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| Sub Pop |
Sub Pop 100 est la première compilation du label éponyme réalisée en 1986. Elle réunit treize artistes venant du rock indépendant qui, pour certains d'entre eux, connaîtront par la suite tant un succès commercial que d'estime. Elle marque les premières heures d'un culte venu de Seattle.
C'est en juillet 1986 que Bruce Pavitt, de l'encore méconnue maison de disques Sub Pop, sort avec fierté son premier rejeton. Cette compilation éditée à seulement 5000 vinyles est de nos jours, sans surprise, très recherchée. Non pas tellement pour la musique qui s'y trouve - tout n'est pas bon loin de là - mais avant tout pour le caractère historique et collector de l'objet.
Comme son nom l'indique Spoken Word Intro Thing de Steve Albini a pour mission d'ouvrir le bal. Le célèbre musicien - et surtout - producteur américain nous honore de 49 secondes de voix menaçante et de larsen. On va pas se le cacher, cela n'a aucune espèce d’intérêt en dehors de celui d'exister et de faire la liaison avec le nettement plus intéressant Greastest Gift des Scratch Acid. Les texans font ici dans le surf rock sous amphétamine, le chant y est bestial et la rythmique lourde. Un bon morceau issu de leur premier opus sorti en 1984.
Sub Pop 100 met à l'honneur les Wipers en live avec Nothin' To Prove. Comme à leur habitude la composition est excellente et intègre avec subtilité cette touche punk qui n'appartient qu'à eux. Les Sonic Youth n'ont depuis longtemps plus rien à prouver. Ils le démontrent une nouvelle fois avec un fabuleux Kill Yr. Idols issu de leur premier EP. L’atmosphère y est malsaine, brutale et bruitiste. Si à n'en pas douter cette musique ne plaira pas à tout le monde, personnellement j'adore.
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| Vinyle Sub Pop 100 |
Le groupe canadien Skinny Puppy figure sur cette compil avec Church In Hell. Fidèles à eux-mêmes, ils nous balancent une indus minimaliste. Si l'on n'est habituellement pas fan, on passera volontiers à une autre chanson et il en sera de même pour le morceau suivant, Go At Full Throttle, de l'homme de l'ombre de beaucoup de musiciens grunge : Steve Fisk, tant il est chiant à mourir.
On commence à se dire que ça tourne au vinaigre et qu'il s'agit d'un foutage de gueule en règle... et on aura presque raison. A l'écoute de Istbeena de Lupe Diaz, bien que sympathique, il n'est pas du tout à la hauteur des premiers titres mais ce n'est rien en comparaison d'Impact Test des Boy Dirt Car... Indé ne veut pas dire faire tout et n'importe quoi et là, la frontière de l'inutilité est franchie, mais je vous laisserai en juger par vous-même.
Bien heureusement, le groupe punk Savage Republic de Los Angeles rectifie quelque peu le tir avec Real Men. On finira ce Sub Pop 100 par le très rafraîchissant et faussement niais One Day In The Factory des Japonaises Shonen Knife. Pour ma part elles ne déçoivent jamais et réalisent souvent des compositions vraiment réussies avec des airs certes simples mais qui restent longtemps en tête. Les dernières secondes seront accordées à des samples de Barry White, si la réaction normale est l'étonnement devant cette étrangeté on se dit que finalement pourquoi pas après tout. C'est une façon originale et sympathique de tirer sa révérence.
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| Insert Sub Pop 100 |
En guise de conclusion à cette chronique express je termine en soulignant qu'il s'agit d'un disque à posséder si l'on veut avoir un collector de plus dans sa discothèque. Musicalement parlant on lui préférera sans nul doute sa petite sœur, Sub Pop 200, bien plus aboutie, intéressante et véritable acte de naissance du grunge.
Scratch Acid - Greatest Gift



a quand le sub pop 200?
RépondreSupprimerune future grande piece
RépondreSupprimerMouais il égale vraiment pas le 200
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