Affichage des articles dont le libellé est Electro. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Electro. Afficher tous les articles

mardi 17 octobre 2017

Chronique : Various : SWEELY/GHINI-B/GAB JR/REDJ ~ Swap White LTD04 (2017)


Swap White LTD04 (2017)


La capitale azuréenne est-elle devenue un mélange dansant entre le Bronx et Chicago ? Sans doute que non, pas encore tout du moins. Pour autant, avec son dernier EP au visuel très réussi, Swap White LTD habille les célèbres chaises bleues d'un ton musical un peu plus pastel qu'à l'accoutumée. Bien que déjà disponible chez quelques disquaires Niçois - Evrlst.Inc notamment - sa sortie officielle est programmée pour le vingt-cinq octobre deux mille dix-sept. 


Playlist : A1 Sweely - It Come From Him / A2- Ghini-B - 60601AA / B3- Gab Jr - Nikaya / B4- Redj - Lune De Fiel


A la faveur de l'automne...


 Lorsqu'un site d'e-commerce ne sait pas dans quelle catégorie classer une nouveauté, il lui colle l'étiquette passe-partout techno/house. N'y voir là aucunes acerbes critiques envers un système feignant puisqu'il n'est jamais simple de définir un EP de musique électronique, qui plus est quand celui-ci est un various. Dans les faits, pourtant, les choses sont comme toujours bien plus complexes car les références proposées dans ce nouvel SWLTD sont nombreuses et diverses. Faisons-nous aussi l'impasse sur toutes ces subtiles considérations afin d'y revenir un peu plus tard. Pour l'instant, le seul truc important à savoir concerne la direction artistique qui a pas mal changé depuis la dernière sortie du label. Exit la deep house classieuse, brumeuse et monochrome, Swap White LTD soigne sa distance d'affichage. Bon, ce n'est pas non plus devenu une de ces vieilles ampoules à filament qui éblouit plus que de raison une chambre au point d'en faire un monde blanc. Néanmoins, leur musique se tamise, elle reste compacte mais moins sombre. L'obscur automne se fissure pour laisser place, cette fois, à un faux air d'été indien. Calmons les allégories étant donné que tout est relatif. Les goûts, au même titre que la politique - celle des choix quotidiens et non télévisuels - étant impossibles à modifier en profondeur, nous retrouvons la fameuse marque de fabrique du label, et c'est tant mieux. Pour être sommaire, sur les quatre compositions que compte cet EP, nous retrouvons des grosses voix, toutes aussi bien choisies les unes que les autres, ainsi qu'un savoir-faire musical autant minutieux que sans failles.

mardi 14 juin 2016

Chronique : Kraftwerk ~ The Man-Machine (1978)


Wax Digger Reviews art sound cover picture image photo song records LP vinyle vinyl album groupe
Capitol Records

Playlist : 1- The Robots / 2- Spacelab / 3- Metropolis / 4- The Model / 5- Neon Lights / 6- The Man-Machine 

Septième album studio de Kraftwerk, Man-Machine est disponible à la vente en Mai mille neuf cent soixante-dix-huit. Paru à l'origine sur le label Kling Klang, ce disque finira par asseoir ces quatre allemands au-dessus de la mêlée. Il est depuis devenu un classique de toute bonne vinylothèque.


Ya tvoi sluga, Ya tvoi Rabotnik.


