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mercredi 5 avril 2017
mardi 21 juin 2016
ITW : Kurt Cobain par David Fricke (Rolling Stone magazine, 1994)
Au soir du vingt-cinq octobre mille neuf cent quatre-vingt-treize, Nirvana se produit sur la scène de l'Aragon Ballrom à Chicago. Toutes les personnes présentes, sauf en cas de coma éthylique, vous affirmeront que ce concert était merdique. La faute sera rejetée sur l'acoustique caverneuse de la salle. Cette interview fleuve, réalisée par David Fricke pour le compte du magazine Rolling Stone, se déroule quelques minutes après la fin du show. Si je vous en fais part, c'est que celle-ci m'avait marqué lorsque je l'ai découverte dans le livre hommage Cobain par les journalistes de Rolling Stone, publié aux Editions Vade Retro et que je vous recommande chaudement au passage si vous êtes fans du groupe ou du rock.
Différent de l'image habituelle, on peut y lire un Kurt Cobain qui se livre sans retenue, dans une grande sincérité. Certes, parfois, le musicien fait preuve d'une naïveté que l'on pourra juger touchante, candide, ridicule, voire dérangeante suivant notre jugement personnel. Pour autant, de toutes celles que j'ai lu, c'est bien dans cette interview que l'on débusque à ce point tous les paradoxes de cet artiste. A noter que cette retranscription est telle qu'on la trouve dans le livre original, à la virgule près.
mardi 19 janvier 2016
Chronique : Montage of Heck, est-il vraiment à chier ? (DVD,LP, 2014)
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| Montage of Heck |
Killed by Death.
" A fond la forme " serait un bon slogan pour ce début deux mille seize. J'étoufferai les différents problèmes liés au sucre que l'on peut rencontrer au cours d'une vie et je m’épancherai plutôt, comme tout l'univers avant moi, sur l’attristant décès de ce cher Lemmy. A cette occasion je lui souhaite de s'être drapé de son plus beau costume militaire recouvert de toutes ses médailles du mérite, il y a droit plus que quiconque. Ah, n'oublions pas celui de David, la semaine suivante. Sale temps pour les fans de musique, heureusement les biographes précautionneux avaient tout préparés depuis quatre décennies. Aucun débat mondain pour savoir quelle est la disparition la plus cruelle, tragique, pour le monde du rock mais pour ma part une seule de ces deux légendes éternelles reçoit le titre honorifique de génie révolutionnant l'art et son histoire. Pour ceux qui en douteraient, attention y a un piège. M'enfin, à soixante-dix ans chacun, en ayant connu, abusé et surtout survécu aux meilleures années du siècle dernier, ce n'est qu'un juste retour des choses. D'ici huit ans tous les gardiens du temple auront disparu, il faut s'y faire. Quoiqu'Iggy serait capable de finir centenaire juste pour me contredire, quand bien même l'absence d'une grande partie de ses compagnons de route doive désormais lui peser avec force. N'aimant, en large majorité, que des musiciens disparus, au moins de la circulation, la mort logique d'une de ces icônes ne m'affecte pas. Après tout leurs meilleures créations, disons les plus inspirantes, sont loin derrière eux depuis un long moment. En revanche, je n'ai pas hâte que l'Iguane de Détroit nous quitte. Malheureusement c'est mathématique et ce jour-là j'y serai à coup sûr sensible. Puis, comme il se doit, je m'agenouillerai lorsque Neil Young nous laissera. Bon comme nous sommes dans les avis de décès, il y a aussi Michel... Mais on comprendra pour des raisons axiomatiques que cette annonce me laisse sans état d'âme. Bref, puisque ce début d'année se passe mal pour toutes ces raisons et tant d'autres autant éviter de prendre des résolutions que l'on sait intenables. Mieux, revenons en arrière afin de réduire à néant les vœux anciens. Je ne parle pas du souhait de perdre du poids, encore moins d’arrêter de fumer. Pas même de sourire un peu plus mais je fais bien sûr allusion aux convictions auxquelles on croit dur comme fer. Par exemple dès l'annonce de sa fabrication je m'étais juré de ne jamais regarder Montage of Heck car bien trop conscient de ce que j'y trouverai. Un concours de circonstances doublé d'un ennui nocturne et profond auront suffit un soir de décembre à atomiser mes sincères promesses.
vendredi 19 décembre 2014
Chronique : Nirvana ~ MTV Unplugged In New York (1994)
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| Geffen |
Après tout ce temps passé il ne manquait plus que lui pour en terminer sur les chroniques des albums de Nirvana. Alors sans plus tarder voici MTV Unplugged In New York, ou autrement dit, un des plus grands live jamais conçus. Rien que ça. Bonne fêtes à vous.
