles.

dimanche 10 juin 2012

Chronique : Iron Butterfly ~ In-A-Gadda-Da-Vida (1968)


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Atco (Pochette Française)

 Playlist : 1- Most Anything You Want / 2- Flowers And Beads / 3- My Mirage / 4- Termination / 5- Are You Happy? / 6- In-A-Gadda-Da-Vida

Deuxième album du groupe psychédélique Iron Butterfly, In-A-Gadda-Da-Vida, est paru en 1968 sur le label Atco. En apparence classique dans son approche musicale, il est entré dans la légende grâce au morceau fleuve de 17 minutes.

 In-A-Gadda-Da-Vida a beau s’être vendu à plus de 30 millions d'exemplaires, c'est un album globalement moyen. Ni mauvais, ni bon, il comporte une première face assez classique dans la mouvance du psychédélisme ambiant de l'époque. De fait on passera un bon moment sur des titres tels que Most Anything You Want qui ouvre le bal ou sur My Mirage mais pas de quoi crier au génie. La chanson Are You Happy ? relève à peine le niveau en étant plus incisive, plus recherchée dans sa structure. Mais sur cette première face il n'y a absolument rien qui mérite un tel succès tant commercialement parlant que d'estime, et encore moins de quoi se réveiller la nuit.

jeudi 31 mai 2012

Un mouvement, une histoire : Stoner


ranch stoner luna art sound rancho


Le Stoner Rock aussi appelé Desert Rock, est un genre de musique apparu au début des années 90 en Angleterre mais surtout, principalement aux États-Unis dans la région de la Californie à la même époque.