 Souvent cité, toujours en des termes plus qu'élogieux, Kraftwerk n'avait jamais eu droit à sa chronique exclusive. L'erreur involontaire de programmation est à présent sur le point d'être corrigée. Au vu des titanesques qualités que l'on dégote au sein de la discographie des originaires de Düsseldorf, il n'était pas aisé de choisir parmi une foultitude d'albums à la fois très différents et relativement proches. Plus accessible qu'un Ralf Und Florian, moins mainstream qu'un Radio-activity, c'est à The Man-Machine d'illustrer en ce lieu une formation inégalable dans l'univers musical. Pour être honnête, pour une première, j'aurais pu commencer par un autre mais j'éprouve un attachement tout à fait singulier envers celui-ci. J'enfonce le clou en soulignant qu'il serait même fort probable que ce soit mon champion toutes catégories si, par le plus grand des hasards, je devais n'en retenir qu'un seul, au dam des fanatiques qui, sans le moindre doute, jugeraient ce choix trop sommaire. Dans un certain sens, c'est une vérité, il est simpliste mais c'est une habitude chez ces allemands de proposer de nombreuses mélodies très faciles à assimiler et tant mieux car le crucial se déniche ailleurs, par exemple dans la profondeur de leurs compositions. Ni meilleur ni pire qu'un autre, son ambiance à la fois lumineuse et glauque parvient constamment à retenir ma sollicitude. Quoiqu'il en soit, il convient d'écouter au moins une fois dans sa courte vie toutes les majeures productions de Kraftwerk tant elles sont riches en enseignement culturel. Les mots à suivre paraîtront d'une rengaine éclatante pour tous ceux qui s’intéressent assez largement à la musique, les autres doivent bien assimiler que sans le quatuor dont on parle aujourd'hui, ce sont des pans entiers de cet art qui disparaissent en une seconde. Non pas qu'ils soient les insolents créateurs de pas mal de genres, ils ne le sont pas, c'est une certitude, néanmoins, très tôt dans notre histoire, ils auront d'une façon brillante et avant-gardiste donné envie à des tas de génies d'explorer de nouvelles sonorités. On peut toujours me rétorquer que la place de mentor aurait été prise par d'autres mais nous n'en saurons jamais rien alors dans le doute...

mardi 19 avril 2016

Chronique : Kosmischer Läufer, The Secret Cosmic Music of the East German Olympic Program 1971-83, Volume 1 (2013)


cover, picture, germany, allemagne, image, photo, album, pochette, ambient, krautrock, olympic, game
Unknow Capability Records

Playlist : 1- Zeit Zum Laufen 156 / 2- Die Lange Gerade / 3- Sandtrommel / 4- Tonband Laufspur / 5- Ein Merkwürdiger Anschlag

Premier d'une série de compilation en comptant trois, Kosmischer Läufer, The Secret Cosmic Music of the East German Olympic Program 1971-83, Volume 1 fait parti de ce genre de disque méconnu et unique. De part son histoire et de ses qualités, il est une valeur sûre à tout amateur de musique hypnotique. 


Allemagne de l'Est, 1972

Martin Zeichnete travaille en tant que monteur de son au département animation de la DEFA (Deutsche film-atktiengesellschaft) à Dresden mais il a la tête ailleurs. Comme la plupart des allemands de l'Est de l'époque, il écoute discrètement des radios d’Allemagne de L'Ouest pendant la nuit et se prend de passion pour la "Kosmiche Musik" qui traverse la frontière de ce pays voisin. Martin, un coureur passionné, a alors l'idée d'utiliser le rythme répétitif et motork (motorik est un néologisme apparu dans les années mille neuf cent soixante-dix et utilisé pour décrire la rythmique propre à certains groupes de krautrock) comme une motivation pour les athlètes. Il est persuadé que ces rythmes hypnotiques auront un effet bénéfique, autant sur le corps que sur l'esprit, s'ils sont utilisés correctement. 

Partageant naïvement son concept et son amour pour la musique de l'Ouest avec ses nombreux collègues, Martin est prié de quitter son studio pour qu'on l’emmène à Berlin Est. Craignant le pire, il est interrogé pendant des heures à propos de ses idées mais sera finalement ébahi quand on lui proposera de travailler pour le comité national des jeux Olympiques. C'est dans un studio froid de Berlin, avec les quelques instruments électroniques que l'Etat peut lui fournir, qu'il commence un des plus étrange voyage musical. Connu du gouvernement comme le plan d'Etat 14.84 L, Martin et ses compagnons musiciens le nommeront le projet Kosmischer Laufer.  

