![]() |
| Sub Pop Records |
Fondé en 1986 par deux petits gars de Seattle, le label Sub Pop a su être au bon endroit au bon moment, captant ainsi une scène locale qui allait révolutionner le monde musical quelques années plus tard.
Subterranean Pop
Avant de fonder le label, Bruce Pavitt au début des années 80 parcourt l'état de Washington à la recherche de petits clubs à tendance Hardcore, il en consignera tous les codes dans son fanzine intitulé Subterranean Pop, qui deviendra part la suite le label que l'on connait - au passage raccourci en Sub Pop - symbolisant à lui seul l'explosion grunge.
Au début des années 80, le local de Pavitt se situait à Olympia. Il enregistrait des démos de groupes locaux et en faisait des compilations ( neuf cassettes verront le jour jusqu'en 1983 dont certaines illustrées par Charles Burns). Voulant voir plus grand, il déménage à Seattle lors de cette même année 83 et y ouvre un magasin de disques tout en ayant une rubrique dans le journal The Rocket intitulé Sub Pop, USA puis dans une émission sur la radio KCMU. En 1986 il sortira le désormais célèbre Sub Pop 100 pour inaugurer la naissance de son label. On retrouve sur ce disque entre autres : Sonic Youth, Steve Albini, The U-Men ou encore Skinny Puppy. Bruce Pavitt commence alors la promotion de sa nouvelle compilation, lors d'une émission de radio il découvre celui qui deviendra son associé qui n'est autre que l'animateur de l'émission : Jonathan Poneman, amateur lui aussi de musique underground et qui se proposera de financer Screaming Life, le premier EP de Soundgarden.
Motown aux cheveux gras
Pavitt et Poneman qui ont lâché leur boulot pour se concentrer uniquement sur le label ont un objectif en tête : prendre ce qui pour eux sont deux modèles en terme de label et n'en faire qu'un. Ils prendront d'abord exemple sur STT , le label underground californien du leader des Black Flag qui déjà à ce moment là n'avait plus rien à prouver en matière de radicalité en signant des groupes comme Dinosaur Jr, Husker DÜ ou les premiers Sonic Youth. Le deuxième exemple est celui de la Motown, mythique label de Détroit qui avait la maîtrise totale de la chaîne de fabrication à la vente et une forte empreinte régionale.
En 1988 ils lancent leur première grande idée : le Sub Pop Singles, autrement dit, envoyer chaque mois un 45 tours exclusif aux personnes s'étant inscrite et ayant envoyer quelques dollars. Idée qui attirera ce qui n'est alors qu'un petit groupe du nom de Nirvana à signer et sortir leur premier 45 tours sur Sub Pop : Love Buzz.
![]() |
| Coupon d'époque pour recevoir les Sub Pop Singles. |
Naissance d'une scène
Mais la vraie bonne idée de Pavitt et Poneman sera de faire venir tout droit d'Angleterre le journaliste du Melody Maker, Everett True, pour y découvrir cette scène - inconnue encore aux États-Unis - et qui ne demande qu'à se faire connaitre le tout piloté par Sub Pop. Everett True rentrant en Angleterre totalement emballé par cette scène sortie de nulle part témoignera de son enthousiasme dans de nombreux articles pour le Melody Maker, ce qui permettra au premier disque des Mudhoney sorti à ce moment là de rester plus d'un an dans les charts anglais. Les deux fondateurs de Sub Pop partant du principe que si cela marche une fois ça marchera deux fois, réitéreront ce même plan avec Bleach de Nirvana qui parait en 1989.
Nirvana quitte par la suite Sub Pop pour signer chez Geffen en lâchant un pourcentage de 2% de droit d'auteur au label de Seattle, qui était en mauvaise posture financière à ce moment là. Chose qui ne durera pas longtemps puisque peu de temps après Nirvana sort son Nevermind qui se vendra par million, ce qui bien sur permettra à Sub Pop de continuer a vivre et de rentrer dans la légende comme le premier label à découvrir cette scène et en particulier Nirvana. Mais des conflits éclatent entre Pavitt et Poneman, des désaccords concernant l'avenir : Pavitt lui veut garder ses racines punk-hardcore tandis que Poneman lui veut profiter du nom du label pour signer des groupes plus à la mode et ainsi se faire plus de fric.
![]() |
| Poneman et Pavitt a l'époque ou tout allait bien. |



très interessant il en faudrait d'autres
RépondreSupprimer