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| Atco (Pochette Française) |
Playlist : 1- Most Anything You Want / 2- Flowers And Beads / 3- My Mirage / 4- Termination / 5- Are You Happy? / 6- In-A-Gadda-Da-Vida
Deuxième album du groupe psychédélique Iron Butterfly, In-A-Gadda-Da-Vida, est paru en 1968 sur le label Atco. En apparence classique dans son approche musicale, il est entré dans la légende grâce au morceau fleuve de 17 minutes.
In-A-Gadda-Da-Vida a beau s’être vendu à plus de 30 millions d'exemplaires, c'est un album globalement moyen. Ni mauvais, ni bon, il comporte une première face assez classique dans la mouvance du psychédélisme ambiant de l'époque. De fait on passera un bon moment sur des titres tels que Most Anything You Want qui ouvre le bal ou sur My Mirage mais pas de quoi crier au génie. La chanson Are You Happy ? relève à peine le niveau en étant plus incisive, plus recherchée dans sa structure. Mais sur cette première face il n'y a absolument rien qui mérite un tel succès tant commercialement parlant que d'estime, et encore moins de quoi se réveiller la nuit.
Seulement voilà, un disque comporte deux faces et on se dit que c'est une bonne chose car l'objet du culte pour tout amateur du rock se trouve sur la face B. D'une durée précise de 17 minutes 02 secondes, le morceau, In-A-Gadda-Da-Vida, jouit de cette part de légende qui n'arrive pas si souvent que cela dans la musique mais indispensable aux grandes œuvres. Une série d’éléments pas toujours explicables qui parviennent à retranscrire une sorte de magie et ce jusqu’à la fin des temps.
Tout d'abord, selon les dires du groupe, ce morceau a été enregistré lors d'un jam en répétition entre deux prises. L’ingénieur du son aurait laissé tourner la bande et capture par hasard ce moment. Puis, quand le groupe écouta l'enregistrement, il décida de garder cette version telle quelle Aucune seconde prise ne fut donc tentée selon leurs dires.
L'album devait s'appeler au départ In The Garden Of Eden mais, là encore, selon la rumeur persistante, le chanteur Doug Ingle, en pleine montée sous LSD (ou fortement alcoolisé, les versions divergent), aurait mal articulé le titre. Sans se poser de question, l’ingénieur du son aurait compris les mots In A Gadda Da Vida et en toute logique nota ce titre... Permission accordée de douter de la véracité de cette histoire.
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| Iron Butterfly |
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| Pochette U.S |
Bien que gardant son aspect psychédélique, In-A-Gadda-Da-Vida est considéré comme l'un des premiers (si ce n'est le premier) morceaux aux parfums heavy metal. Il n'en fallait pas plus pour contenter le panthéon sonore de sa présence.
L'introduction se compose en trois points. Tout d'abord un orgue ecclésiastique imposant débute les hostilités, puis le fameux riff de guitare d'une simplicité déconcertante entre en scène et enfin arrive la voix théâtrale de Doug Ingle. Un chant collant parfaitement à la musique et répétant inlassablement les mêmes verses/chorus tout du long. Commence alors un long passage instrumental, sans doute l'un des meilleurs de l'histoire, répétitif, hypnotique. Seuls les solis de chaque musicien casseront de temps à autres ce rythme entêtant qui semble nous poursuivre depuis le début.
Le solo de batterie parlons-en tiens : Ron Bushy, le batteur des Iron Butterfly, nous fait part de toute sa technique derrière ses fûts durant de longues minutes, alternant passages calmes et plus rapides. Parfaitement bien placé ce solo ne casse pas l'élan et rajoute même de l'intensité. Un must à faire écouter à tous les apprentis batteurs.
Place maintenant au solo d'orgue tout en finesse de Doug Ingle. Certes niveau clavier dans le progressif on connaîtra mieux par la suite ( Emerson Lake & Palmer , King Crimson ...) mais cela suffit à ajouter du charme au tout. Promis la conclusion est proche, le groupe recommence à jouer ensemble, dans une parfaite harmonie, reprenant comme il a commencé, tout en ajoutant des nouveautés pour ne pas lasser. Il nous assène des riffs comme des coups de hache tranchant l’atmosphère. A son écoute, on en vient à s'imaginer un peuple médiéval qui attaque à l'aide de flèches d'acier, de nylon, de nickel un dragon métallique menaçant les habitants d'un bourg autrefois paisible. Et puis... voilà. La fin imite le début. Même air, même chant répétant les même phrases et s'achevant dans un dernier chant du cygne. De cette composition s'émane des spores d'émotions.
Iron Butterfly - In-A-Gadda-Da-Vida



morceau de légende, tout est dit
RépondreSupprimerfaisait longtemps que je l'avais pas entendu celui la !!
RépondreSupprimerMaintenant je prefere la face b, face a trop entendu.
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