Les onze années à venir, Martin les passera à Berlin et travaillera sous la surveillance constante des agents du gouvernement. Il a créé des heures de musique, mélangeant les instruments traditionnels du rock avec des synthétiseurs, des boites à rythmes et des boucles rudimentaires. Ses productions se composent de sons pour accompagner les coureurs à différents rythmes, pour les échauffements ou encore servant de musique d'ambiance pour les gymnastes pendant les entraînements ainsi que des morceaux destinés aux numéros de gymnastique artistique. 

Cette sélection (1975-77) correspond à un entrainement permettant de compléter cinq kilomètres à cent cinquante-six BPM. Elle comprend aussi trois minutes pour les d'échauffements et les étirements. Les titres des chansons sont ceux utilisés par Martin dans son studio à cette époque.

Il est temps de courir ! 

mardi 23 février 2016

Chronique : Swap ~ SWLTD03 (2016)


electro, deep, house, nice, label, nicois, couverture, photo, minimal, techno, Rdj, Ghini-B, artistes
Swap


Playlist : A1 Projekt:AM - Blow / A2 Redj - Syncopal Appointement / B1 Ghini-B - Iulie / B2 PerceiverReceiver - AlternativeTransmission

Decks, un des plus gros vendeurs de musique electronique en ligne, nous informe que cette chronique sera à base de Minimal, House, Dub House. Le syndicat des étiquettes va une nouvelle fois me sermonner mais tant pis, on s'en fout. C'est avant tout une nouvelle sortie du label Swap et c'est bien la seule chose qui compte. 


Welcome my son, welcome to the Machine.


 Les apparences sont parfois...souvent...trompeuses. Les exactitudes fluctuent selon des jugements et les fantaisies qui nous appartiennent. SWLTD03, fraîchement sorti en février, représenté par son macaron, simple mais classe, suggère qu'une fois encore nous allons prendre les commandes d'un submersible biplace. C'est une excellente nouvelle puisque lorsque la deep éclaire de son génie incandescent la musique électronique, un moment passionnant se préfigure. Étendu de tout son long, l'apnéiste de par sa posture semble nous signifier que la zone est sous sa protection. Mieux, on comprendra assez vite qu'il n'est présent que dans l'optique d'ouvrir à ses hôtes une voie somptueuse vers un psychédélique voyage subaquatique. Au travers d'hublots un peu ternis par de microscopiques algues, il sera le guide nécessaire afin que l’expérience proposée se passe avec l'acuité que nous sommes en droit d'attendre en de pareilles circonstances. Qu'elles soient visuelles ou auditives, ce rond central nous décoche instantanément des images familières. C'est simple, à sa vue, des sonorités clairement identifiables sont déjà montées au cerveau et le subconscient intègre sans efforts toutes les sensations harmonieuses qui leurs sont liées. Simple, effectivement, mais si tout ceci n'était qu'un trompe œil ? Et si les choses étaient volontairement plus complexes ? En guise de profondeurs bleutées, ce sont, en ce qui me concerne, des bâtiments industriels qui extorquent le premier rôle sur le dernier arrivé du catalogue de Swap. Derrière les briques rouges quelques rares machines vieillies par le temps s'abritent du monde extérieur. Éraillées à coup sûr mais suffisamment auto-alimentées en huile de moteur pour produire un ultime testament sonore. Un baroud d'honneur aux allures steampunk pourrait-on dire. Si les pieds sont au sec, alors c'est qu'en toute logique le bathyscaphe est en chantier. Il est donc aisé - subjectif surtout - de voir en ce SWLTD03 une espèce de préquelle inattendue, du moins sur sa première partie. Voulu ou plus certainement supposé par moi-même, ce retour en arrière dévoile la construction de ce que deviendra l'engin de toutes nos attentions : le Swaptilus.

mercredi 29 juillet 2015

Un dimanche, à la Face


Nice, electro, photo, flyer, musée, soirée
Face - Mamac


A longueur de chroniques, je confie mon impression d'une liberté, autant individuelle que musicale et à tort ou à raison, qui se meurt depuis cinquante ans. Alors pour cet article il était de bon ton de parler d'une soirée qui s'évertue à lui pratiquer un massage cardiaque afin de lui redonner une vigueur temporaire mais bien réelle. 

