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mardi 11 juillet 2017

Wax Digger Reviews Selecta #09 : Nintendo, Entertainment System





Get N or Get Out. 


 Une WDR Selecta #09 un peu particulière puisqu'elle s'attarde, une cinquantaine de minutes, sur l'univers musical de Nintendo. Chaque joueur, acteur du marché, sait ce qu'il doit à cet illustre fabricant japonais. Envers cet éditeur et surtout tous ces compositeurs, il serait vulgaire et hors-propos de parler business ici. Seule l'émotion suscitée depuis plus de trente ans a sa place. Souvent critiqué à juste raison, Big N nous aura fait vivre des moments grandioses et pour beaucoup inoubliables.

 Mais ce qu'il faut voir, ou plutôt entendre, dans cette neuvième parution, c'est à quel point ces artistes n'ont jamais mit l'aspect musical de côté dans leurs œuvres. Au contraire, ils en ont prit grand soin. Evidemment, il aurait été impossible de toutes les mettre alors puisqu'il faut faire des choix, Nintendo, Entertainment System se concentre, avant tout mais pas seulement, sur les différentes formes de mélancolie. Libérés de leurs images mouvantes, on s’aperçoit facilement que beaucoup de ces morceaux auraient pu sortir sur des disques, d'une façon plus conventionnelle. Chacun d'eux propose talent et profondeur. Bref, que l'on soit un acharné d'OST ou non, cette selecta rend honneur à ce moment aussi extraordinaire que rare, semblant parfois hors du temps, lorsque lâcher la manette devient un geste naturel afin de profiter d'un instant pixelisé. Enjoy !






samedi 31 décembre 2016

Wax Digger Reviews Selecta #08 : Interstate 5


Wax Digger Reviews Selecta #08 : Interstate 5


He's The One, Who Like...



 Tandis que deux mille seize brûle ses dernières minutes, je m'en serais voulu de terminer l'année sans publier une selecta réservée au grunge. Les mots seront courts puisqu'il est largement possible de trouver ce que je pense de ce genre musical au fil de longues, et moins longues, chroniques sur WDR. Je ne renierai jamais les Queen, Beatles, ni même Genesis, celui de la fin des années quatre-vingt, et tant d'autres pour ce qu'ils m'ont apporté. Pour autant les véritables claques des débuts se trouvent, pour beaucoup d'entre elles, dans ces quarante-cinq minutes.





Comme son aîné, le punk, le grunge a cette faculté de faire réfléchir l'auditeur. Et comme la plupart des jeux Nintendo, cette musique a une double lecture, plus légère ou plus profonde suivant l'importance que l'on veut lui donner. Sous ses airs brusques, on analyse, on dissèque toute une génération et une société à travers elle. Il nous aide à concevoir une nouvelle vision du monde, de la vie. Finalement, c'était une sorte d'internet avant l'heure.
Onze vinyles, tous parus en une poignée d'années, afin de se rendre compte du large éventail que propose le grunge. De la violence, forcément, des larsens inimitables mais aussi et surtout de la poésie moderne et de la douceur mélodique. Plus qu'une mode, ce heavy metal teinté de psychédélisme restera une façon de vivre. No Hope était le slogan en vigueur en ce début mille neuf centre quatre-vingt-dix alors puisque l'espoir n'est plus qu'un lointain souvenir, je ne vous souhaiterais pas une bonne nouvelle année, ce serait porter malheur, mais plutôt une bonne écoute.

mardi 22 mars 2016

Wax Digger Reviews Selecta #07: Rub-A-Dub.



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Selecta : Rub-A-Dub.





Dubplate and co. 


 Etant, du moins je l’espère, doté de lucidité, je suis parfaitement au courant. Le terme dub évoque à tous ceux qui n'ont pas fait de cette musique un mode de vie, l'été et sa moiteur traditionnelle. C'est vrai, je le confesse je suis légèrement en avance sur le programme. Pour ma défense, je soutiendrai non sans une certaine simplicité, qu'il s'agit du même principe que pour un régime, ceux qui souhaitent briller sur une plage surpeuplée de superficialité n'attendrons pas le dernier moment pour perdre quelques kilos jugés superflus. Et puisque dans une dizaine d'années, à peine, nous serons de ce côté-ci du monde en Provence-Alpes-Jamaica, autant s'habituer à la précocité météorologique.

mardi 20 octobre 2015

Wax Digger Reviews Selecta #06 : Crate Digger (hip-hop)


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Crate Digger







Mic Check 1-2.