Something in the web.
Chaque personne possède un disque qui lui est propre. Sans forcément en avoir conscience, nous en avons tous un faisant un peu plus partie de nos vies que les autres. Un album à notre sens immortel, bravant l'épreuve de l'âge. À ce point écouté qu'il se trouve en cet instant dans un état proportionnel aux souvenirs qu'il a engrangés. Abîmé, usé part tant de déménagements, de manipulations pas toujours soignées mais encore fier de son aura. Bien plus qu'un objet musical du quotidien il fait partie de notre destinée la plus intime. Compagnon fidèle, il connait tout de nous, a tout vécu avec nous avec pour seul engagement d'être muet à jamais sur ce qu'il voit.
Le mien est paru le 1 novembre 1994, il vient d'avoir vingt ans. Il n'est pas très original certes et à vrai dire je m'en fous. Il s'agit du MTV Unplugged In New York de Nirvana. Jour et nuit, à cette époque, pendant plus de mois qu'il ne me faudrait pour me souvenir du chiffre exact, je l'ai écouté. 24 heures sur 24 il était là, non loin de moi, de journée en journée conforme à lui-même. En boucle les mêmes chansons. Toujours dans l'ordre initial sans songer à y toucher ni même oser l'éteindre avant sa fin. Il accompagnait du mieux qu'il le pouvait ma vie. J'en connais chaque note, chaque intonation, chaque changement de volume sonore. Pour moi comme sûrement pour vous avec le vôtre, mon disque est une bouée de sauvetage rassurante quand tout se noie dans le flou, quand la maîtrise des sentiments nous échappe et qu'une solitude invivable s'invite à la porte puis qu'on la laisse entrer sans trop savoir vraiment ni pourquoi ni comment on en est arrivé là.
dimanche 29 septembre 2013
Chronique : Nirvana - In Utero 20 Th Anniversary : Quand Nirvana me déçoit...
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| Geffen |
Suite à la parution d'un joli coffret pour les vingt ans de Nevermind, Geffen réitère le concept pour cette fois fêter la vingtième année du grandiose In Utero avec une toute autre réussite...
Être fan insinue t-il de devoir tout acheter, tout posséder, de son artiste préféré? Bien qu'il existe des extrémistes en la matière pour qui absolument tout détenir est le but de l'existence, la plupart d'entre vous répondront bien entendu non à cette question faussement naïve. Être fan ne veut pas dire tout avoir, c'est encore plus vrai quand on prend le temps longuement de se renseigner sur un objet et que celui-ci sera jugé trop pauvre. Pourtant, quand je contemple le dernier né de chez Geffen, rangé soigneusement dans mon meuble à disques, cette question à la base si candide m’apparaît soudainement cruelle. Suis-je un fan extrémiste ? non, que je me rassure, je suis loin d'avoir mugs et autre pin's Kurt Cobain, je pense juste être un fan typique qui ne peut se résoudre à mettre de coté une nouveauté majeure.
mercredi 5 septembre 2012
Chronique : Nirvana ~ From The Muddy Banks Of The Wishkah (1996)
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| Geffen |
Sortie deux ans après la mort de Kurt Cobain, From The Muddy Banks Of The Wishkah est une compilation de titres issus de différents concerts. Un objet rappelant à certaines critiques de l'époque que Nirvana était bel et bien un groupe lâchant toute sa puissance en live.