 Pour en avoir vécu un nombre certain, et si c'est d'une subjectivité totale, un dimanche en Provence à rarement rimé avec occupation extérieure intéressante. A l'heure où les jeunes familles rentrent de leur balade hebdomadaire et où les jeunes, tout court, finissent leur week-end dans l'état qu'ils peuvent, les choix pour s’aérer l'esprit s’avèrent limités pour peu que l'on ne désire pas s'enfermer. Seulement voilà, les mœurs évoluent, les mentalités s'adoucissent. Ce qui était presque impensable pour une ville comme Nice il y a encore une décennie, devient tout à fait possible grâce à la motivation de quelques passionnés. Si ce qui va suivre est bien un coup de cœur, et même si cela progresse, il faut savoir raison garder. Je préfère le préciser tout de suite pour ceux qui n'y habiteraient pas. La capitale Azuréenne n'est pas devenue Berlin et s'il y a beau avoir une réelle émulation électronique nous ne sommes même pas Madchester. Trop ensoleillée, sans doute, pour trouver des prodiges à tous les coins de rue. Nous sommes Nice, après tout ce n'est pas si mal.

mardi 17 mars 2015

Chronique : ODE ~ #0000FF A / #0000FF B (2015)


chronique, electro, deep house, musique label suisse électronique techno wax digger reviews
ODE


Playlist : 1- #0000FF A / 2- #0000FF B

Présentation du label suisse ODE et de sa dernière production aussi mystérieuse qu'intense.


Coup de cœur du mois.


 J'avais prévu autre chose pour glorifier cet énième mois de Mars. Une chronique concernant un disque bien plus ancien et électrique. Ce que je n'avais pas vu venir, par contre, c'est qu'un ami dépose sur ma platine un vinyle encore inconnu à mes oreilles. Étranger, certes cela arrive souvent, mais suffisamment intéressant pour en bouleverser mes plans, c'est plus insolite. Ce n'est que partie remise car quand on découvre un coup de cœur il faut savoir tout mettre de côté et lui laisser la primeur de nos intentions.
Il demeure très inhabituel que je sois sous le charme d'un disque composé exclusivement de deux tracks. À titre d'exemple je ne collectionne pas les 45 tours. Je respecte l'idée que l'on puisse le faire mais ce n'est pas mon truc. J'aime les albums. J'aime le cheminement parfois bizarroïde d'une dizaine de chansons pensées par leurs auteurs dans un ordre réfléchi, ne laissant pas de place au hasard. On peut toujours en débattre ou même trouver des contres-exemples, mais un bon album possède une réelle logique dans la disposition de ses titres.
Evidemment l'electro, puisque c'est le cas ici, dans son commerce le plus répandu, ne jouit pas des mêmes préoccupations. Un morceau sur la face A, un morceau sur la face B et l'affaire est entendue. Géniale idée pour les DJ, moins pour ceux qui comme moi aiment profiter de la musique sur leur canapé sans avoir à se lever toutes les dix minutes pour tourner le disque. Mais quand une véritable pépite se présente à nous la fainéantise se dissipe, ce qui prouve que quand on veut, on peut. Cette production d'ODE, affiliée au label RORA, s'engouffre dans cette catégorie prisée des vinyles marquants et pour lequel le sacrifice mérite sans sourciller quelques secondes de son temps.

mardi 28 octobre 2014

Chronique : Swap ~ Cinéma Sonore Vol. 1 SWLTD02 (2014)


Swap - Cinema Sonore label electro berlin detroit nice redj ghini zecapx iori
Swap White Ltd


Playlist : A Iori - Seedy Harbor Act II / B1. Redj & Ghini-B - Seedy Harbor Act I / B2. Jérome Caproni - Sweet Poetry.


