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| RCA |
Playlist : 1- Bridge Burning / 2- Rope / 3-
Dear Rosemary / 4- White Limo / 5- Arlandria / 6- These Days / 7- Back &
Forth / 8- A Matter of Time / 9- Miss Misery / 10- I Should Have Know / 11-
Walk
Dave Grohl et ses Foo Fighters reviennent de loin. Il nous faut malheureusement faire l’amer constat qu'à part leur premier disque éponyme (et
le deuxième, ne soyons pas mesquins) ils n’ont jamais enregistré de grandes œuvres et ce malgré une flopée de récompenses reçues grâce à leur carrière depuis une
dizaine d'années. Mais peut-on vraiment se satisfaire de ce triomphe d’apparat lorsqu'il n'y a en face aucun challenger sérieux ? A vaincre sans
péril on triomphe sans gloire disait l'autre.
C’est bien pour cela que lorsque Mr. Grohl nous affirmait il y a peu qu’il allait sortir un album proche du retour aux sources, plus grunge, moins rock FM, je
dois avouer que j’y croyais sans y croire. Nous savons tous de quoi l’ancien
batteur de Nirvana est capable. Il
n’a plus rien à prouver. Du groupe sus-cité aux Queens of the Stone Age, il aura marqué son époque de son génie, car
oui je considère Dave Grohl comme un génie musical. Une des dernières vraies
rock star en activité et parce que je l'honore de ce titre honorifique je lui en ai voulu, dix ans durant, de faire ce qu'il faisait des Foo Fighters. Tout n’est pas mauvais
loin de là. Il existe dans chaque opus de sacrées chansons mais tout est noyé dans un flot de rock étudiant sans grande saveur et encore moins de valeur.
Avec une appréhension plus que certaine j’ai donc écouté le CD une
première fois et quelle ne fut pas ma surprise ! Cet album est bon et même très
bon du début à la fin !
Comme le montre le documentaire sortie par la même
occasion « Back And Forth
« (fortement conseillé), le groupe semble avoir réglé les soucis
humains qu’il traînait depuis des lustres. La formation évolue dans le
même sens et, il n’y a pas de secret, cela s'entend dès les premières secondes de Bridge Burning, d'une efficacité redoutable. Les Foo Fighters ont appris à faire des
entrées en matière tonitruante en studio et surtout en live.
Rope détient en son sein une énergie
communicative basée sur un riff simple mais projetant en l’air tout ce
qui se trouve sur son passage avant de s’écraser au sol et contre les murs lors des refrains ravageurs. Sur
ce disque, les Foo Fighters ont eu la bonne idée d’inviter un musicien
prestigieux et reconnu par toute une scène underground en la présence de Bob Mould d'Husker DÜ. Dear Rosemary profite ainsi de sa voix grave dans les chœurs. Ne nous mentons pas c'est ici une affaire de détail mais c'est plutôt pas mal pour une chanson écrite entre deux brasses dans une piscine. Un seul clip était connu jusqu'ici, on a pu découvrir à cet effet le rageur White Limo. D’une agressivité sévèrement burnée, rare pour les Foo, ce titre en avait rassuré plus d’un sur les fameuses promesses du leader. Pari tenu.
Taylor Hawkins est un excellent batteur, personne ne peut se permettre d'en douter. Mais comment faire quand votre leader est un as de votre instrument ? Malgré l’ombre permanente de Grohl, Taylor a toujours su apporté sa patte comme le prouve le titre These Day, rayonnant de son jeu. Nous n'oublierons surtout pas le discret, mais pas insipide, Nate Mendel à
la basse qui lui aussi fournit un gros travail. Avec un tel duo rythmique,
les trois guitaristes (Pat Smear incorpore de nouveau le groupe et espérons que
cette fois cela dure) n’ont plus qu’à dérouler leur jeu tout en finesse, en énergie, en clarté.
Dave Grohl nous avait promis une retrouvaille éphémère avec l’immense Christ Novoselic. 16
ans après la fin de Nirvana voilà que les deux hommes se réunissent sur le splendide I
Should Have Know. Retrouver ces deux légendes sur cette composition n’est sans doute pas un hasard. Grohl dira qu’il l’a écrite en pensant à
une ancienne petite amie dont l'histoire ce serait mal finie. Butch Vig
qui enregistre l’album (et qui a produit Nevermind) lui pense qu'il s'agit d'une grosse référence à Kurt Cobain. Quelle version choisir ? Dans le doute, on choisit volontiers
la version de Vig. L’hommage n’en serait que plus beau. Quoiqu’il en soit
Novoselic nous offre au travers de ses lignes de basse un moment scotchant d’émotion. Le point final se fera avec un Walk montant crescendo pour finir dans un rugissement de guitare.
Trois hommes rentrés dans l’histoire après avoir enregistré l’un des meilleurs albums de tous les temps se retrouvent. Un invité prestigieux. Un groupe de nouveau soudé. Tout ce beau monde enfermé dans un garage enregistrant leurs créations sur une bande analogique, voilà sans doute la redoutable recette d'un succès mérité. Avec ce Wasting Light les Foo Fighters franchissent un palier dans l’écriture des morceaux tout en gardant un esprit old school qui fait du bien.
L’album Rock
de l’année ? Oui sans aucun doute - avec le fabuleux Mark Lanegan - et cette fois-ci on ne pourra pas dire
que c’est démérité.
Foo Fighters - Rope



Mythique /!
RépondreSupprimerSuper disque vraiment, comme toi je n'apprecie pas tout des Foo mais celui-là est terrible.
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