Durant les années d'activité du groupe, aucun album live ne fut disponible dans les bacs. Seule toute une flopée de bootleg était à disposition si on était désireux d'entendre le groupe en concert. Il aura malheureusement fallu attendre la mort du leader de Nirvana pour qu'enfin deux opus voient le jour en deux ans d'intervalle. Le premier est le sublime MTV Unplugged In New York, sorti quelques mois après le prétendu suicide du chanteur et rendant un fort hommage au songwriting brillant de Cobain, démontrant ainsi que le mot grunge pouvait rimer avec subtilité acoustique. Le deuxième n'est autre que ce From The Muddy Banks Of The Wishkah (dont le nom est tiré de la rivière Wishkah où Kurt Cobain aurait soi-disant passé quelques jours, dormant sous un pont, et qui n'est en fait qu'un des nombreux mythes entourant le blondinet) aux accents totalement électriques cette fois. Car oui, Nirvana était avant tout un groupe offrant des performances live surpuissantes et quand bien même le concert n'était pas excellent (et il y en a eu un certain nombre pour être honnête), la fureur électrique résonnait.
jeudi 26 juillet 2012
Chronique : Nirvana ~ Nevermind (1991)
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| Geffen |
Playlist :
1- Smell Like Teen Spirit / 2- In Bloom / 3- Come As You Are / 4- Breed /
5- Lithium / 6- Polly / 7- Territorial Pissing / 8- Drain You / 9- Lounge Act / 10- Stay Away /
11- On A Plain / 12- Somethinh In The Way / 13- Endless Nameless
Le voici, l'album qui a changé ma vie et celle de beaucoup de gens. Plus qu'un disque, c'est un véritable phénomène culturel qui est sorti en 1991 sur le label Geffen. Il ne faudra à l'album que quelques mois pour atteindre des hauteurs stratosphériques et devenir un véritable objet de culte.
De l'underground au firmament...
C'est en avril 1991, soit cinq mois avant la sortie de Nevermind, que Nirvana a décidé de signer chez Geffen, rejoignant ainsi Sonic Youth - leurs aînés tant respectés -, et abandonnant de ce fait Sub Pop. Cobain évoque dans une lettre adressée à Eugene Kelly des Vaselines la signature chez la grande maison de disque et plaisante : Nous sommes désormais voisins de label avec Nelson ! (un groupe guimauve des années 50).
Il faut dire que pour l'heure Cobain peut s'amuser de ce nouveau contrat, le groupe n'ayant eu à subir aucune pression de la part de son nouveau label. Quasiment tous les titres de Nevermind ont été écrits avant la signature, le groupe ayant même enregistré une première mouture juste après la sortie de Bleach, finalement mise aux oubliettes.
Il faut dire que pour l'heure Cobain peut s'amuser de ce nouveau contrat, le groupe n'ayant eu à subir aucune pression de la part de son nouveau label. Quasiment tous les titres de Nevermind ont été écrits avant la signature, le groupe ayant même enregistré une première mouture juste après la sortie de Bleach, finalement mise aux oubliettes.
Geffen laisse aussi à Nirvana le choix du producteur de l'album. Après avoir réfléchi le groupe choisit Butch Vig, notamment pour son travail sur l'album des Killdozer.
Accompagnés de leur nouveau brillant batteur Dave Grohl (le cinquième batteur du groupe, recruté presque un an plus tôt), Novoselic et Cobain entrent en studio en juin 1991, à Madison, dans le Wisconsin, pour trois semaines d'enregistrement. De l'avis général tout se passe pour le mieux, Butch Vig respecte les avis et envies du groupe et se contente de rendre toute l'ampleur et la puissance du trio. A l'inverse, Nirvana écoute les conseils avisés du producteur. Entre deux sessions ils se permettent même de faire des blagues téléphoniques.
Une fois mis en boite, l'album est masterisé par Andy Wallace (qui produira, trois ans plus tard l'album Grace de Jeff Buckley) puis ensuite le tout est envoyé chez Geffen en juillet 1991. Malgré le fait qu'il soit impressionné par les bandes, le label ne prévoit qu'une promotion classique : seulement 50 0000 exemplaires seront mis sous presse.
samedi 30 juin 2012
Nirvana Bootleg
A une époque pas si lointaine, avant que n'existe internet, trouver des
Bootlegs était la croix et la bannière. Lorsque l'on n'habitait pas Paris,
seuls quelques disquaires en proposaient derrière le comptoir ou sur les
marchés aux disques, et ce en contrepartie de prix exorbitants. Aujourd'hui, il
suffit de quelques clics et l'on a accès à une quantité incroyable de Bootlegs
disponibles gratuitement, même s'il n'est pas rare d'en trouver encore en vente
sur ebay, sous format vinyle par exemple. N'oublions pas que tous ces
enregistrements sont illégaux.
mardi 19 juin 2012
Chronique : Nirvana ~ Hormoaning (1992)
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| Geffen ( Pochette Australienne ) |
A l'occasion de la tournée de Nirvana dans le Pacifique, leur maison de disque, Geffen, sort un EP en 1992. Réservé en exclusivité aux marchés australiens et japonais, cette compilation de six titres est devenue mythique car elle détient des petits trésors auditifs.