Plus passionnant qu'une superproduction de Michael Bay, plus intransigeant qu'un film d'auteur et surtout bien plus subtil qu'une adaptation du master of error Uwe Boll, le label Swap White Ltd nous dévoile son deuxième EP. Prenez votre ticket avec hâte et suivez les signaux sonores car les places sont limitées.


Good things come to those who wait.


Le temps passe. Seconde après seconde, jour après jour, il défile. Souvent il nous semble interminable puis, à de plus rares moments, bien trop court. Étrange. Il est le roi sans trône de l'immatériel. Le monarque d'un non-sens immuable auquel nous tâchons avec enthousiasme d'en donner un. Il nous survivra à tous, qui que l'on soit, où que l'on se trouve.
D'une durée égale à la gestation humaine, l'attente autour du second rejeton vinylesque du label Swap
White Ltd put paraître longue à certains. Comme tout a son contraire dans ce monde, d'autres rétorqueront qu'au contraire ce timing est le bon. Je fais partie de ceux qui avaient hâte de déposer la cellule sur cette nouvelle sortie et me voilà comblé puisqu'il est désormais disponible en cette fin d'Octobre.
Antagoniste au temps, Cinéma Sonore, tel est son nom, est proposé à 300 exemplaires sous un format des plus concrets. Fier de son estampille ornementée d'un élégant phonographe des années 20, l'objet s'abrite sous une très classique pochette d'un noir monochrome. On peut à nouveau saluer un visuel efficace en ce qui concerne le rond central. Une idée simple mais réussie conférant au disque un cachet supplémentaire, chose qui n'est malheureusement pas toujours une norme dans le home-made. Toutefois espérons que la prochaine parution puisse bénéficier d'une pochette imprimée, ou pourquoi pas d'un feuillet, révélant un paysage artistique sous toutes ses facettes. Je sais bien que ce n'est là non plus pas une habitude pour le milieu électronique qui, dans la lumière faiblarde d'un club, s'en tamponne d'avoir sous les yeux un dessin. Mais que voulez-vous, en tant que passionné/collectionneur de musique j'aime avoir un visuel accrocheur et complet quitte à rajouter deux-trois euros. Fermons là la parenthèse car ce n'est ni le sujet ni rédhibitoire.

mercredi 6 août 2014

Chronique : Various ~ Fifteen Years Fuse 1/4 (2009)


Playlist : 1- Choice - Acid Eiffel / 2- Ricardo Villalobos - H.E.I.K.E (Mood Mix)


Wax Digger Reviews, Album, Disque, Vinyle, Vinyl, picture, Pochette photo, pics, Cover, instagram, image, Garnier, Electro, Techno
541
Enfin ! Nous y sommes. Après deux heures confuses sur des routes sinueuses nous atteignons l'usine automobile désaffectée. En toute hâte nous pressons le pas vers le grand hall éclairé d'un rouge sombre dans lequel étaient disséminés des chandeliers pourpres brièvement repeints à la bombe. Les bonjours et autres banalités d'usage accomplis et une fois franchis les restes glorieux de ce qui devait être la porte principale, une espèce de didgeridoo vrombissant nous accueille. Hypnotique, ce son tribal semble provenir de toutes parts avant de rejoindre un point central. Une cible mouvante qui, bien entendu, n'aurait pu être autre chose que nous-mêmes. Passé le premier choc, émerveillé, je me frayais péniblement un chemin au travers d'une foule dense mais pour l'instant calme voire timide. Je ne saurais vous dire combien ils étaient, des centaines surement, un ou deux milliers peut-être. Sans freiner mon avancée je les dévisageais avec attention. Tous, ou presque, se tenaient debout, le regard vide mais fixe en direction d'un stand à DJ sommairement entreposé là, au pied d'un mur sur lequel la patine du temps n'avait pas réussi à accomplir totalement son œuvre, laissant quelques bouts de peinture blanche nous faire deviner encore de manière distincte le nom de la marque occupant autrefois ces lieux. Et bien que ce moment ne dura en réalité pas plus de deux minutes, me faufiler dans cette marée humaine me sembla étonnamment long.
À peine ai-je eu le temps d'arpenter le premier quart de cette majestueuse salle de béton décrépit que le kick écrasant fit vibrer un sol recouvert de détritus festifs, puis, en une fraction de seconde sinon moins, tout ce microcosme s'anima. Étant bloqué par une falaise effervescente de chair et d'os je me retournai instinctivement. Mes amis avaient disparu dans la masse. Merde pensais-je, il ne m'aura fallu que trois minutes pour les perdre. Tant pis, je les retrouverai, plus tard.

