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| Apple Records |
Playlist : Disque 1 : 1- Back In The U.S.S.R / 2- Dear Prudence / 3- Glass Onion /
4- Ob-La-Di, Ob-La-Da /
5- Wild Honey Pie / 6- The Continuing Story Of Bungalow Bill / 7- While My Guitar Gently Weeps / 8- Happiness Is A Warm Gun / 9- Martha My Dear / 10- I'm So Tired / 11- Blackbird / 12- Piggies / 13- Rocky Raccoon / 14- Don't Pass Me By / 15- Why Don't We Di It In The Road? / 16- I Will / 17 - Julia
Disque 2 :
1- Birthday / 2- Yer Blues / 3- Mother Nature's Son / 4- Everybody's Got Something To Hide Except Me And My Monkey / 5- Sexy Sadie / 6- Helter Skelter / 7- Long, Long, Long / 8- Revolution 1 / 9- Honey Pie / 10- Savoy Truffle / 11- Cry Baby Cry / 12- Revolution 9 / 13- Good Night.
Véritable album culte en ce qui me concerne, c'est avec plaisir que je vous présente l'album blanc des Beatles. Trente morceaux sur deux vinyles, préparez le café.
Haine, gloire et gourou.
S'attaquer à une production des
Beatles dans le but d'en faire une chronique a de quoi faire peur... très peur. Trop d'informations, de matières à absorber en quelques minutes, au risque que le tout devienne indigeste autant pour l'auteur que pour le lecteur. C'est pourquoi je m'engage, sans promettre de réussir, à essayer que ça ne soit pas le cas pour cet article. Pour autant, il faut bien le dire, chaque sortie des petits gars de Liverpool mérite un mémoire universitaire et non quatre lignes écrites avec fainéantise. Pour cette raison, il est impossible que tous leurs albums fassent une apparition majeure sur
WDR, ce n'est pas concevable. Par contre, le
White Album faisant partie de mon ADN, je me dois malgré tout de le faire partager aux rares qui le ne connaissent pas encore, alors... Alors ce que je vous propose, c'est qu'on laisse sur le bord de l'autoroute les petites histoires liées aux ego boursouflés de succès. Les
Fab Four ont fini par se haïr ce n'est un secret pour personne depuis des lunes. Ça ne les aura nullement empêché de produire quelques monuments à rendre envieux pas mal de groupes composés de membres qui s'adorent et qui, surtout, ne seront jamais foutus de fabriquer aussi bien. Je ne leur jette pas la pierre, je doute que cela soit possible. Les disputes dont on ne peut revenir en arrière sont logiques de toute manière, on ne peut pas révolutionner la culture durant tant d'années sans que ne surgissent de mesquines répercussions personnelles. Il arrive un stade où, quand on est connu jusqu'au fin fond de l'Amazonie, enfin du temps où ils avaient encore des arbres, l'argent ne suffit plus à supporter des humeurs quotidiennes qui ne sont pas les nôtres. Ou il faut s'appeler
Metallica mais ce n'est pas donné à tout le monde non plus, c'est pourquoi les carrières solos existent. D'ailleurs, puisque nous sommes dans les précisions, je souligne que si ces deux disques ont plutôt l'air d'une compilation, je parlerai bien en terme d'album pour le désigner. Après tout ce n'est pas moi qui l'ai appelé
l'album blanc mais les fans historiques puisque lui, à la base, s’appelle juste
The Beatles. Les plus observateurs comprendront sans efforts le choix d'un tel surnom et tant pis pour les aveugles. Si avec les années on a tendance à le considérer comme étant un patchwork de hits, c'est uniquement parce que la majorité des titres présents ont été crées de façon peu conventionnelle. Bien sûr quelques exceptions sont à noter mais dans l'ensemble chacun des musiciens s'enfermera dans son coin et composera ce qu'il aura envie sans trop se soucier de l'avis général ni sans l'aide du reste des membres.
John,
Paul,
Ringo, sans oublier ce bon vieux
George, se retrouveront uniquement pour enregistrer et tous, à tour de rôle, ne seront ainsi que de simples - tout est relatif - accompagnateurs afin de réaliser les chansons des autres.