Objet de collection pour tout amateur de Grunge, ce Hormoaning cache quelques faces B de Nevermind et des reprises de groupes qui ont largement influencé Nirvana. Comme mentionné au préalable, cet EP est sorti seulement au Japon et en Australie et uniquement en édition limitée. L'Australie a été la mieux lotie avec 15,000 exemplaires dont 4000 en vinyle, 10 000 CD ainsi que 1000 en cassette. Je ne saurais vous dire pourquoi les japonais eux n'eurent droit qu'au format CD et cela en très grande quantité, avec une pochette complètement différente. De nos jours un vinyle Hormoaning se vend en moyenne 500 euros, se situant ainsi par la même occasion deuxième du classement des œuvres de Nirvana les plus chères après leur premier 45 tours, Love Buzz. Il n'est dès lors pas étonnant de constater l'apparition sur le marché des centaines de contrefaçons. Bien que grossières, ces fakes peuvent berner un œil non averti.
vendredi 18 mai 2012
Chronique : Nirvana ~ In Utero (1993)
Playlist : 1- Serve The Servants / 2- Scentless Apprentice / 3- Heat-Shaped Box / 4- Rape Me / 5- Frances Farmer Will Her Have Revenge On Seatlle / 6- Dumb / 7- Very Ape / 8- Milk It / 9- Pennyroyal Tea / 10- Radio Friendly Unit Shifter / 11- Tourette's / 12- All Apologies
Suite à l'énorme succès de l'album, Nevermind, Nirvana traverse une mauvaise passe constituée de doute, de lassitude et l'envie de mettre un terme à tout ce cirque qui les dépasse. Le nouvel album accouchera dans la douleur.
As my bones grew they did hurt... They hurt really bad.
A l'aube de cette année 1993, beaucoup de choses vont mal pour Nirvana. Kurt Cobain souffre énormément de douleurs à l'estomac. Cloîtré dans sa grande maison de Seattle, il s'isole de ses amis et surtout de ses fans. Refusant de faire la promotion d'une compilation de morceaux inédits : Incesticide, sorti quelque mois auparavant, il pense de plus en plus à dissoudre ce groupe qu'il ne parvient plus à maîtriser, quitte à se passer de l'avis de ses compagnons Krist Novoselic et Dave Grohl.
jeudi 17 mai 2012
Chronique : Nirvana ~ Incesticide (1992)
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| Sub Pop / Geffen |
Au départ cette compilation devait s'appeler dans une provocation faussement naïve "Cash Cow" (vache à lait), mais est-ce vraiment le cas?
Avec le succès aussi foudroyant que surprenant de Nevermind, Sub Pop sentant le bon coup, décident de sortir une compilation de certaines chansons dont ils détiennent encore les droits. Finalement, après un accord entre les différentes parties, cet album sort en décembre 1992.
Incesticide nous permet alors de découvrir le groupe sans fioritures, rappelant plus un Bleach, normal me direz-vous puisque les morceaux datent à peu près tous de la même période. Cet album permet d'entrevoir réellement le processus par lequel ils allaient transformer la mélodie en rage.
mardi 15 mai 2012
Chronique : Nirvana ~ Bleach (1989)
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| Sub Pop |
Premier cri de révolte et de douleur, le premier album De Nirvana est pourtant passé quasi inaperçu à sa sortie. Décryptage d'une première œuvre mélangeant subtilement rage teintée de soude caustique et de pop sombre.
Faire la chronique d'un album comme Bleach, c'est avant tout autre chose se remettre dans le contexte de l'époque. A la tête des charts de la fin des années 80, l'affreux rock FM et ses permanentes et pantalons moule-burnes dominait fièrement les classements avec leurs permanentes mais une scène locale du nord Ouest des États-Unis allait changer la donne : au revoir les cheveux frisés et les santiags, bonjour aux cheveux gras et les chemises de bûcheron.
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