samedi 18 janvier 2014

Chronique : Swap ~ SWLTD 01 (2014)


Various Artists - Swap White LTD  01 (2014) art sound ghini-b redj zecapx servietzki
Swap

Playlist : A1 Redj - Object of Desire / A2- Servietzki - Kartoshka / B3- Ghini-B - Drowned on a Sunday / B4- Jerome Caproni - Skinned Alive

Après de longs mois d'absence, Wax Digger Reviews revient plus en forme que jamais. Pour célébrer la nouvelle année rien de tel qu'une chronique sur un disque qui vient tout juste de sortir... Mais attention il n'y en aura pas pour tout le monde.

 Electro, mon (nouvel) amour...

 

 On ne va pas se mentir, chroniquer une sortie electro n'est pas un exercice dont j'ai l'habitude. Je l'avoue bien volontiers, il m'est plus aisé d'écrire mon ressenti sur du rock ou sur de la soul, ces sons me berçant depuis tant d'années qu'il me serait impossible de vous donner une date précise.
Au fil de mes rencontres nocturnes je croisais de plus en plus des passionnés de musique electro, et même si je connaissais des artistes tels que Laurent Garnier et Aphex Twin, mes connaissances s’avéraient très vite plus que limitées. Au départ réticent, en bon rockeur qui tâche que je suis, j'ai appris à être attentif à ces nouvelles sonorités, ce qui ne fût pas toujours évident puisque j'éprouvais non sans mauvaise foi et nonchalance, le besoin idiot de comparer l'incomparable.
Il serait faux d'affirmer que je ne reconnaissais pas un grand talent à certains artistes, pour autant je cherchais petit à petit ma voie dans ce nouveau dédale sonore inhérent à la musique et ce depuis sa création, je veux bien sur parler des sous-genres. Tout ou presque y est passé, de la classique mais obsolète drum'n'bass à la house qu'elle soit suave à souhait transpirant la ringardise ou des plus sophistiquée, du hardcore brillant d'un feu de paille à la trop endormie minimale allemande; et bien que j'ai pu écouter durant ce long parcours initiatique une quantité astronomique de merdes, celui-ci m'a aussi permis d’accéder à ce qui représente mon Graal electronique.
Je découvris au bout de tout ce temps un univers encore mal défini où s'entremêlaient au sens le plus littéral du terme d'incroyables et puissants chocs auditifs. Cette musique que j'ai pu tant dénigrer à certains moments, puisqu'en méconnaissance totale du sujet, m'apparaissait soudainement familière, intelligente, émotive, noble, hypnotisante et la fit entrer durablement au plus profond de mon être. La techno de Detroit en corrélation avec celle de Berlin ce sont dès lors imposées comme une évidence, c'était devenu mon truc.

jeudi 21 février 2013

Yoshihiro Arikawa - 6ft Under The Pole (Swap015) -W/ Seph, Nomenklatür, Zecapx, Redj&Ghini-B Remixes (2013)


Yoshihiro Arikawa - 6ft Under The Pole (Swap015) -W/ Seph, Nomenklatür, Zecapx, Redj&Ghini-B Remixes (2013) art sound

Pour sa nouvelle sortie prévue le 11.03.2013, le label de musique electronique Swap voyage vers l'Asie en remixant le morceau Deep et Dub techno de l'artiste japonais Yoshihiro Arikawa.