 C'est certain, je ne suis pas le mieux placé pour parler de cette musique. Sans doute trop occupé à fouiller le moindre recoin de tout un tas d'autres genres et sous-genres, je n'ai découvert le rap, en majorité US, que relativement tard. De fait ma connaissance liée aux artistes de ce mouvement n'est pas encore faite, du moins pas assez à mon goût. J'en découvre tous les jours et cela me prendra, comme d'habitude, des années pour faire un tour d'horizon suffisamment complet afin de m'en satisfaire.

 Mais puisque apprendre, découvrir, redécouvrir, est le but cet exercice dans lequel on ne peut pas tout mettre, j'avais tout de même l'envie de partager une selecta exclusive à cette culture hip-hop née, comme souvent, de l'autre côté de l'Atlantique. Si on s'améliore, on ne se refait pas. Du coup j'ai voulu me concentrer sur un passé récent ou plus ancien. Mettre en avant des instrus entêtantes ou des flow intéressants, sans me soucier du reste. Nul besoin donc de plus de mots pour cet hommage sincère envers des tracks extraordinaires. Passer une heure en compagnie de ces artistes remplacera tous les discours.


mardi 9 juin 2015

Wax Digger Reviews Selecta #05 ~ Even In His Youth.


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Wax Digger Reviews Selecta #05 ~ Even In His Youth.








Salut c'est moi Nono, j'suis le robot héros.


 A l'heure où tout le monde se branle sur Christine And The Queen et tant d'autres immondices culturelles pour ma part sans valeur, il est bon de regarder en arrière l'espace d'un instant. Il paraissait inévitable que je m'aventure, un jour ou l'autre, dans mes premiers souvenirs audiophiles pour en ressortir le plus marquant. Bien entendu il n'y aura aucune objectivité dans mes choix et mes propos, et bien sûr tout ce qui s'y trouve ne plaira pas à tout le monde mais après tout c'est le principe même de l'existence.

mardi 24 février 2015

Wax Digger Reviews Selecta #04 ~ New York, Melancholic State of Mind.


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New York







New York I love You, but you're bringing me down


 New York... S'il y a bien une agglomération urbaine connue de tous les peuples de l'univers c'est bien elle. Dans l' imaginaire collectif d'une grande partie des humains, elle évoque la capitale de notre monde et par déduction devient la ville de tous les possibles. A ce point à part, elle pourrait, un jour, réclamer son indépendance sans que cette nouvelle ne provoque un choc planétaire, du moins je le pense non sans une pointe de naïveté. Pour nous autres mélomanes passionnés, ces initiales inspirent d'innombrables histoires musicales et historiques participant à sa propre légende. Les collectionneurs de musique de tous horizons voient en cette mégapole un lieu sacré. Une caverne d'Ali Baba munie de ses 40 diggers dévoués, prompts à dénicher moult trouvailles, de longues heures durant, chez les dizaines de disquaires établis depuis des décennies dans les avenues de la ville.

mardi 3 février 2015

Wax Digger Reviews Selecta #03 ~ Ghini-B & Wax Digger Reviews



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Wax Digger Reviews Selecta #3





For their First Selecta together, these two friends Ghini-B (http://soundclound.com/ghini-b/) and Long Haired Buddy (www.waxdiggereviews.com) wanted to make you dive in their psychedelic world where strange melodies, countless rythm sections,and endlesses deep voices create somehow of a parallel interpretation of reality.
Open-minded listeners would enjoy these tunes (all from 1966 to 1977) digged out of their eclectic vinyl collection, a perfect hour for your late druggy sunday, lonely evening or some dark afterhour.
Rock music influenced their own path, sharing it appeared to be a necessity.

mercredi 27 août 2014

Wax Digger Reviews Selecta #02 ~ Smell like Ian Curtis Spirit.

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Ian Curtis




Pour télécharger la Selecta en qualité Wav.

