Au soir du vingt-cinq octobre mille neuf cent quatre-vingt-treize, Nirvana se produit sur la scène de l'Aragon Ballrom à Chicago. Toutes les personnes présentes, sauf en cas de coma éthylique, vous affirmeront que ce concert était merdique. La faute sera rejetée sur l'acoustique caverneuse de la salle. Cette interview fleuve, réalisée par David Fricke pour le compte du magazine Rolling Stone, se déroule quelques minutes après la fin du show. Si je vous en fais part, c'est que celle-ci m'avait marqué lorsque je l'ai découverte dans le livre hommage Cobain par les journalistes de Rolling Stone, publié aux Editions Vade Retro et que je vous recommande chaudement au passage si vous êtes fans du groupe ou du rock.
Différent de l'image habituelle, on peut y lire un Kurt Cobain qui se livre sans retenue, dans une grande sincérité. Certes, parfois, le musicien fait preuve d'une naïveté que l'on pourra juger touchante, candide, ridicule, voire dérangeante suivant notre jugement personnel. Pour autant, de toutes celles que j'ai lu, c'est bien dans cette interview que l'on débusque à ce point tous les paradoxes de cet artiste. A noter que cette retranscription est telle qu'on la trouve dans le livre original, à la virgule près.