Avec pas moins de cinq DJ (Seph, Nomenklatur, Zecapx, Redj et Ghini-B) au programme, cette parution s'annonce, une nouvelle fois, prometteuse comme on peut l'entendre avec ces extraits disponibles sur le soundcloud du label disponible ici.

MAJ : comme prévu, 6ft Under The Pole sort en temps et en heure ! rendez-vous sur beatport  pour vous procurer ces remix.


mardi 13 novembre 2012

Chronique : Air ~ Virgin Suicide (2000)


wax digger reviews pochette cover image picture photo versaille french touch art sound
Record Makers

Playlist : 1- Playground Love / 2- Clouds Up / 3- Bathroom Girl / 4- Cemetary Party / 5- Dark Messages / 6- The Word 'Hurricane' / 7- Dirty Trip / 8- High School Lover / 9- Afternoon Sister / 10- Ghost Song / 11- Empty House / 12- Dead Bodies / 13- Suicide Underground

Bande originale du long métrage éponyme, Virgin Suicide est un bijou pur et mélancolique.

 Virgin Suicide de Sofia Coppola, narre l'histoire de cinq sœurs un brin polissonnes dans une banlieue bourgeoise de Détroit durant les années 70. Avec un tel titre et sans rien révéler de l'intrigue, on se doute facilement d'une partie du dénouement. Ce film d'une beauté absolue (Kirsten Dunst aide plutôt bien avec son rôle de nymphette), que je conseille au passage tout comme le fabuleux Lost In Translation de la même réalisatrice, donne l'occasion à Air de s'adonner aux joies ô combien casse gueule de la bande originale. On n'en fera pas mystère plus longtemps, c'est un coup de maître ahurissant qu'a réussi à réaliser le duo de Versailles, Virgin Suicide en musique est un monument de noirceur atmosphérique.


jeudi 4 octobre 2012

Ghini-B ~ Oosterpark (2012)


Ghini-B - Oosterpark (2012) art sound
Atavism / Believe Digital

L'excellent track " Oosterpark " du DJ niçois Ghini-B est désormais disponible sur Itunes à cette adresse.

mercredi 3 octobre 2012

Chronique : Aphex Twin ~ Selected Ambient Works 85-92 (1992)


wax digger reviews album cover pochette picture image electro beat art sound
Apollo Records

Playlist : 1- Xtal / 2- Tha / 3- Pulsewidth / 4- Ageispolis / 5- I / 6-  Green Calx / 7- Heliosphan / 8- We Are The Music Makers / 9- Schottkey 7th Path / 10- Ptolemy / 11-  Hedphelym / 12- Delphium / 13- Actium

Sortie en 1992 sur Apollo Records, Selected Ambient Works 85-92 est une compilation de morceaux faite par Aphex Twin qui signe là un de ses disques les plus accessibles et les plus influents.

 Selon la petite histoire, les morceaux de Selected Ambient Works 85-92 (on simplifiera le titre par SAW85-92 ou simplement SAW 1 puisqu'un deuxième volume sortira deux ans plus tard) proviendraient d'une dizaine de cassettes qu'Aphex Twin, de son vrai nom Richard David James, donnait à ses amis avant qu'il ne signe sur un label. 


mercredi 15 août 2012

Chronique : Messer Chups ~ Crazy Price (2003)


Messer Chups - Crazy Price (2005) art sound
Ipecac Recording

Playlist : 1- Fantomasofobia / 2- Sex Euro And Evils Pop / 3- Chasing For Young Blood / 4- In 3 Minutes Till Massacre / 5- Ghost Rides To West / 6- Bing Bang Bang Bong Kong / 7- Anton La Vey 66.6 FM / 8- Diabolik Boogie / 9- Make Music, But Not Trash / 10- A Plateful Brain / 11- Gangster They Called Horizon Man / 12- Monkey Safari / 13- Not Made In Japan / 14- Satan Jeans / 15- SuperSonik Vibrator / 16- Good Night

Crazy Price est le septième album du groupe russe, le très expérimental Messer Chups. Sorti en 2003 sur le label Ipecac c'est un véritable ovni sonore qui redonne toute sa gloire au kitsch.