Que dire sur Ian Curtis en cultivant l'infime espoir d'être original ? Peine perdue, absolument rien n'est à ajouter au flot continuel d'éloges déversé depuis trois décennies. Si, à bien y réfléchir nous ne répéterons jamais assez le rôle important du chanteur/leader charismatique durant sa courte mais fulgurante carrière dans le milieu artistique global. Tout le monde connait au moins un de ses morceaux mais son oeuvre est bien plus étendue qu'un tube éculé sur les ondes radiophoniques aussi bon soit-il.
Des débuts énergiques post-punk à une cold wave intense, Curtis gravera dans le marbre de la postérité le panneau d'entrée de sa petite ville de Stretford au nord de l’Angleterre. Semblable à un graffeur qui recouvre inlassablement de ses créations urbaines les mêmes murs d'une grande ville, son génie se révélait aux yeux de tout un chacun. Comme toutes les impériales icônes musicales, il ne fut pas l'intrépide pionnier d'un mouvement grossissant au début des années 80. Pourtant, de par son brio intensifié d'un charisme surnaturel, il le représentait mieux que quiconque au point d'en devenir une référence notoire.

lundi 14 juillet 2014

Wax Digger Reviews Selecta #01 ~ Lạc Long Quân


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Wax Digger Reviews Selecta : Lạc Long Quân

Évaporons nous le temps d'une heure dans un monde qui n'existe plus. À la fin des années soixante et d'une Amérique indécise quant à son futur. Parlons sans a priori du Vietnam et d'une de ses plaies les plus douloureuses. Je ne connais que peu de choses sur ce pays légendaire et pourtant il a su m'accompagner durant toute ma vie. Comme si les senteurs subtilement anisées du phở étaient imprégnées inexplicablement dans mon esprit depuis mon enfance. Trêve de bavardage, il est temps de se laisser absorber par les mélodies des sixties et par la narration d'un grand moment d'histoire.



  Télécharger la selecta au format Wav.




Mon général, quelle cuisson votre hamburger? Saignant...


 10 Mai 1969, au pied d'une colline couverte d'une jungle épaisse, limitrophe de la frontière laotienne, un état major américain confiant en sa puissance de feu sans égale prépare ses troupes à l'assaut de son sommet. Une affaire de quelques jours ayant pour avantage de ne comporter que peu de risques, pense-t-on en haut lieu. Sur le papier sans doute. Dans les faits pourtant, cette bataille subsistera dans les mémoires militaires et traumatisera une opinion américaine au travers de reporters de guerre catastrophés devant l'ampleur des dégâts. L'infanterie s'emparera de l'objectif en dix jours, grandement aidée dans sa quête par l'abandon pur et simple de la position par l'adversaire lors de la dernière nuit. Seulement dix diront certains, oui, mais à quel prix ?
Les drus combats n'auront laissé que peu de répit aux forces engagées. Sous des pluies torrentielles démoralisant le plus dur des hommes, masquant un champ de vision déjà perfectible dans une situation de stress, et, sur un sol instable car enduit d'une boue visqueuse, 56 GI perdront la vie; presque 400 seront blessés, tandis qu'une trentaine de sud vietnamiens alourdiront encore un peu plus la liste macabre des pertes alliées. Pour autant, ceux qui comptabiliseront le plus de morts seront dans le camp d'en face avec pas moins de 600 nord vietnamiens tués pour seulement trois prisonniers capturés.
Quand on sait que rien que pour cette escarmouche ce n'est pas moins de 450 tonnes de bombes en tous genres ainsi que 69 tonnes de napalm qui furent déversés sur cette misérable colline on comprend avec aisance le faible taux de prisonniers mais, surtout, pourquoi les médias outre-atlantique ont surnommé ce désastre civilisationnel la " bataille de Hamburger Hill ".
Ne faisons pas nos Miss France faussement, ou volontairement, naïves voire idiotes. La guerre est ce qu'elle est, avec son lot de désolations et de sang versé souvent dans une absence totale de logique, mais ce qui choqua réellement la populace devant l'écran de télé c'est qu'à peine un mois plus tard un général abandonnait cette crête si chère en vies humaines sans qu'une hiérarchie complaisante ne trouve rien à y redire. On peut légitimement se demander à quoi tous ces sacrifices ont bien pu servir. La réponse aussi absurde qu’amère on la devine, évidemment à rien. Et dorénavant ce n'étaient plus les soldats américains qui allaient se faire des illusions sur la valeur d'une vie si loin de la mère patrie.