 Groupe venant de Saint-Petersbourg, les Messer Chups font ce que l'on pourrait qualifier de surf rock glacial. Un style musical bien à eux, inimitable, qui rend un hommage appuyé aux séries B des années 50-60, comme le prouve la pochette de l'album. Le disque n'est qu'une BO magistralement orchestrée d'un mauvais film où l'on apercevrait tour à tour des soucoupes volantes en carton et des bimbos, façon pin-up, sublimes qui se feraient enlever par des extraterrestres ou bien encore un film dont le méchant disparaîtrait dans une volute de fumée en ne laissant derrière lui qu'un rire gras et surjoué.

dimanche 15 juillet 2012

Chronique : Silver Apples ~ Silver Apples (1968)


Wax Digger Reviews, Album, Disque, Vinyle, Vinyl, picture, Pochette photo, pics, Cover, instagram, image, Electro, Rock
Kapp Records

Playlist : 1- Oscillations  / 2- Seagreen Serenades / 3- Lovefingers / 4- Program / 5- Velvet Cave / 6- Whirly-Bird / 7- Dust / 8- Dancing Gods / 9- Misty Mountains 

Le Duo de Silver Apples nous honore d'une galette éponyme aux sonorités improbables, mélangeant le psyché et l'electro de façon simple, mais tellement envoûtante... Un disque réellement précurseur dans son approche.

 Les années soixante ont été une époque bénie pour la musique. Un nombre incroyable d'expérimentations s'y sont déroulées. La drogue, sous toutes ses formes, y fut sans doute pour beaucoup tandis que l'envie d'une jeunesse prête à repousser les barrières sonores ont fait le reste. Malgré ce vent de fraîcheur, on a affaire ici à un duo totalement surréaliste pour son époque. Deux hommes qui ont tout simplement réussi à devancer le monde d'une dizaines d'années. À tel point que ce premier opus est tombé dans l'oubli très vite après sa sortie; certainement trop difficile à écouter dans ces années-là car trop peu accessible et, sans surprise, il le restera de nos jours pour bon nombre de gens.

dimanche 8 juillet 2012

Chronique : Neu ! ~ Neu ! '75 (1975)


Wax Digger Reviews, Album, Disque, Vinyle, Vinyl, picture, Pochette photo, pics, Cover, instagram, image, dutch, Allemand, Prog, Psyche
Gronland Records

Playlist : 1- Isi / 2- Seeland / 3- Leb Wohl / 4- Hero / 5- E-Musik / 6- After Eight.

Le groupe Neu ! sort son troisième album en 1975. Sobrement intitulé Neu !'75 et édité sur le label Brain, il marque une rupture profonde entre ses deux membres.

 Parler de Neu ! c'est tout d'abord mentionner le passé musical de deux hommes, Klaus Dinger et Michael Rother. Ex membres des Kraftwerk, ils en claqueront la porte pour former un tout nouveau projet. A leurs débuts et comme très souvent, leurs albums se vendront timidement. Le succès d'estime viendra bien plus tard lorsque des artistes tels que Brian Eno, Bowie, ou bien encore Radiohead vanteront à longueur d'interviews les mérites des deux allemands.

vendredi 1 juin 2012

Swap, label Electronique Underground



Swap nice label minimal electro house detroit ghini b redj zecapx



Swap est un label de musique Electronique fondé par les deux artistes Redj et Zecapx.

Fort de sa grande expérience, ce label nous propose une musique inventive, profonde et subtile aussi bien proche de Berlin que de Detroit . Promouvant des Dj's tels que : Miss Sunshine, Zhao, Ghini-B, Jan Hendez...

Swap est soutenu par une pléiade d'artistes reconnus : Ritchie Hawtin, Laurent Garnier, Oxia , Stephan Bodzin, Nicolas Masseyeff et la liste est encore longue.

Vous pouvez en voir plus et surtout écouter sur leur site officiel, sur leur page Facebook ou sur Soundcloud,